[{"bbox": [96, 153, 1134, 338], "category": "Text", "text": "La formation technique et professionnelle est organisée par les établissements d'enseignement technique et de formation professionnelle officiels (publics), dont l'établissement public de référence est l'Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), les confessions religieuses, les organisations de la société civile, les entreprises publiques et privées, ainsi que par les acteurs privés. Ces apprentissages sont administrativement encadrés par différents ministères dont les interventions s'enchevètrent et créent une confusion dans la compréhension de leurs missions respectives. Devant cette multiplicité d'acteurs et décideurs et ces chevauchements d'attribution, une coordination et une clarification des rôles sera nécessaire."}, {"bbox": [96, 364, 1134, 657], "category": "Text", "text": "La présente action, du fait de sa taille limitée, n'a pas l'ambition de répondre à l'ensemble des besoins de ce sous-secteur de l'éducation. Mais elle offre une opportunité de construire avec certains États Membres de l'Union européenne et d'autres partenaires techniques du sous-secteur un programme concerté qui contribue effectivement à l'employabilité des jeunes, des femmes/filles et, lorsque cela sera possible, des déplacés internes. Sous une logique « Team Europe », l'action tiendra compte des expériences acquises dans ce sous-secteur par les Agences des États Membres UE (ENABEL, AFD, GIZ) et s'alignera sur les modèles de collaboration déjà tracés par celles-ci. L'action pourra venir en cofinancement de certains des programmes mis en œuvre par ces partenaires. Cette intervention permettra en outre à l'UE : 1/ d'accroitre l'impact de ses autres actions (dans les secteurs comme la conservation des aires protégées ; la création de chaines de valeur agricoles, ou encore du genre et de la gouvernance) dans ses zones d'intervention classiques et 2/ de plus s'impliquer dans des secteurs stratégiques comme les mines, la transition énergétique, ou encore le numérique."}, {"bbox": [85, 672, 378, 703], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [135, 718, 1133, 767], "category": "Section-header", "text": "### 1. Faible intérêt pour les formations techniques et inadéquation de la formation face aux besoins du marché"}, {"bbox": [96, 770, 1134, 984], "category": "Text", "text": "L'enseignement technique a longtemps souffert de préjugés défavorables et d'une incompréhension de la part des élèves et des parents. La perception de la société selon laquelle l'enseignement technique et professionnel est réservé aux enfants « peu doués » justifie le peu d'intérêt des jeunes à s'orienter vers ce type de formations. Même s'il est reconnu que l'enseignement technique est pourvoyeur d'emploi, les enfants sont souvent orientés par leurs tuteurs vers l'enseignement général dans l'espoir qu'ils accèdent à des métiers « nobles ». On remarque de ce fait un engagement plus important des jeunes vers les sections classiques depuis le secondaire jusqu'à l'université. Les avantages supposés de l'emploi de bureau (bien payant, propre...) suscitent chez les élèves une désaffection pour l'enseignement technique."}, {"bbox": [96, 1009, 1134, 1143], "category": "Text", "text": "Aujourd'hui, le gouvernement, conscient que ces conceptions accentuent la carence de main d'œuvre pour les métiers techniques, encourage les jeunes à intégrer les écoles techniques et cherche à inverser ces tendances en se fixant l'idée de comptabiliser 40% des effectifs du second cycle dans les écoles techniques à l'horizon 2025. C'est ainsi qu'il a adopté une politique de transformation de certaines écoles d'enseignement général en écoles techniques en vue d'augmenter leur capacité d'accueil."}, {"bbox": [96, 1168, 1134, 1513], "category": "Text", "text": "Le problème qui s'ensuit est l'équipement de ces écoles techniques du fait que les budgets alloués à ce sous-secteur sont insuffisants. En 2022, le budget alloué à la formation professionnelle pesait moins de 1% du budget national tandis que le sous-secteur de l'éducation Primaire et Secondaire atteignait près de 15% du budget national⁵. Mais il faut souligner que ces dotations sont majoritairement consacrées au paiement des salaires et ne ciblent pas les investissements pourtant urgents et prioritaires pour améliorer les conditions d'enseignement des centres de formation. 70% des établissements⁶ dispensent un enseignement qui ne favorise pas la maîtrise des gestes professionnels par les apprenants faute de laboratoires et d'ateliers. Les infrastructures et les équipements des structures d'enseignement technique et de formation professionnelle sont en mauvais état voire totalement délabrés. Certaines machines sont irréparables et d'autres ne répondent plus aux normes de sécurité actuelles ou sont obsolètes du fait de l'évolution et des innovations technologiques. Cela ne permet ni aux formateurs ni aux apprenants de travailler dans un environnement adéquat. Il n'existe pas d'état des lieux au niveau national qui permette de connaître la situation réelle des organismes de formation fonctionnant à travers le pays, et à partir de là, les besoins du sous-secteur en matière d'infrastructures et d'équipements."}, {"bbox": [85, 1549, 683, 1573], "category": "Footnote", "text": "⁵ Ministère du Budget, RD Congo, https://budget.gouv.cd/budget-2022/"}, {"bbox": [85, 1573, 1144, 1623], "category": "Footnote", "text": "⁶ « Situation de l'enseignement technique et de la formation professionnelle (ETFP) et problématique de l'emploi des jeunes », Étude financée par l'UNESCO, consultant Nkoy Elela, Kinshasa, 2022, p.46"}, {"bbox": [608, 1654, 623, 1676], "category": "Page-footer", "text": "5"}]