[{"bbox": [96, 152, 1135, 340], "category": "Text", "text": "(CEDEF). La législation nationale prône l'égalité entre les hommes et les femmes, inscrite dans la Constitution (Préambule, paragraphe 18, art.3 et art.7), et d'une série de lois nationales, notamment la loi sur la parité, stipulant un quota d'au moins 35% des femmes dans toutes les instances de prise de décision étatiques, des partis politiques, du secteur privé et de la société civile – électives et nominatives. Malgré la solidité de l'arsenal juridique en matière de genre, l'absence de certains décrets d'application, des dispositions contradictoires du droits coutumier, la faible représentativité des femmes dans le système judiciaire et le contexte d'impunité qui prévaut en RCA, affaiblissent l'accès effectif des femmes à la justice."}, {"bbox": [96, 364, 1135, 604], "category": "Text", "text": "Le contexte socio-culturel est affecté par les inégalités structurelles et profondément ancrées dans les normes, us et coutumes patriarcaux et discriminatoires, aggravées par les crises successives auxquelles le pays est confronté. La situation sécuritaire et socio-économique affecte l'accès aux services, la sécurité personnelle des femmes et des filles et leurs opportunités de bénéficier de manière équitable des programmes de réintégration et relèvement. L'Indice d'Inégalité de Genre (IIG) comprend deux indicateurs santé (taux de mortalité maternelle de 829³ et un taux de fécondité chez les adolescentes de 129,14⁴), un indicateur de gouvernance (pourcentage de sièges parlementaires occupés par des femmes de 12,8% (18 sur 140)) ; un indicateur éducation, (13,4% des femmes ayant commencé des études secondaires contre 31,3% des hommes) ; un indicateur sur l'accès aux opportunités économiques (taux d'activité de 64,4% pour les femmes et 79,8% pour les hommes)."}, {"bbox": [96, 629, 1135, 736], "category": "Text", "text": "Dans le secteur de l'éducation, l'indice de parité genre (rapport entre le nombre de filles et garçons scolarisés) est significativement faible dans tous les niveaux d'enseignement. Sur la période 2018-2019, il y avait respectivement environ 8 filles dans le cycle primaire et 6 filles dans le cycle secondaire, pour 10 garçons⁵. Chez les adultes, 75,1% des femmes est analphabète, contre 52,6% des hommes."}, {"bbox": [96, 762, 1135, 814], "category": "Text", "text": "Malgré leur supériorité numérique, à travers le pays, les femmes souffrent de discrimination et de marginalisation dans tous les secteurs de l'économie."}, {"bbox": [96, 815, 1135, 1028], "category": "Text", "text": "Dans le secteur agricole, les femmes forment 56,3% de la population active et représentent un potentiel important. Plus de 80% des femmes œuvrent dans le secteur informel notamment l'économie rurale et le petit commerce. Les femmes employées dans le secteur informel interviennent en majorité dans l'agriculture et l'élevage et elles occupent une place importante dans les chaînes de valeurs de plusieurs produits agricoles (manioc, mais, arachide, sésame, banane plantain, etc.) depuis la production, jusqu'à la commercialisation. La féminisation de la pauvreté est de 80% contre 69% pour les hommes. Seulement 16,5% des femmes sont salariées dans le secteur non agricole. La pauvreté extrême touche particulièrement les jeunes filles, souvent retirées de l'école et mariées de force, entrainant des grossesses précoces."}, {"bbox": [96, 1053, 1135, 1188], "category": "Text", "text": "Les femmes rurales (62% de la population féminine) sont beaucoup plus défavorisées en matière d'accès aux services de santé de la reproduction que celles du milieu urbain, notamment dans les domaines de l'assistance aux soins prénatals par un personnel qualifié (56% contre 90%), de l'assistance à l'accouchement par un personnel qualifié (35% contre 83%) et de l'accouchement dans une formation sanitaire (36% contre 75%). Le taux de prévalence du VIH/SIDA qui est de 6,2 au plan national, est élevé chez les femmes (7,8%) contre 4,3% d'hommes."}, {"bbox": [96, 1212, 1135, 1372], "category": "Text", "text": "Depuis plusieurs années, le système GBVIMS⁶ recense en moyenne 10 000 cas de VBG par an dont 2 000 cas de violences sexuelles. En l'absence d'un système d'information national intégré et avec une couverture nationale, ces données sont certainement largement sous-estimées. Selon les données de la dernière enquête MICS⁷- (2018-2019), 60% de femmes âgées de 20 à 24 ans sont mariées ou en couple avant l'âge de 15 ou 18 ans ; les mutilations génitales féminines (MGF) touchent 21,6% des femmes et des filles âgées entre 15 et 49 ans ; 80% des femmes et 84% des hommes ont des attitudes d'acceptation face à la violence domestique."}, {"bbox": [96, 1398, 1135, 1479], "category": "Text", "text": "En période de crise, certains groupes de population sont majoritairement vulnérables à la traite des êtres humains. Il s'agit notamment des personnes déplacées internes, des femmes et des filles, des enfants, des minorités ethniques et des personnes vivant avec handicap. Ces groupes, qui subissaient déjà des limitations dans l'exercice de leurs"}, {"bbox": [86, 1526, 441, 1549], "category": "Footnote", "text": "3 Pour 100 000 naissances vivantes (2017)"}, {"bbox": [86, 1550, 643, 1573], "category": "Footnote", "text": "4 Naissances pour 1 000 femmes âgées de 15 à 19 ans (2015-2020)"}, {"bbox": [86, 1574, 446, 1596], "category": "Footnote", "text": "5 Plan Sectoriel de l'Éducation, 2020-2029"}, {"bbox": [86, 1598, 585, 1621], "category": "Footnote", "text": "6 Gender-Based Violence Information Management System"}, {"bbox": [86, 1622, 466, 1646], "category": "Footnote", "text": "7 Enquete par grappes à indicateurs multiples"}, {"bbox": [1027, 1655, 1144, 1682], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 30"}]