[{"bbox": [97, 153, 923, 181], "category": "Text", "text": "Divers facteurs apparaissent comme des entraves à l'insertion professionnelle des jeunes :"}, {"bbox": [134, 194, 1134, 356], "category": "List-item", "text": "- L'insertion professionnelle fait partie de la politique du Ministère du Travail en charge de la Formalisation et la Protection Sociale (MTFPS) et la formation professionnelle la responsabilité du Ministère de l'Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFOP). Avec des faibles capacités de mettre en œuvre des fonctions organisationnelles et actions opérationnelles découlant des stratégies politiques et l'absence de culture de l'évaluation des politiques publiques, des incohérences des politiques publiques et une logique concurrentielle entre les ministères concernés se créent."}, {"bbox": [134, 356, 1134, 488], "category": "List-item", "text": "- Le processus d'insertion prend du temps : au terme de 18 mois après la fin de leur cursus, le taux d'insertion des diplômés de l'enseignement technique et formation professionnelle (ETFP) est de 14%.⁶ En parallèle, les entreprises du secteur privé déclarent avoir des difficultés à trouver du personnel qualifié avec les compétences (techniques et humaines) souhaitées à Djibouti, et elles doivent souvent faire recours au personnel étranger pour répondre à leurs besoins de ressources humaines."}, {"bbox": [134, 488, 1134, 752], "category": "List-item", "text": "- L'insertion professionnelle des femmes reste faible, malgré que la législation djiboutienne du travail prévoit l'interdiction de toutes entraves à l'égard des femmes ou des jeunes à l'embauche dans le secteur privé. En effet, il y a des domaines qui ne sont pas facilement accessibles pour les femmes pour des raisons des normes sociales. La réticence envers le recrutement d'une femme peut également avoir comme prétexte le droit au congé de maternité et autres prétextes relatifs aux besoins spécifiques d'ordre sanitaire des femmes. En outre, pour la reprise de travail après le congé de maternité, le nombre des établissements préscolaires (crèches, garderies) reste limité dans le pays et ils sont davantage développés dans le secteur privé. Il reste donc à l'appréciation des parents, et en fonction de leurs moyens financiers, soit d'inscrire leurs enfants dans ces structures, soit de faire recours aux structures familiales traditionnelles, pour que les deux parents puissent se (ré)intégrer au marché du travail."}, {"bbox": [134, 752, 1134, 885], "category": "List-item", "text": "- L'étroitesse du marché de l'emploi djiboutien requiert une flexibilité des modalités de formation pour assurer dans le temps une bonne adéquation entre l'offre et les besoins actés, (i.e. traduit en demandes) des filières économiques. Il y a une faible collaboration et coordination entre les acteurs publics et les acteurs privés, qui ne favorise pas une stratégie opérationnelle de long terme par rapport aux besoins des qualifications du marché de travail."}, {"bbox": [134, 885, 1134, 1095], "category": "List-item", "text": "- Le pilotage du système de formation professionnelle s'inscrit dans une logique d'administration scolaire. Sur les 23 899 diplômés de l'enseignement primaire et secondaire, 73 % le seront au niveau primaire, seulement 27 % au niveau secondaire, dont une mineure partie de diplômés relevant de la filière professionnelle (Brevet d'Etudes Professionnel (BEP) et BAC Pro). A noter que la faible demande des élèves pour les formations professionnelles est un facteur d'inefficacité. Et pour cause, après la classe de 9ème année, les orientations, très hiérarchisées, induisent souvent des études choisies par défaut. Dès lors, il en résulte une faible motivation des apprenants de poursuivre une formation professionnelle, une formation souvent vue comme « seconde chance »."}, {"bbox": [134, 1095, 1134, 1230], "category": "List-item", "text": "- A ce jour, le système de formation professionnelle demeure encore peu ouvert à l'inclusion du secteur privé ; en effet Djibouti compte actuellement 14 établissements de formation professionnelle, dont 12 publics et 2 privés. En plus, des formations techniques sont également offertes par des organisations de la société civile. Cet éparpillement des acteurs impliqués dans la formation professionnelle crée un manque de lisibilité sur l'offre de formation et les perspectives professionnelles."}, {"bbox": [134, 1230, 1134, 1310], "category": "List-item", "text": "- La qualité des formations professionnelles disponibles n'est pas évaluée et la méthodologie d'apprentissage reste souvent théorique ; ni une approche par les compétences, ni des systèmes d'apprentissage duales sont appliqués et les jeunes ne sont pas préparés au monde du travail."}, {"bbox": [134, 1310, 1134, 1390], "category": "List-item", "text": "- Il y a un manque d'accompagnement des jeunes au terme de leur formation professionnelle pour faciliter leur insertion au monde de l'entreprise, en combinaison avec une faible capacité des entreprises en matière d'accueil et d'accompagnement des jeunes en stage."}, {"bbox": [134, 1390, 1134, 1549], "category": "List-item", "text": "- Malgré les efforts en cours pour créer des partenariats public-privé dans les domaines de la formation et de l'insertion professionnelle, l'implication des entreprises privées dans la formation professionnelle pour augmenter le nombre des jeunes qualifiés en adéquation avec les besoins du secteur privé reste timide, en partie lié au manque d'incitatifs. A ce jour, un seul partenariat public-privé est établi pour un établissement de formation professionnelle et force est de constater que peu de structures sont organisées de manière paritaire. Pour améliorer l'insertion professionnelle, des partenariats public-privés doivent être favorisés."}, {"bbox": [85, 1594, 1144, 1644], "category": "Footnote", "text": "⁶ Analyse du Système Éducatif de Djibouti. Évaluer les progrès réalisés et les difficultés rencontrées pour définir de nouvelles avancées, RESEN 2020."}, {"bbox": [1038, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 23"}]