[{"bbox": [95, 151, 1157, 367], "category": "Text", "text": "se sont révélés nécessaires. L'action a donc permis la continuité de l'appui aux soins dans un nombre réduit de districts sanitaires prioritaires pour une période de 3 ans, et poursuit l'appropriation et la prise en charge des services publics par l'État à travers une continuation de l'assistance technique aux services centraux et déconcentrés du MSP (dans les districts sanitaires bénéficiaires sélectionnés), couplé à un renforcement des capacités des acteurs locaux (comités de gestion notamment) afin de contribuer à l'autonomisation de prestataires de service et des structures administratives et régulatrices. L'action vise donc à la consolidation et à la pérennisation des acquis du Fonds Bêkou, en permettant à l'UE d'accompagner un transfert progressif de responsabilités aux autorités centrafricaines et réduire ainsi la situation de dépendance quasi totale du pays aux financements externes."}, {"bbox": [95, 376, 1157, 512], "category": "Text", "text": "L'objectif global de l'action est d'assurer l'accessibilité à des soins de santé de qualité, en particulier pour les populations vulnérables y compris les femmes, les enfants et les personnes déplacées. Les deux objectifs spécifiques de présente action concourent à cette fin : (i) la disponibilité de et l'accessibilité à des soins de santé SRMNIA-N⁴ de qualité, en particulier pour les populations les plus vulnérables sont améliorées ; (ii) le renforcement de la gouvernance du système de santé et du leadership du ministère de la santé et de la population."}, {"bbox": [95, 521, 1157, 630], "category": "Text", "text": "L'action prend en compte la situation de fragilité et de sécurité dans les différentes zones géographiques ciblées sur la base de critères identifiés, et œuvrera en étroite collaboration avec le ministère de la santé et de la population et les autres partenaires afin d'assurer une bonne coordination, complémentarité, efficacité et efficience de l'action proposée."}, {"bbox": [85, 669, 373, 702], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 734, 244, 762], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [95, 779, 1134, 1074], "category": "Text", "text": "La République centrafricaine (RCA) est un pays enclavé d'Afrique centrale, à faible revenu et avec une population estimée à 6,1 millions d'habitants en 2022⁵. Au cours des trente dernières années, la RCA a subi des crises militaro-politiques répétées, dont la dernière fin 2012 a mené à une crise humanitaire sans précédent et à un déchirement du tissu social. Depuis l'investiture du Président Touadéra en mars 2016, réélu à la fin 2021 la RCA a marqué un retour à l'ordre constitutionnel après trois années de transition politique. La signature de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) en février 2019 sous l'égide de l'Union africaine a donné un nouvel élan pour le développement du pays. En 2023, néanmoins, la mise en œuvre de l'Accord de paix se révèle lente et difficile dans un contexte de fortes tensions politiques et d'insécurité et de faible contrôle par l'État du territoire national malgré la présence de forces bilatérales (russes/Wagner et rwandaises). Des violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire sont régulièrement rapportées par les Nations Unies. Un référendum visant à rendre possible un troisième mandat du président Touadéra a été organisé le 30 juillet 2023."}, {"bbox": [95, 1084, 1134, 1193], "category": "Text", "text": "La RCA est l'un des pays les moins avancés du monde et figure aux derniers rangs de l'indice de développement humain (188e/189 pays) et l'indice ajusté aux inégalités (IDHI) n'est que de 0,222 (dernier rang sur 151 pays). Par ailleurs, les inégalités de genre sont importantes avec un indice d'inégalité de genre élevé de 0,68 en 2019 plaçant le pays à la 159ème place sur 162."}, {"bbox": [95, 1203, 1134, 1550], "category": "Text", "text": "Malgré les richesses naturelles du pays, la croissance économique reste faible en raison de l'insécurité persistante, de la corruption, du faible contrôle de l'État, et d'une faible gouvernance. L'agriculture de subsistance, ainsi que les ressources forestières, constituent l'épine dorsale de l'économie centrafricaine et le secteur agricole génère la moitié du produit intérieur brut. Le pays reste cependant fortement dépendant de l'aide extérieure (environ 60 % du budget de l'Etat) qui finance la presque totalité des investissements. La RCA est confrontée à un arbitrage financier difficile au moment où la demande de services publics d'une population déjà touchée est la plus urgente, et l'environnement extérieur n'est pas favorable. La Banque mondiale a prévu de couvrir les salaires des fonctionnaires des ministères des secteurs sociaux (y compris la santé) pour la période 2023-2024, mais cet appui ne couvre pas les autres frais de gestion du secteur santé (y compris les médicaments et le staff personnel contractuel, qui représente la majorité du personnel dans les zones plus isolées) et les investissements nécessaires au niveau des infrastructures. En avril 2023, le FMI a approuvé un accord au titre de la facilité élargie de crédit d'environ 191,4 millions de dollars américains avec la RCA afin de répondre aux besoins prolongés du pays en matière de balance des paiements, de maintenir les dépenses prioritaires consacrées aux services publics de base"}, {"bbox": [85, 1596, 1006, 1622], "category": "Footnote", "text": "⁴ Santé sexuelle et reproductive, maternelle, néonatale, infanto-juvénile, des adolescents et de nutrition."}, {"bbox": [85, 1621, 253, 1643], "category": "Footnote", "text": "⁵ World Bank, 2023"}, {"bbox": [1029, 1681, 1143, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 4 sur 25"}]