[{"bbox": [85, 154, 375, 187], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 220, 247, 247], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 272, 1136, 434], "category": "Text", "text": "Le développement de la République démocratique du Congo est caractérisé par le contraste entre les richesses naturelles (agricoles, minières et énergétiques) et la pauvreté de la grande majorité de la population. Malgré l'existence de facteurs favorables à une accélération de la croissance, l'économie de la République démocratique du Congo, insuffisamment diversifiée, reste tributaire de cours mondiaux des minerais volatiles, d'une gouvernance déficiente (y compris le climat des affaires), et d'une situation sécuritaire dégradée, notamment à l'Est du pays."}, {"bbox": [96, 469, 1136, 711], "category": "Text", "text": "La RDC est un pays fragile avec l'une des crises humanitaires les plus complexes et les plus anciennes en Afrique avec plus de 6 millions de personnes (chiffre 2023, HCR) en situation de déplacés internes en raison de la situation sécuritaire dans le pays. La plupart des personnes déplacées ont fui les régions orientales des provinces du Nord et du Sud-Kivu et de l'Ituri, ainsi que les régions des provinces du Kasai, du Haut-Katanga et du Tanganyika dont certaines sont couvertes par cette acion. Elle occupe la 179ème place sur 191 dans l'indice de développement humain. Les disparités de sexe se manifestent dans l'Indice du Développement Humain qui est de 0,449 pour les femmes et 0,507 pour les hommes<sup>iii</sup>. En terme de capital humain, la RDC affiche un score de 0,4 en 2020 : un enfant né aujourd'hui sera moins productif à l'âge adulte (40%) qu'un enfant qui a reçu une éducation complète et des soins de santé appropriés<sup>iv</sup>."}, {"bbox": [96, 747, 1136, 855], "category": "Text", "text": "Selon le Plan stratégique pour la santé et le bien être des adolescents et jeunes (2021-2025), 32,8 % de la population est âgée de 10 à 24 ans. Seuls 17% des jeunes et adolescents ont accédé aux services de santé en RDC en 2021 (selon les données du logiciel DHIS2). L'accès des adolescents et jeunes aux services de santé sexuelle et reproductive de qualité représente un défi, que le gouvernement s'est engagé à relever."}, {"bbox": [96, 860, 1136, 1018], "category": "Text", "text": "La RDC continue de faire face à des situations d'urgences multiples et complexes, qui non seulement entravent le développement économique et social mais engendrent également de déplacements importants, exerçant une pression sur la capacité des personnes déplacées et des communautés d'accueil à faire face aux crises en raison des limites des systèmes de soutien social. En 2020, 77,2% de la population vivait avec moins de 1,90 dollar par jour (seuil de pauvreté international). Ainsi, près d'une personne sur six en situation d'extrême pauvreté en Afrique subsaharienne vit en RDC."}, {"bbox": [96, 1058, 1136, 1352], "category": "Text", "text": "Fin 2022, 26,5 millions de personnes étaient en insécurité alimentaire grave<sup>v</sup>. Les taux de malnutrition aiguë et chronique restent élevés chez les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes, avec de nombreuses conséquences sur le développement humain et la productivité. On estime que 2,4 millions d'enfants de moins de cinq ans souffrent de malnutrition aiguë globale, dont 1 million de malnutrition sévère/aiguë. Selon l'enquête MICS 2018, environ 7% des enfants de moins de cinq ans souffraient d'émaciation, 42% d'un retard de croissance, 23% d'une insuffisance pondérale et 4% étaient en surpoids ou obèses. La RDC a fait de la nutrition une de ses priorités, rejoignant le Mouvement SUN (Scaling up Nutrition) en 2013. La politique nationale multisectorielle de nutrition, adoptée en 2013 se fixait des objectifs de réduction de toutes les formes de malnutrition, dont la malnutrition chronique de 43% à 33% en 2020. Elle est en cours de révision. Le Plan Stratégique National Multisectoriel pour la Nutrition avec une déclinaison en plans opérationnels provinciaux, est principalement mis en œuvre par le Programme National de Nutrition au niveau du Ministère de la Santé."}, {"bbox": [96, 1376, 1136, 1484], "category": "Text", "text": "La survenue fréquente d'épidémies impacte négativement le bon fonctionnement du système de santé ; les structures de santé sont débordées suite à la survenue régulière des épidémies ainsi que par l'afflux des populations déplacées suite aux conflits et aux violences d'où l'importance de renforcer sa résilience, les actions préventives et de riposte rapide et efficace aux épidémies et d'adapter le paquet de soins aux victimes de violences."}, {"bbox": [96, 1489, 1136, 1624], "category": "Text", "text": "Alors que leurs revenus sont insuffisants même pour se nourrir, les ménages en RDC prennent en charge 45% en moyenne des coûts totaux de santé (comptes nationaux de la santé 2021). L'Etat ne couvre que 12% de ces coûts, essentiellement des salaires de soignants et de personnels administratifs, et les bailleurs de fonds publics et privés couvrent le reste. Les mutuelles de santé, l'assurance sociale des employés et les systèmes de prépaiement de soins sont peu développées (seulement 9 % des dépenses totales de la santé contre 91% de paiements directs). A cela"}, {"bbox": [1029, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 sur 27"}]