[{"bbox": [120, 154, 925, 181], "category": "Section-header", "text": "### Pollution sonore liée au trafic maritime mal connue dans le canal du Mozambique."}, {"bbox": [136, 191, 1157, 485], "category": "Text", "text": "La pollution sonore, du fait d'un trafic maritime intense, peut avoir des effets sur les populations de mammifères, de poissons et de reptiles marins (principalement les tortues) dont l'ampleur et les caractéristiques sont mal connues. Les plans de développement économique des pays de la région mettent un accent particulier sur l'augmentation de la capacité portuaire et du commerce maritime, ce qui aura pour effet d'augmenter les niveaux de transports maritimes et du bruit anthropique associé. Dans ce contexte, l'évaluation du risque actuel et futur d'exposition de la faune marine à ce type de pression dans les îles Éparses (superposition des routes du trafic maritime et de celles utilisées par les espèces marines pendant leur migration et sur les lieux de reproduction/alimentation) est essentiel pour identifier d'éventuelles mesures d'évitement ou de limitation des impacts associés. Ces travaux sont en cours de développement dans le cadre d'un programme régional visant le nord du canal du Mozambique et les Mascareignes. Des connaissances similaires sur les secteurs visés par MARIO permettront d'étendre cette approche au nord de La Réunion et jusqu'au sud du canal du Mozambique."}, {"bbox": [120, 496, 535, 524], "category": "Section-header", "text": "### Coopération régionale encore trop limitée."}, {"bbox": [136, 534, 1157, 696], "category": "Text", "text": "En dépit des collaborations avec les territoires et pays de la région, notamment par l'entremise des organisations régionales (ORP, ORGP, convention de mers régionales) ou des réseaux de coopérations scientifiques et techniques tels que la WIOMSA, la coopération régionale demeure en deçà de ce qu'elle devrait être pour pouvoir relever les défis de préservation et de gestion durable des espaces marins à venir, que ce soit dans le canal de Mozambique ou dans les Australes, avec les pays voisins ou frontaliers des TAAF (États membres de la COI, Mozambique, Afrique du Sud, etc.)."}, {"bbox": [124, 720, 954, 749], "category": "Section-header", "text": "### Principales parties prenantes identifiées pour la mise en œuvre de la présente action :"}, {"bbox": [136, 758, 1157, 948], "category": "Text", "text": "Les organismes et instituts de recherche impliqués dans la recherche scientifique et/ou la gestion des pêcheries dans les TAAF (par exemple CNRS, IRD, Ifremer, MNHN, Universités) devraient être impliqués dans plusieurs activités du projet ; notamment les activités portant sur l'amélioration des connaissances (appels à projet ou conventions de partenariats spécifiques). Les organismes signataires de l'Initiative pour la recherche dans les îles Éparses (incluant, aux côtés des organismes précités, l'OFB et l'AFD) seraient plus spécifiquement associés aux activités prévues dans la zone tropicale, notamment à travers le comité de pilotage ad hoc à l'Initiative pour la recherche dans les îles Éparses co-présidé par les TAAF et le ministère de la Recherche français⁵."}, {"bbox": [136, 956, 1157, 1145], "category": "Text", "text": "Des prestataires de service spécialisés pourraient être mobilisés à travers des marchés pour fournir une expertise spécifique, notamment dans le domaine de la surveillance spatiale (fourniture de données relatives au positionnement des navires « fantômes », c'est-à-dire ayant éteint leurs systèmes de positionnement par satellite (AIS) et donc suspectés d'engager des activités illicites. Ce prestataire exploite une technologie satellitaire novatrice pour identifier ces navires « fantômes » et recueillir des données exclusives pour la surveillance maritime) et dans le cadre des campagnes d'acquisition de connaissances et études associées (exemple : analyse des données acoustiques)."}, {"bbox": [136, 1154, 1157, 1237], "category": "Text", "text": "D'autres pays, et notamment des pays de la région tels que l'Afrique du Sud, le Mozambique et des pays de la COI, pourraient être associés de manière directe (collaboration à des activités d'acquisition de données et de formalisation de connaissances pour ce qui a trait au plateau Del Cano) ou de manière indirecte (association à"}, {"bbox": [108, 1322, 1122, 1613], "category": "Footnote", "text": "⁵ Le dernier consortium de recherche îles Éparses fut un Consortium (ou groupement) de recherche inter-organismes permettant de contribuer à l'avancement des connaissances scientifiques sur des thématiques au cœur de grands enjeux planétaires comme le changement climatique, l'évolution de la biodiversité ou encore l'impact de l'Homme sur son environnement. La participation au Consortium était régie par la signature d'un accord-cadre, qui définissait la contribution financière et technique apportée par les membres aux projets lauréats. L'animation de ce dispositif reposait sur un comité de pilotage et un comité scientifique. Porté par le CNRS, l'IRD, l'Ifremer, l'Office Français de la Biodiversité (OFB), l'Université de La Réunion, le Centre Universitaire de Formation et de Recherche (CUFR) de Mayotte et les TAAF, ce consortium aura financé, sur la période 2017-2021, 14 projets selon 3 axes, 1. les îles Éparses comme « observatoires » des effets des changements d'origine climatique, 2. Les îles Éparses comme « laboratoires » de recherche sur la diversité biologique et le fonctionnement des écosystèmes faiblement anthropisés et 3. Les îles Éparses et les écosystèmes marins voisins. Le comité de pilotage ad hoc poursuivrait donc cet engagement au cas par cas."}, {"bbox": [1003, 1681, 1122, 1707], "category": "Page-footer", "text": "Page 10 of 30"}]