[{"bbox": [109, 152, 369, 180], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [121, 205, 212, 229], "category": "Section-header", "text": "### Contexte"}, {"bbox": [137, 243, 1157, 481], "category": "Text", "text": "L'océan Indien occidental abrite un patrimoine naturel très riche mais menacé par le développement des activités humaines (surexploitation des espèces sauvages, destruction des habitats, introductions d'espèces non-indigènes (ENI), pollutions diverses, etc.) et les changements globaux. De son côté, le territoire des TAAF se compose de milieux marins caractérisés par des écosystèmes remarquables, soit par leur biodiversité élevée (récifs coralliens, mangroves, monts sous-marins et herbiers des îles Éparses) et leur rôle significatif dans l'atténuation locale des effets du changement climatique, soit par les vastes espaces peu fréquentés (écosystèmes côtiers et hauturiers) offrant des aires de repos, de reproduction ou d'alimentation à des concentrations importantes d'individus d'espèces emblématiques (oiseaux marins, mammifères marins, tortues marines, etc.), dont certaines sont menacées à l'échelle mondiale."}, {"bbox": [137, 494, 1157, 947], "category": "Text", "text": "Malgré des pratiques historiques parfois significatives (chasse des mammifères marins, exploitation non raisonnée des ressources halieutiques, etc.), le faible niveau actuel d'activités humaines, une activité d'exploitation des ressources marines limitée et strictement règlementée (pêcheries) et l'isolement des territoires ont permis de maintenir les milieux marins des TAAF dans un état de naturalité élevé et de préserver des écosystèmes fonctionnels et productifs, contribuant à l'économie du PTOM (pêcheries, tourisme dans une moindre mesure). Plusieurs risques pèsent toutefois sur la biodiversité et les services écosystémiques associés (ressources naturelles exploitées, protection des côtes, esthétique des paysages) des îles Éparses et Australes (en particulier sur le secteur Del Cano¹ qui s'étend de la ZEE de Crozet (France) à celle voisine de Marion et Prince et Edouard (Afrique du Sud) en passant par les eaux internationales qui séparent ces deux aires protégées).: (i) le changement climatique dont les effets sur la biodiversité et les habitats marins sont encore peu caractérisés et difficiles à prendre en compte, y compris dans le cadre de la gestion des stocks halieutiques, (ii) la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui nécessite un effort conjoint de lutte pour son éradication à l'échelle internationale, et (iii) l'intensification du trafic maritime dans la région sud-ouest de l'océan Indien et des activités d'extraction des ressources minérales dans les eaux adjacentes aux territoires des TAAF (pollution sonore lié au trafic et autres pollutions). La conservation des milieux naturels est ainsi le levier principal permettant d'accroître les capacités de résilience face aux effets du changement climatique et aux risques d'appauvrissement de la biodiversité et des ressources halieutiques."}, {"bbox": [137, 957, 1157, 1066], "category": "Text", "text": "Ces risques et pressions nécessitent d'être mieux caractérisés et intégrés aux politiques de gestion du territoire. Il s'agit donc, non pas de résoudre un certain nombre de problèmes, mais de faire la lumière sur des phénomènes anthropiques et naturels mal-connus afin de pouvoir définir et mettre en œuvre des mesures de gestion adaptées. Les principaux sujets liés à la connaissance et aux pressions sont présentés ci-dessous."}, {"bbox": [121, 1073, 1089, 1104], "category": "Section-header", "text": "### Besoin d'intégration des connaissances sur les monts sous-marins et les pentes externes des Éparses."}, {"bbox": [137, 1115, 1157, 1462], "category": "Text", "text": "A l'exception des pentes externes des îles et bancs récifaux de Mayotte et des Glorieuses, dont l'exploration a été amorcée dans le cadre du 10e FED (et avait notamment conduit à la découverte de plusieurs espèces nouvelles d'intérêt scientifique), les écosystèmes associés aux monts sous-marins et pentes externes des autres îles Éparses n'ont fait l'objet d'études qu'extrêmement parcellaires. Ces quelques travaux ne permettent pas aujourd'hui de caractériser le rôle écologique que jouent ces écosystèmes particuliers, connus ailleurs pour être des zones productives et d'agrégation potentielle de prédateurs supérieurs, dans le maintien de la biodiversité et des ressources marines du canal du Mozambique. Par ailleurs, les monts sous-marins situés en dehors des eaux territoriales des îles Éparses sont localisés dans des zones actuellement autorisées pour les activités de pêche (senne et palangre ciblant des espèces pélagiques) susceptibles de se développer et/ou de se diversifier (ressources benthiques semi-profondes). Combler le manque de connaissances est donc essentiel pour mieux identifier les enjeux de gestion de ces zones et des ressources qu'elles abritent ainsi que des mesures pertinentes à adopter, notamment dans la perspective du classement en réserve naturelle nationale de l'ensemble des îles Éparses et du futur plan de gestion associé."}, {"bbox": [109, 1588, 1026, 1616], "category": "Footnote", "text": "¹ Programme Indicatif Multi-Annuel (PIM) 2021-2027 Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF)."}, {"bbox": [1013, 1682, 1122, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 of 30"}]