[{"bbox": [97, 153, 1132, 212], "category": "Text", "text": "cas décentralisés ; cependant dans l'actualité, l'augmentations des situations conflictuelles déborde de plus en plus ces capacités locales, d'autant plus intensément qu'elles convergent avec d'autres de nature politico-religieuse."}, {"bbox": [97, 228, 1132, 470], "category": "Text", "text": "Les appuis de l'UE dans le secteur du pastoralisme notamment ces dernières années, ont porté sur les niveaux central et déconcentré, l'appui aux organisations faitières, le renforcement des compétences, l'appui aux services sociaux de base, la concertation et planification locale, y compris les Stratégies provinciales de développement pastoral (SPDP), la réalisation d'infrastructures notamment hydrauliques ainsi que le marquage de couloirs de transhumance et de zones de pâturage, la mise en place de conventions, d'accords, de comités de gestion, la capitalisation des acquis, etc. Dans le domaine de la recherche action des études sur les systèmes de production et les filières, des innovations sur l'accès à l'eau ou aux nutriments, des outils d'aide à la décision concernant la prévention et la gestion des conflits, ont également été proposés."}, {"bbox": [97, 486, 1132, 758], "category": "Text", "text": "**Situation de la biodiversité** : après une longue période de dégradation continue de la diversité biologique et de la biomasse (y compris chez les grands mammifères, avec la disparition ou quasi disparition de plusieurs espèces phares), le Tchad enregistre depuis 2010 des progrès en matière de conservation de la biodiversité avec l'appui de ses Partenaires techniques et financiers, notamment l'UE engagée dans le secteur depuis plus de 30 ans. Le Tchad a maîtrisé le grand braconnage d'ivoire (après la perte, toutefois, de 90% de ses populations pachydermes) et stabilisé plusieurs aires protégées après avoir décidé d'en déléguer la gestion et la protection à des Organisations non gouvernementales spécialisées, en commençant par le parc national de Zakouma (aire protégée emblématique aux niveaux sous-régional et mondial), où des espèces phares sont aujourd'hui protégées et certaines réintroduites ou prévues de l'être."}, {"bbox": [97, 774, 1132, 957], "category": "Text", "text": "L'appui de l'UE dans ce secteur a porté sur le développement de documents stratégiques sectoriels, la consolidation du réseau national d'aires protégées (sur le papier : 10% du territoire du Tchad, avec un objectif de 17% en 2030 ; mais avec une efficacité encore très partielle) et l'introduction d'une approche paysage/territoire dans les actions de conservation, suivant une logique d'intégration entre aires protégées et leurs territoires riverains. L'UE a aussi facilité la collaboration entre acteurs en matière de planification, de contrôle des trafics et de gestion communautaire des ressources naturelles (y compris en lien avec la transhumance du bétail domestique)."}, {"bbox": [97, 973, 1132, 1152], "category": "Text", "text": "**Situation climatique** : le Tchad connait depuis quelques décennies une augmentation de la variabilité climatique intra-saisonnière et spatio-temporelle, ainsi qu'une augmentation de la fréquence des épisodes climatiques extrêmes (inondations, sécheresses). Ces variations climatiques croissantes sont de plus en plus associées dans les discours à la raréfaction de l'eau disponible, des terres fertiles et des fourrages (par foyer, par tête de bétail etc.) ou à leur plus grande imprévisibilité, ce qui exacerbe les tensions entre exploitants de ces ressources (voir ci-dessus)."}, {"bbox": [97, 1170, 1132, 1229], "category": "Text", "text": "Les pluies saisonnières et les inondations ont causé d'importants dégâts aux habitations, perturbé les moyens de subsistance des populations et provoqué environ 24 000 déplacements en 2021 (Chad IDMC)."}, {"bbox": [97, 1246, 1132, 1578], "category": "Text", "text": "**Situation de l'égalité de genre en territoires ruraux** : la prise en compte des besoins différenciés des hommes et des femmes, face à la gestion des ressources naturelles, reste très insuffisante. Par exemple dans la plupart des communautés tchadiennes, les femmes sont les principales pourvoyeuses en eau de la famille (75 % des femmes rurales contre 4 % des hommes, alors que 6.4 % des ménages y mettent plus de 3 heures par jour), au détriment des activités productives ou la scolarisation des filles. De plus, la rareté et l'éloignement croissants des ressources naturelles (bois, eau, produits de la cueillette) accroit la charge de travail et peut rendre les filles et les femmes vulnérables aux viols et aux harcèlements, et compliquer leur gestion de l'hygiène et de la santé sexuelle et reproductive. Cette situation rend difficile l'effectivité de la Vision 2030 qui ambitionne de faire du Tchad un pays débarrassé de toutes les formes d'inégalités et d'iniquités de genre, de toutes les formes de violences, ou les hommes et les femmes ont la même chance d'accès et de contrôle des ressources et participent de façon équitable au niveau des instances de prise des décisions en vue d'un développement inclusif et durable."}, {"bbox": [97, 1596, 1132, 1625], "category": "Text", "text": "**Situation politique sectorielle** : notamment grâce aux succès obtenus à Zakouma, le Tchad bénéficie désormais"}, {"bbox": [1030, 1681, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 sur 37"}]