[{"bbox": [97, 151, 1183, 207], "category": "Text", "text": "l'État congolais et de ses administrations publiques nationales ou locales ayant des compétences ou des mandats officiels dans ces différents secteurs."}, {"bbox": [97, 222, 1184, 366], "category": "Text", "text": "Pour qu'ils aient un impact sur le long terme, ces investissements doivent être assortis d'un accompagnement structurel et par un renforcement des capacités des autorités publiques concernées afin de graduellement leur permettre d'exercer (ou de réexercer) les activités de gestion et d'initiative, d'encadrement et de supervision sectorielle qui sont les leurs « sur papier » dans le cadre réglementaire en vigueur, mais qu'ils n'exercent pas ou que de manière imparfaite, en raison des déficits structurels de gouvernance qui prévalent dans le pays depuis de nombreuses années."}, {"bbox": [97, 379, 1184, 550], "category": "Text", "text": "Il convient de remarquer que cet accompagnement structurel et ce renforcement des capacités se font déjà à l'échelle locale, particulièrement au niveau de la gestion des aires protégées qui sont au cœur des paysages prioritaires ciblés. Les PPP en vigueur conclus entre les gestionnaires privés de ces aires protégées et l'ICCN et l'INERA permettent d'y « faire fonctionner » localement ces institutions : les personnels sont en place, équipés et rémunérés, l'aire protégée est gérée, et les activités de gestion de la faune et de valorisation des services écosystémiques sont effectivement planifiés et mis en œuvre conformément aux mandats des institutions publiques concernées."}, {"bbox": [97, 563, 1184, 648], "category": "Text", "text": "Cependant, pour que l'impact de l'appui européen aux paysages ciblés soit réellement durable sur le long terme, cet accompagnement structurel et ce renforcement des capacités des institutions publiques doit être étendu, et ce dans une triple direction :"}, {"bbox": [135, 660, 1184, 901], "category": "List-item", "text": "1. L'accompagnement et le renforcement des capacités de l'ICCN (ou de l'INERA dans le cas de Yangambi) ne doivent pas être limités au niveau local dans les aires protégées et leur périphérie directe. Il est important que les fonctions de gestion opérationnelle et de planification stratégique et financière, qui sont exercées au niveau central de ces institutions à Kinshasa, soient également graduellement mieux assurées. In fine, c'est effectivement de l'exercice efficace et responsable de ces fonctions centrales que dépendra la viabilité des aires protégées dont ces institutions ont officiellement la charge. D'autre part, le fonctionnement optimal des sièges de ces institutions aura forcément un impact global pour l'ensemble des sites dont elles ont le mandat d'assurer la gestion, au-delà des aires protégées et des paysages ciblés. Cet aspect est clé pour assurer la légitimité politique et l'impact stratégique de l'approche de l'Union européenne."}, {"bbox": [135, 911, 1184, 1126], "category": "List-item", "text": "2. Le développement durable des paysages construits en articulation aux aires protégées prioritaires implique évidemment que des activités soient conduites dans leur périphérie, en dehors de leurs limites. C'est évidemment particulièrement vrai pour l'électrification et pour le développement rural et l'agriculture durable, qui sont déjà appuyées par des actions en cours financées dans le cadre des PAA 2021 et PAA 2022, et qui seront renforcées dans le cadre de la présente action. L'appropriation institutionnelle de ces appuis, qui est un gage de la durabilité de leur impact à long terme, concerne cependant aussi d'autres institutions publiques, comme l'ANSER (Agence nationale de l'électrification et services énergétiques en milieux rural et péri-urbain), le MEDD, le MINAGRI et le SENASEM par exemple."}, {"bbox": [171, 1136, 1184, 1271], "category": "Text", "text": "Des mécanismes pratiques et concrets d'intégration de ces institutions publiques devront être mis en place, afin notamment de promouvoir une appropriation optimale des solutions développées dans les paysages ciblés et de s'assurer que les bonnes pratiques et résultats soient capitalisés dans les stratégies nationales, au-delà de ces paysages. Comme déjà souligné ci-dessus, cet aspect est très important pour conférer une légitimité politique et assurer un impact stratégique à l'approche de l'Union européenne sur des « paysages durables »."}, {"bbox": [135, 1281, 1184, 1522], "category": "List-item", "text": "3. Enfin, l'intégration des institutions publiques doit également être considérée dans le cadre élargi de la décentralisation politico-administrative et des pouvoirs locaux. C'est particulièrement nécessaire en ce qui concerne les activités liées à l'agriculture et à l'exploitation des ressources naturelles par les communautés rurales, qui constituent les principales parties prenantes de la durabilité dans les paysages entourant les aires protégées ciblées. Dans le cadre réglementaire, l'accompagnement local et la gestion publique de ces activités sont souvent du ressort des pouvoirs décentralisés ou déconcentrés (Entités Territoriales Décentralisées), comme les provinces, les secteurs / chefferies, voire les groupements. Il est indispensable que ces différents niveaux de pouvoir soient structurellement impliqués dans les solutions développées avec l'appui des financements européens pour en assurer la pérennité de l'impact sur le long terme."}, {"bbox": [97, 1534, 497, 1561], "category": "Text", "text": "Au niveau de la coopération internationale."}, {"bbox": [97, 1574, 1184, 1631], "category": "Text", "text": "Même s'ils représentent une partie importante des financements extérieurs mis en œuvre dans les paysages ciblés, les appuis que la coopération européenne consacre au développement durable ne sont pas isolés. D'autres partenaires"}, {"bbox": [1028, 1682, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 19 of 33"}]