[{"bbox": [97, 152, 1133, 207], "category": "Text", "text": "encore, la préparation à ces métiers est encore largement improvisée et mériterait d'être non seulement mieux intégrée à l'offre de formation proposée par les centres de formation mais aussi à être certifiée au niveau central."}, {"bbox": [199, 232, 1133, 287], "category": "Section-header", "text": "## b. Offre inexistante pour les métiers liés à l'environnement et à la conservation des aires protégées"}, {"bbox": [97, 312, 1133, 681], "category": "Text", "text": "Dans les domaines de l'environnement et de la conservation des aires protégées, qui bénéficient depuis plusieurs années d'un appui de l'Union européenne (cf. le Programme Unis pour le développement durable et la Team Europe Initiative Alliance verte), il existe peu d'expertise congolaise pour occuper les postes aujourd'hui pourvus par des ressources internationales. Le renforcement des compétences liées à la conservation de la nature s'avère particulièrement pertinent dans trois des cinq paysages appuyés par la coopération européenne : les deux sites du patrimoine mondial des Virunga et de la Salonga, et le Parc national de l'Upemba. Dans ces paysages, comme dans le reste du monde rural de la RDC, le renforcement et la pérennisation des stratégies de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique nécessitent que des compétences nationales soient disponibles et effectivement mobilisées par les rares acteurs économiques actifs dans les paysages concernés. Les opportunités de formation des jeunes sur un ensemble de métiers liés à la protection des aires protégées manquent. Il pourrait s'agir de métiers pratiques de terrain tels que le renforcement des équipes d'éco gardes ou de formations universitaires spécifiques (masters professionnalisant). Il y aurait lieu de renforcer les partenariats formels avec des Centres spécialisés dans la sous-région (Afrique du Sud, Tanzanie, Zimbabwe...) au regard de leur expertise dans la formation de ressources humaines nationales."}, {"bbox": [199, 710, 1133, 763], "category": "Section-header", "text": "## c. Manque d'expériences techniques et d'opportunités de développement en matière de transformation agroalimentaire"}, {"bbox": [97, 789, 1133, 1055], "category": "Text", "text": "La RD Congo n'exploite pas plus de 10% de ses 80 millions de terres arables et la plupart des denrées alimentaires est importée. La plupart des produits agricoles étant périssables, la majeure partie, non transformée et mal conservée, est déjà détériorée avant d'être mise sur le marché. La production et la transformation agricoles sont affectées par le manque de main d'œuvre qualifiée. Les jeunes, qui pourraient trouver dans les secteurs productifs des opportunités d'emploi, ont tendance à se détourner de ces métiers et à se déplacer vers les zones urbaines à la recherche d'emplois plus rémunérateurs. Bien que le gouvernement milite pour une approche économique diversifiée privilégiant notamment le développement de l'agriculture, de l'agro-industrie et de l'agrobusiness, il n'y a pas de formation s'adressant aux gestionnaires agricoles, managers agricoles et aux porteurs de projets de transformation agricole au niveau local. Si bien qu'on observe que les initiatives de transformation et de production agricole demeurent à un niveau expérimental et embryonnaire."}, {"bbox": [97, 1054, 1133, 1188], "category": "Text", "text": "Ce secteur manque non seulement d'expertise professionnelle de qualité mais aussi d'opportunités de soutien technique et financier au développement d'industries de transformation locale stimulant la mise en place de chaines de valeur et privilégiant la qualité des produits, le respect des standards nationaux, internationaux et la protection des consommateurs – aspects que l'UE envisage de soutenir dans quatre filières dans le contexte du Global Gateway."}, {"bbox": [199, 1213, 900, 1240], "category": "Section-header", "text": "## d. Une tension grandissante dans le secteur de l'hôtellerie-restauration"}, {"bbox": [97, 1266, 1133, 1584], "category": "Text", "text": "Un autre secteur dans lequel il existe peu de préparation et d'expertise nationale est le secteur de l'hôtellerie/restauration. Il bénéficie pourtant d'une certaine croissance économique due en partie au boom immobilier et à la construction d'hôtels dans des zones urbaines fortement peuplées et en développement continu. Aussi, dans villes abritant des sites d'exploitation minière, les activités hôtelières, d'alimentation et de restauration prospèrent rapidement et ne sont pas en mesure de répondre à une demande croissante. Il compte aussi parmi les secteurs qui créent le plus d'emplois, en raison de son fort coefficient de main-d'œuvre et de l'important effet multiplicateur sur l'emploi dans d'autres industries connexes (charcuterie, boucherie, pâtisserie, plats préparés). Il existe ainsi des besoins importants en main d'œuvre surtout dans les zones urbaines, industrielles ou touristiques sur les « métiers de bouche » pour lesquels les débouchés professionnels pour les jeunes qualifiés sont quasi-garantis. Quelques programmes reconnus sont développés par des écoles locales mais faute d'appui ces structures ne savent pas élargir leur capacité d'accueil et capter les jeunes chercheurs d'emploi alors que les opportunités professionnelles sont multiples."}, {"bbox": [199, 1612, 714, 1638], "category": "Section-header", "text": "## e. Le boom annoncé dans les métiers du numérique"}, {"bbox": [608, 1654, 623, 1676], "category": "Page-footer", "text": "9"}]