[{"bbox": [96, 152, 1134, 340], "category": "Text", "text": "de l'UE⁹ et de la Banque Mondiale, a lancé le Programme de développement des micros, petites et moyennes entreprises (PADMPME) visant à appuyer la croissance des entreprises à fort potentiel et construire un pipeline d'une nouvelle génération des MPME et d'entrepreneurs. L'Agence Nationale pour le Développement de l'Entreprenariat (ANADEC) a mis en place en 2018 un incubateur de la filière cuir à Kinshasa afin de formaliser le métier des jeunes artisans et de les encadrer techniquement. Mais cela ne répond pas au besoin d'un accompagnement holistique des jeunes porteurs d'idées d'affaires et de mise en place d'un écosystème entrepreneurial."}, {"bbox": [134, 365, 1022, 392], "category": "Section-header", "text": "## 6. Des secteurs à fort potentiel d'employabilité mais en carence de main d'œuvre qualifiée"}, {"bbox": [96, 418, 1134, 524], "category": "Text", "text": "L'action ciblera cinq secteurs prioritaires qui ont pu être identifiés au regard de leur potentiel d'employabilité immédiate et future (intégration des « métiers d'avenir » sur des filières d'innovation), mais aussi de leur importance stratégique (par exemple transition énergétique). L'Action visera également à privilégier, lorsque cela est possible, des interventions dans les zones où les actions de l'UE sont déjà en cours en RDC."}, {"bbox": [200, 550, 1134, 604], "category": "Section-header", "text": "### a. Déficits de technicité et d'expertise de la main d'œuvre nationale dans le secteur minier et autres secteurs liés à la transition énergétique"}, {"bbox": [96, 629, 1134, 1159], "category": "Text", "text": "Il existe un déficit en main d'œuvre technique sur les sites industriels miniers, principalement dans le Katanga qui concentre l'essentiel de l'exploitation de cuivre et de cobalt du pays. On y trouve des besoins importants dans les filières clé comme la mécanique générale, la soudure, la plomberie, l'électronique ou encore la conduite d'engins lourds, la logistique ou la maintenance de machines industrielles. Les compagnies minières ont initialement puisé dans le vivier des anciens employés de la Gécamines qui avaient bénéficié d'une formation technique solide (ils ont dans l'ensemble été rapidement recrutés). Mais elles ont aujourd'hui du mal à trouver les profils professionnels dont elles ont besoin car les centres de formation professionnelle ont subi la crise qui a touché la province et la Gécamines. Celle-ci se traduit par une obsolescence de leurs équipements et un déphasage de leurs formations avec les besoins des entreprises. De plus, les investisseurs étrangers ont souvent apporté des technologies assez avancées et non maitrisées par ces centres de formation professionnelle. De ce fait les entreprises minières recrutent à l'extérieur du pays. Bien que la loi congolaise (Code du travail) soutienne la « congolisation» de la main d'œuvre, ces déficits techniques sont un handicap pour les jeunes congolais en quête d'emploi. Par ailleurs, la politique industrielle du pays vise de plus en plus la création de valeur ajoutée sur la filière via la transformation locale des minerais. Cet objectif requiert que de nouvelles compétences nationales soient développées, et ce à tous les niveaux de qualification professionnelle : qu'il s'agisse de la main d'œuvre pratique et ouvrière comme des métiers de pointe liés aux nouvelles technologies, à l'ingénierie, ou à la recherche. Paradoxalement, les cursus universitaires et la recherche ne sont pas adaptés à ces enjeux et ne répondent pas aux besoins des entreprises en cadres techniciens sur des nouveaux métiers. Il n'existe pas d'expertise technique locale à même d'accompagner le développement durable des industries minières de pointe tel que prévu dans le code minier révisé (2018) ou le Plan directeur national d'industrialisation (2021)."}, {"bbox": [96, 1186, 1134, 1480], "category": "Text", "text": "Il faut considérer qu'avec ses matières premières, notamment le cuivre, le cobalt, le lithium, ou le magnésium, la RDC est positionnée pour faire partie des partenaires privilégiés de l'Union européenne pour atteindre ses objectifs de transition énergétique. Ainsi, les deux parties envisagent de conclure un partenariat stratégique sur la chaîne de valeur responsable des minéraux critiques. Il s'agira à terme d'aider le pays à concrétiser son ambition d'être au centre de la production régionale de batteries électriques. Pour cela, il est nécessaire de développer les compétences locales qui intégreront cette chaîne de valeur, notamment au sein des Zones Économiques Spéciales qui ont vocation à terme à abriter ces industries propres d'avenir. Sur ce point, la faculté de Polytechnique de l'Université de Lubumbashi est appelée à gérer le projet régional Centre Africain d'Excellence pour les Batteries (CAEB) en RDC, un Centre de recherche avancée sur les batteries établies au Katanga. En sus de la formation d'ingénieurs sur les technologies de pointe, les écoles techniques devront aussi dès le secondaire intégrer ce nouvel écosystème et développer des filières et curricula pour les plus jeunes techniciens."}, {"bbox": [96, 1505, 1134, 1585], "category": "Text", "text": "Au-delà des opportunités liées à la création d'une chaîne de valeur autour des batteries électriques, les besoins sont également de plus en plus palpables dans les métiers liés à l'installation, la maintenance et l'entretien des installations des énergies renouvelables (solaires, éolien, hydroélectrique), à usage privatif ou professionnel. Là"}, {"bbox": [85, 1621, 589, 1645], "category": "Footnote", "text": "⁹ Financement de l'étude de l'écosystème des PME en RDC."}, {"bbox": [608, 1654, 622, 1676], "category": "Page-footer", "text": "8"}]