[{"bbox": [96, 151, 1135, 208], "category": "Text", "text": "des femmes et 87% des hommes de 15-49 ans). Néanmoins, 2/3 des femmes décident de l'utilisation de l'argent qu'elles gagnent et plus de la moitié des femmes participent aux décisions du ménage¹⁴."}, {"bbox": [96, 218, 1135, 856], "category": "Text", "text": "Les faibles performances des systèmes de production agro-pastoraux sont liées à différents facteurs : accès à la terre, disponibilité de l'eau, protection des cultures de la divagation des animaux, accès aux services (intrants, conseil, financement, etc.), à la faible organisation des filières « internes » (dispersion de la production, faible productivité, charge de transaction élevée, faible organisation des circuits commerciaux, etc.) ainsi qu'aux effets du changement climatique. En effet les chaînes de valeur agricoles sont constamment sous la menace de la variation climatique qui se manifeste par une irrégularité des précipitations et de leur répartition spatiotemporelle, des températures de l'air de plus en plus élevées, des épisodes de sécheresses et d'inondations plus fréquents. Selon les scénarios climatiques (GIEC, 2022), le climat mauritanien évoluera d'ici une vingtaine d'années vers une plus grande aridité, une augmentation de la fréquence des chocs climatiques extrêmes et une diminution des précipitations¹⁵. Cette évolution se caractériserait par des impacts négatifs à court termes et notamment par une érosion progressive des sols, une réduction en latitude des parcours pastoraux et une diminution de la surface agricole utile. Une fragilisation généralisée des écosystèmes qui, in fine, réduirait la productivité agro-pastorale, notamment des petites exploitations plus fortement dépendants des cultures pluviales et de l'élevage extensif. La faiblesse du tissu national de micro, petites et moyennes entreprises (MPME) agroindustrielles qui assurent l'accessibilité de produits de qualité aux consommateurs constitue un frein important à la compétitivité des chaines de valeur agropastorales nationales. L'amélioration du climat des investissements et le renforcement de l'action publique en termes de ressources humaines et budgétaires¹⁶ sont des piliers importants de la transformation des systèmes alimentaires. Les budgets du ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Élevage traduisent des déséquilibres importants entre les fonctions politiques et les fonctions opérationnelles¹⁷, le soutien aux fonctions de service (formation, recherche, conseil, etc.) et aux investissements¹⁸ ainsi que la répartition des ressources entre les services centraux et les services déconcentrés. Les préoccupations liées à la nutrition n'apparaissent pas dans les budgets sectoriels. Le passage au budget programme, tel que prévu dans la loi organique 2018/039 relative aux lois de finances¹⁹, devrait permettre une meilleure adéquation et efficacité des budgets, dont ceux du ministère de l'Agriculture et du ministère de l'Élevage."}, {"bbox": [96, 866, 1135, 1133], "category": "Text", "text": "La Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP) 2016-2030 constitue le cadre de référence des politiques publiques de la Mauritanie. Elle vise à réaliser une croissance économique forte, inclusive et durable en vue de satisfaire les besoins essentiels de tous les citoyens et leur assurer un mieux-être. Elle est déclinée en plans d'action quinquennaux. Pour le secteur agropastoral il s'agit principalement de : a) promouvoir une agriculture productive, compétitive et durable grâce au développement des filières agricoles porteuses, à forte potentialités de croissance, b) accroître les retombées du secteur de l'élevage et la garantie de son intégration à l'économie nationale afin de générer plus d'emplois et de revenus. Son second plan d'action (2021-2025) pour le secteur agricole est décliné autour de quatre axes²⁰ et en cinq axes pour le secteur élevage²¹ qui précisent les orientations générales. Différents documents précisant les stratégies sectorielles, cohérentes avec la SCAPP, visent à opérationnaliser la Loi d'orientation agro-pastorale (juillet 2013)²². La feuille de route nationale sur la"}, {"bbox": [86, 1165, 368, 1188], "category": "Footnote", "text": "¹⁴ Banque mondiale, septembre 2022."}, {"bbox": [86, 1188, 1036, 1212], "category": "Footnote", "text": "¹⁵ GIEC. 2022. Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Sur: GIEC. https://www.ipcc.ch/report/ar6/wg2/"}, {"bbox": [86, 1212, 1144, 1299], "category": "Footnote", "text": "¹⁶ Le budget de l'État mauritanien a progressé au cours des quatre dernières années (70,025 milliards MRU en 2020, 111,423 milliards en 2023). Les implications budgétaires pour le secteur agropastoral sont significatives : 2,523 milliards MRU pour la gestion 2021, 4,089 milliards MRU pour la gestion 2022 et 5,462 milliards MRU pour la gestion 2023 (4,9% du budget de l'État). Au cours des trois dernières années, le budget du Commissariat à la Sécurité Alimentaire (CSA) est passé de 370,44 millions MRU (2021) à 1,066 Milliards MRU (2023)."}, {"bbox": [86, 1299, 618, 1322], "category": "Footnote", "text": "¹⁷ 43,5% du budget du ministère de l'Agriculture est alloué au Cabinet."}, {"bbox": [86, 1320, 1144, 1364], "category": "Footnote", "text": "¹⁸ 32,5% du budget du ministère de l'Agriculture est alloué à la Direction des aménagements ruraux, 0,6% au Centre national de recherche agronomiques et de développement agricole, 0,6% à l'école nationale de formation et de vulgarisation agricole."}, {"bbox": [86, 1364, 1144, 1407], "category": "Footnote", "text": "¹⁹ La loi organique 2018-039 relative aux lois de finances entérine le processus de passage à un mode de gestion « budget-programme » qui devrait toucher le ministère de l'Agriculture et le ministère de l'Élevage à l'horizon 2025."}, {"bbox": [86, 1407, 1144, 1473], "category": "Footnote", "text": "²⁰ (i) l'intensification et la diversification de la production agricole (en particulier les productions pluviales et oasiennes), (ii) de la promotion de la compétitivité des filières (ajustement aux marchés, transformation, etc.), (iii) la gestion durable des ressources naturelles à travers la promotion d'une gestion foncière intégrant toutes les parties, (iv) l'amélioration des services agricoles dans leur ensemble."}, {"bbox": [86, 1473, 1144, 1537], "category": "Footnote", "text": "²¹ (i) le renforcement de la gouvernance du secteur (amélioration du cadre réglementaire et de l'Action publique, renforcement du système national de statistiques, etc.), (ii) le développement des filières animales intensives, (iii) le développement du pastoralisme et de l'élevage familial, (iv) l'amélioration de la santé animale et de la santé publique vétérinaire, (v) le développement de l'industrialisation du secteur."}, {"bbox": [86, 1537, 1144, 1647], "category": "Footnote", "text": "²² La Stratégie de Développement du Secteur Rural (SDSR) à l'horizon 2025, déclinée en deux plans sectoriels d'Actions : le Plan National de Développement de l'Agriculture (PNDA) 2016-2025 et le Plan de Développement de l'Élevage (PNDE) 2018-2025 ; (ii) Le Plan National de Développement Rural (PNDR) 2020-2025, qui constitue la synthèse du PNDE et du PNDA, vise à « promouvoir une agriculture et un élevage modernes, compétitifs et durable par le développement des filières végétales et animales à fortes potentialités de croissance ». Le PNDR est décliné en 6 programmes qui constituent l'architecture du Cadre de Dépenses à Moyen Terme (CDMT) 2020-2025 du secteur."}, {"bbox": [1038, 1681, 1142, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 31"}]