[{"bbox": [96, 152, 1136, 395], "category": "Text", "text": "d'une certaine notoriété internationale dans le domaine de la conservation, accompagnée d'une image positive du secteur « conservation » auprès de nombreuses élites nationales, ainsi que d'une fraction croissante de la population. On peut prendre comme exemple les appels récents des autorités locales à la restauration du parc national de Manda ou le processus d'érection de la Réserve de faune de Siniaka Minia (RFSM) en Parc national. Dans cette situation politique, il est d'intérêt de chercher à mettre les bases pour stabiliser la gouvernance et pour attirer des investissements (y compris EFSD+) dans les secteurs de la conservation et de l'écotourisme, de la production/transformation/labélisation de produits agropastoraux des territoires riverains des aires protégées, et de la gouvernance locale associée à ces secteurs."}, {"bbox": [96, 409, 1136, 562], "category": "Text", "text": "**Contexte stratégique sectoriel** : l'action sera en ligne avec : 1) le futur Plan national de développement (PND) 2022-2026 (en cours de formulation) ; 2) la Politique nationale de l'environnement (PNE) en cours d'adoption et la Stratégie nationale et plan d'action sur la diversité biologique de 2016 ; 3) la Contribution déterminée au niveau national (CDN) et la Stratégie nationale de lutte contre le changement climatique ; 4) les Stratégies provinciales d'aménagement du territoire et de développement pastoral."}, {"bbox": [85, 592, 400, 625], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 638, 722, 667], "category": "Section-header", "text": "**Brève analyse des problèmes prioritaires et réponses stratégiques :**"}, {"bbox": [96, 691, 1136, 780], "category": "Text", "text": "Les 3 crises évoquées (de gouvernance, d'exploitation et d'environnement) se conjuguent en une spirale négative s'étendant du local vers le national, et du national vers le régional (voir les transferts de conflits du Nigeria ou du Soudan vers le Tchad, ou du Tchad vers la RCA)."}, {"bbox": [96, 798, 1136, 979], "category": "Text", "text": "Les constats établis articulant surexploitation des ressources naturelles, changements climatiques, risques socioéconomiques et conflits, suscitent des craintes de plus en plus vives et répandues à travers toutes les couches sociales du Tchad (élites urbaines mais surtout rurales, représentants des communautés et des exploitants). Il s'agit de craintes de voir ces ressources n'être plus régénérées et les services écosystémiques n'être plus fournis, donc les activités économiques et la sécurité alimentaire qui en dépendent entrer en crise, et conséquemment, la paix et la sécurité dans ces territoires n'être plus assurés."}, {"bbox": [96, 995, 1136, 1174], "category": "Text", "text": "Il est donc assez unanimement reconnu que les ressources naturelles citées (terres, eau, fourrages, bois, gibiers, poissons, etc.) doivent être exploitées de manière plus soutenable, ce qui nécessite des améliorations à 3 niveaux au moins : d'une part la conservation des ressources naturelles pour les générations futures, d'autre part la pertinence de long terme des systèmes productifs fondés sur ces ressources (durabilité, mécanismes de partage équitable de l'accès et des bénéfices) et enfin (peut-être surtout) la bonne gouvernance des accès et des usages des mêmes ressources."}, {"bbox": [96, 1193, 1136, 1404], "category": "Text", "text": "Concernant l'amélioration de la conservation des écosystèmes et de la biodiversité, elle doit être focalisée sur la restauration des parcs et réserves. L'expérience Tchadienne acquise depuis 2012 démontre qu'il convient tout d'abord de moderniser et stabiliser leur gouvernance, puis d'en consolider la gestion autour des 6 priorités habituelles (gouvernance, financement et administration / équipes-équipements-infrastructures / application des lois / biomonitoring-espèces-habitats / soutien des riverains / activités et tourisme durables), et enfin de faire de ces aires protégées devenues efficaces, des piliers pour le développement durable des territoires riverains (voir l'intégration du « parc national de Zakouma » dans le territoire « Grand Zakouma »)."}, {"bbox": [96, 1420, 1136, 1633], "category": "Text", "text": "Concernant l'amélioration des systèmes de production et des filières pour une mise en valeur des ressources naturelles (pastoralisme, agroforesterie, pêche, chasse, tourisme, artisanat, etc.), elle doit permettre de croître en qualité, en équité et en durabilité, et de faire décroître les paramètres non durables. Il faudra donc accroître l'éducation et les compétences y compris organisationnelles, les bonnes pratiques de production-transformation-commercialisation, la circularité, le partage des bénéfices socio-économiques pour les populations vulnérables, l'égalité de genre à tous les échelons des filières, la résilience face au climat, etc. En revanche il faudra chercher à réduire la croissance démographique et des cheptels, les surfaces dégradées ou converties, la consommation des"}, {"bbox": [1029, 1681, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 sur 37"}]