[{"bbox": [85, 153, 399, 184], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 208, 1133, 316], "category": "Text", "text": "Bien qu'ils illustrent une indéniable prise de conscience au niveau politique, les engagements, les initiatives politiques et les enrichissements du cadre légal et réglementaire pris par les autorités du pays au cours des deux dernières années ne constituent cependant pas *per se* des gages de réalisations concrètes et de mise en œuvre de stratégies opérationnelles sur le terrain."}, {"bbox": [96, 326, 1133, 435], "category": "Text", "text": "Bien au contraire, le besoin de concrétisation effective des politiques (investissements dans les infrastructures et les ressources humaines, l'amélioration des cadres de gouvernance et des capacités de gestion, l'approche basée sur les droits humains) demeure plus que jamais urgents dans le pays. Ces déficits ont encore été mis en évidence par plusieurs études et analyses récemment publiées."}, {"bbox": [96, 439, 1133, 639], "category": "List-item", "text": "- Par des acteurs du monde académique et scientifique, comme celles conduites par l'Université américaine de Notre-Dame (Indiana), qui analyse la situation de l'adaptation au changement climatique dans l'ensemble des pays du monde via une initiative comparative globale dénommée ND-GAIN – *Global Adaptation Initiative Network*. À propos de la RDC, l'Université fait le constat que le niveau d'investissements et d'innovations requis pour améliorer l'état de préparation du pays au changement climatique est à la fois considérable et très urgent. La RDC est en effet considérée comme étant le 10ème pays le plus vulnérable, tout en ne se classant que 189ème en termes de préparation."}, {"bbox": [96, 645, 1133, 834], "category": "List-item", "text": "- Par des institutions internationales, comme le FMI. Dans sa récente évaluation de la gestion des investissements publics en RDC, datée du 3 février 2023, le FMI note que « le Gouvernement de la RDC s'est engagé sur des objectifs ambitieux de développement à faibles émissions de carbone avec notamment des infrastructures plus résilientes et plus vertes» (point 93 page 57), [mais il] n'utilise pas de critère lié aux changements climatiques pour guider la sélection des projets évalués (point 108 page 63) [et] le PNSD et les quelques stratégies sectorielles existantes contiennent peu d'informations précises sur les grands projets dans leurs versions publiées (point 22 page 28) »."}, {"bbox": [96, 843, 1133, 1085], "category": "Text", "text": "L'approche de ciblage géographique (« approche paysage ») adoptée par l'UE pour la mise en œuvre de ses interventions en appui au développement durable en RDC depuis une quinzaine d'années permet cependant de contrecarrer au moins en partie, à l'échelle des paysages concernés, les faiblesses et déficiences structurelles mises en exergue par ces analyses. À partir du 10ème FED, la coopération UE-RDC a en effet pris l'option de concentrer ses appuis au développement vert (environnement et biodiversité, agriculture durable et développement des énergies renouvelables) dans cinq paysages critiques pour l'environnement à l'échelle mondiale, mais qui présentent également par ailleurs d'importantes potentialités de développement durable et dans lesquels les appuis à la consolidation de l'autorité de l'État congolais peuvent avoir rapidement des effets tangibles au bénéfice des populations (hommes, femmes y compris les peuples autochtones)."}, {"bbox": [96, 1093, 1133, 1256], "category": "Text", "text": "Ces paysages sont situés dans les provinces du Nord-Kivu, du Haut-Uele, de la Tshopo, de l'Équateur, de la Tshuapa et du Haut-Katanga, où ils s'étendent sur 21 des 145 territoires administratifs présents en RDC, qui comptent une population de près de 20 millions d'habitants (voir tableaux et cartes en annexe). Ces paysages sont articulés autour de cinq Aires Protégées présentant une haute valeur écologique globale (Sites du patrimoine mondial de Virunga, Garamba, Salonga, Parc National de l'Upemba ainsi que la Réserve de biosphère de Yangambi)."}, {"bbox": [96, 1266, 1133, 1319], "category": "Text", "text": "L'action de l'UE se poursuit actuellement dans ces cinq paysages, via des investissements en cours dans le cadre des PAA 2021 et 2022 :"}, {"bbox": [96, 1325, 1133, 1434], "category": "List-item", "text": "- L'action « Unis pour le développement durable » (NDICI AFRICA/2021/43346) appuie la conservation et la gestion durable des ressources naturelles dans les paysages ciblés au bénéfice des populations riveraines des aires protégées, notamment par la promotion de services écosystémiques et par le développement du développement rural et de services énergétiques issus de sources renouvelables."}, {"bbox": [96, 1438, 1133, 1546], "category": "List-item", "text": "- L'action « Unis pour l'agriculture et l'alimentation » (NDICI AFRICA/2022/44790) financée dans le cadre du PAA 2022, vise à mettre en place des modes de production agricole et des systèmes de sécurisation alimentaire efficaces à l'échelle locale, qui soient à la fois rémunérateurs et porteurs de développement pour les producteurs et compatibles avec le maintien des équilibres écologiques et environnementaux."}, {"bbox": [96, 1556, 1133, 1638], "category": "Text", "text": "L'action de longue haleine de l'UE dans ces paysages contribue progressivement à des résultats tangibles et mesurables en matière de protection de l'environnement et de la biodiversité, tout en y améliorant sensiblement, au bénéfice des populations locales, les perspectives d'un « développement vert » effectif, basé sur le"}, {"bbox": [1037, 1681, 1144, 1707], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 33"}]