[{"bbox": [97, 153, 1133, 286], "category": "Text", "text": "déplacés internes. La moitié de ces PDI sont des enfants dont près de 500 000 ont moins de 5 ans. Leur tissu social et leurs familles sont déstabilisés et la scolarité des enfants et des jeunes est généralement interrompue. Des solutions humanitaires d'urgence sont proposées mais les besoins d'accompagnement des jeunes affectés par ces situations sont d'ordre administratif, psychologique et sanitaire, ainsi qu'économique pour accéder à des formations techniques et professionnelles et ainsi s'insérer dans la vie active."}, {"bbox": [97, 312, 1133, 471], "category": "Text", "text": "L'inclusion des personnes en situation de déplacement forcé dans les mécanismes nationaux de réponse sociale et économique s'est concrétisée dans le plan de développement stratégique national (2023-2027). Désormais, il existe un cadre pour l'inclusion, la planification et la budgétisation des besoins fondamentaux des personnes réfugiées et déplacées internes, notamment dans les zones où la capacité d'absorption du système éducation est limitée. Une approche \"hors des camps\" permettant aux personnes déplacées de force de s'intégrer dans les communautés locales augmentera l'autonomie des personnes déplacées et de leurs hôtes."}, {"bbox": [97, 498, 1133, 604], "category": "Text", "text": "Parmi les lacunes importantes en matière de formation, citons le manque de soutien aux programmes de développement des compétences, le soutien à l'enseignement secondaire, qui n'est pas gratuit même pour les nationaux, le faible taux d'inscription dans l'enseignement supérieur et la difficulté de collecter les données nécessaires à une bonne planification et à la mise en œuvre des projets éducatifs."}, {"bbox": [134, 630, 1133, 684], "category": "Section-header", "text": "## 4. Faible implication du secteur privé dans la définition des besoins du marché, l'élaboration des cursus et l'intégration des jeunes en entreprise"}, {"bbox": [97, 710, 1133, 1001], "category": "Text", "text": "Bien souvent, l'offre de formation n'est pas définie en tenant compte des besoins du marché et le dialogue avec le secteur privé, principal demandeur en ressources humaines techniques qualifiées reste faible. Les formations proposées ne répondant pas aux besoins des filières économiques porteuses, il arrive que les entreprises soient contraintes de recruter à l'étranger (ceci est particulièrement vrai dans l'industrie minière). Aussi, le marché du travail manque de techniciens spécialisés. C'est un paradoxe de la situation de la RDC : d'un côté il y a pénurie d'emplois dans le secteur économique formel et d'un autre côté il y a un manque de techniciens spécialisés pouvant être directement opérationnels dans les entreprises du secteur privé. Le manque de compétences dans les secteurs de croissance tels que la construction (infrastructures), l'agriculture, les mines, les technologies de l'information et de la communication est patent. Les opérateurs économiques et les investisseurs n'ont pas confiance dans la qualité de la formation des ressources humaines locales, ce qui les conduit à recourir à une main-d'œuvre qualifiée internationale ou à la formation en cours d'emploi pour les qualifications à faible exigence."}, {"bbox": [97, 1028, 1133, 1184], "category": "Text", "text": "De plus, la coopération entre les établissements et le monde du travail, en particulier le secteur privé productif, est quasi nulle. Les conventions de partenariat public-privé pour l'accueil en stage ou en alternance au sein des entreprises sont rarement négociées ou effectives (même s'il existe quelques initiatives intéressantes). Elles permettraient pourtant de renforcer l'adéquation formation-emploi. Mais il n'existe pas de politique publique visant la mise à niveau, la diversification et le développement de l'offre de la formation professionnelle sur toute l'étendue du territoire national."}, {"bbox": [134, 1213, 697, 1240], "category": "Section-header", "text": "## 5. Nécessité de promouvoir et soutenir l'entrepreneuriat"}, {"bbox": [97, 1267, 1133, 1506], "category": "Text", "text": "Le déficit de compétences ne se limite pas aux compétences techniques et professionnelles des employés, mais concerne aussi les compétences managériales des entrepreneurs et auto-entrepreneurs. Ce déficit a un impact important sur la productivité des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et de l'auto-entreprise. Les politiques publiques ne prévoient pas d'accompagnement au niveau des cursus d'éducation technique et de formation professionnelle en matière d'entrepreneuriat, de coaching des porteurs de projets, ou encore d'accès aux financements. À titre d'illustration, les cycles d'enseignement secondaire et supérieur n'incluent pas de cours sur l'entrepreneuriat, à l'exception de certaines universités privées. C'est ainsi qu'en décembre 2021, le gouvernement congolais avait décidé d'intégrer les cours à caractère entrepreneurial à partir du niveau scolaire en vue de permettre aux jeunes de développer l'esprit d'entreprise."}, {"bbox": [97, 1532, 1133, 1611], "category": "Text", "text": "L'entrepreneuriat est très souvent le principal débouché professionnel face au chômage élevé des jeunes dans un pays où le tissu économique est peu développé (faiblesse des PME). On note quelques initiatives prises au niveau des programmes de coopération (ENABEL) ou des instances étatiques. Le ministère des PME, sous financement"}, {"bbox": [608, 1654, 623, 1676], "category": "Page-footer", "text": "7"}]