[{"bbox": [85, 165, 1145, 432], "category": "Text", "text": "Le Tchad fait face à des taux de malnutrition très élevés. Le seuil d'alerte de l'OMS de 15% pour la malnutrition aigüe est souvent atteint sur tout le territoire en période de soudure. La disponibilité alimentaire en céréales en termes de kcal/personne/jour est en constante régression au Tchad depuis les 10 dernières années passant de 1350 Kcal/personne/jour à 1255 Kcal/personne/jour. Cette situation est aussi justifiée par la stagnation voire la baisse de la production de céréales comparée à la croissance démographique, et ceci malgré la jeunesse de la population et la disponibilité en ressources naturelles. Malgré les déficits productifs, les céréales (mil, sorgho, maïs) et légumineuses (niébé, arachide, etc.) produites localement restent la base de l'alimentation des populations tchadiennes, en particulier en milieu rural. Dans les zones urbaines à forte croissance (avec l'apparition d'une classe moyenne), les habitudes alimentaires des Tchadiens ont évolué vers la consommation d'aliments transformés et importés tels que le riz, le pain, les pâtes, l'huile et les boissons sucrées."}, {"bbox": [85, 443, 1145, 683], "category": "Text", "text": "La jeunesse constitue à la fois un potentiel pour l'économie nationale, mais aussi un défi en termes d'éducation, de formation et d'accès à l'emploi des jeunes. Le ratio 'emploi-population' au Tchad est de 57% (et 40% pour les jeunes), or 92% des 'emplois' sont précaires, car majoritairement pourvus par l'économie informelle du secteur agricole. L'industrie manufacturière – y compris l'agroalimentaire – occupe encore une place marginale dans l'économie et repose principalement sur la bière, les boissons sucrées, le sucre et le coton. Le marché du travail, très dépendant du secteur informel, peine à satisfaire la pression croissante des jeunes en quête de perspectives professionnelles. La situation reste encore plus difficile pour les femmes (représentant 50% de la population totale) et les jeunes ruraux se trouvent souvent marginalisés à la fois par l'éloignement, le manque de compétences et d'opportunités."}, {"bbox": [85, 694, 1145, 1013], "category": "Text", "text": "Les interventions du programme PEA contribueront à fournir des réponses durables au problème d'insécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers l'appui à la production d'aliments riches et transformés (farines enrichies, spiruline) aussi bien pour les enfants que pour les adultes. De plus, elles répondent à l'évolution des habitudes alimentaires des populations urbaines. Les différentes interventions sur les sous-filières des farines enrichies (céréales, oléo-protéagineuses), et sur les chaines de valeur de la spiruline et de la mangue (si confirmée), pour leur amélioration à la fois quantitative et qualitative, permettront de contribuer à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations tchadiennes, ainsi qu'à la création de valeur ajoutée, de revenus et d'emplois verts et durables. Les deux objectifs spécifiques de l'action sont interdépendants, de manière à fournir une réponse intégrée aux besoins de structuration efficiente et efficace des chaînes de valeur identifiées (OS 1) et de formation professionnelle des acteurs impliqués tout au long de ses filières (OS 2). L'OS 2 poursuivra des actions en termes de formation sur d'autres filières agroalimentaires clé pour le pays (p.ex. la filière viande), ou des métiers utiles au développement du secteur (p.ex. mécanicien, électricien) dans la continuité d'interventions déjà appuyées par les États membres."}, {"bbox": [85, 1027, 398, 1059], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [85, 1083, 570, 1111], "category": "Section-header", "text": "### Agriculture et chaînes de valeur agroalimentaires"}, {"bbox": [85, 1122, 1145, 1310], "category": "Text", "text": "Le cadre politique et règlementaire du secteur agricole est inadapté, peu ciblé, morcelé et sous-financé. Aucune chaîne de valeur bénéfice d'une stratégie spécifique d'appui publique ; pourtant, les productions commerciales (coton, sésame, gomme arabique, produits de l'élevage) et vivrières sont signalées comme des opportunités potentielles dans les principales documents de politique nationale et / ou sectorielle (Stratégie nationale de développement pastoral - SNDP 2016 ; Plan National de Développement - PND 2017-21 ; Plan National d'investissement Du Secteur Rural - PNISR 2016-22 ; Vision 2030, le Tchad que nous voulons ; Feuille de route du gouvernement pour une transformation durable et inclusive des systèmes agro-alimentaires 2022)."}, {"bbox": [85, 1320, 1145, 1480], "category": "Text", "text": "Les pratiques agricoles au Tchad sont affaiblies par l'utilisation très réduite de semences améliorées et d'engrais (moins de 5 pour cent utilisent des semences améliorées et moins de 2,5 pour cent utilisent des engrais). Les services de vulgarisation sont inefficaces et insuffisamment financés (712 agents de vulgarisation de l'Agence nationale d'appui au développement rural - ANADER - au total pour 11 millions d'agriculteurs), et les techniques de gestion durable des ressources naturelles ne sont pas répandues. L'accès au marché et aux services est difficile, et le transport est limité dans les milieux ruraux, aggravé par les pluies saisonnières et le mauvais état des infrastructures routières."}, {"bbox": [85, 1491, 1145, 1625], "category": "Text", "text": "Malgré l'avantage comparatif du Tchad dans les productions de rente (bétail, coton, gomme arabique, sésame), leurs chaînes de valeur restent insuffisamment développées. Les productions vivrières sont largement pluviales et de subsistance (maïs, mil, riz, et sorgho, pour les cultures céréalières), avec un degré de développement technologique et de transformation très limité. Depuis 2018, les producteurs du bassin cotonnier ont la tendance à reconvertir leurs systèmes de production, notamment en sésame et cultures vivrières."}, {"bbox": [1030, 1682, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 sur 33"}]