[{"bbox": [83, 106, 1147, 187], "category": "Text", "text": "Le faible niveau d'accès à une énergie fiable constitue un obstacle important à la croissance économique du pays. Le potentiel d'investissement productif est contraint, les besoins de base en éclairage, froid et énergie motrice ne sont pas satisfaits."}, {"bbox": [83, 186, 1147, 292], "category": "Text", "text": "En raison des fréquentes coupures de courant, environ 40 % des sociétés en RDC possèdent et utilisent des groupes électrogènes comme source d'électricité, ce qui entraîne des coûts de fonctionnement plus élevés, en particulier dans les mines. Le secteur minier, gros consommateur d'énergie électrique et pourvoyeur de recettes pour l'Etat, est bridé dans son développement et nécessiterait 660 MW supplémentaires pour fonctionner."}, {"bbox": [83, 291, 1147, 477], "category": "Text", "text": "Souffrant d'un réseau peu fiable et desservant très peu les zones rurales, la population congolaise est lésée dans son accès à l'électricité. Elle est également largement tenue à l'écart des projets d'électrification. En effet, 85 % de la production électrique est dirigée et consommée par le secteur industriel en général, et plus spécifiquement par le secteur minier. Au Katanga, l'énergie non-utilisée par les mines est exportée et, lorsque nécessaire, leurs déficits en approvisionnement énergétique sont comblés grâce à l'importation d'électricité de Zambie. La population voisine ne bénéficie aucunement de ce processus. Bilan : l'accès à l'énergie repose à 93.6 % sur la consommation de bois et de charbon de bois, et participe à la déforestation grandissante, notamment aux abords des villes."}, {"bbox": [83, 477, 1147, 690], "category": "Text", "text": "Ainsi, les ressources en énergie hydroélectrique, solaire et biomasse considérables du pays s'avèrent être un potentiel immense pour le développement de mini-réseaux locaux et l'amélioration de l'accès à l'électricité dans le pays. Le secteur hydroélectrique concentre à lui seul un potentiel techniquement exploitable évalué à 774 000 GWh par an. Ce qui correspondrait à une puissance exploitable d'environ 100 000 MW, répartis entre 217 sites recensés, dont celui d'Inga, qui représente à lui seul 44 % du potentiel. Seulement 2,6 % de ce potentiel est exploité à ce jour, soit environ 2 567 MW (répartis entre 62 sites en exploitation). Parmi les potentialités hydroélectriques de 100 000 MW, plus de 98 000 MW sont déjà recensés comme pouvant recevoir des installations hydroélectriques allant de pair avec de grands aménagements."}, {"bbox": [83, 690, 1147, 876], "category": "Text", "text": "Les initiatives du secteur privé sont cependant soumises à plusieurs freins tels qu'un environnement des affaires difficile, un régime fiscal inégalitaire, des réglementations non appliquées ou non cohérentes et le manque de sécurité. L'UE, à travers son soutien aux gestionnaires de certaines aires protégées, est déjà un bailleur actif en RDC dans le domaine de l'énergie (centrales hydroélectriques autour du Parc national des Virunga, mini-réseaux photovoltaïques autour du Parc de la Garamba et centrale à biomasse près de la réserve de biosphère de Yangambi). A travers cette nouvelle action, l'objectif est de diversifier les territoires et les acteurs (secteur privé) bénéficiaires des actions de l'UE dans le domaine énergétique."}, {"bbox": [86, 894, 384, 925], "category": "Section-header", "text": "## 2.2. Analyse des problèmes"}, {"bbox": [83, 938, 358, 963], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [83, 964, 1147, 1071], "category": "Text", "text": "La période de troubles qu'a connue la République démocratique du Congo dans les années 1990 et 2000 a entraîné une dégradation des habitats naturels et de la biodiversité congolaise (en partie parce qu'elle a affecté l'intégrité et la qualité de gestion de la plupart de ses aires protégées), ce qui continue d'impacter négativement les conditions de vie des populations riveraines et les équilibres écologiques mondiaux."}, {"bbox": [83, 1070, 1147, 1309], "category": "Text", "text": "Les pressions importantes pesant sur l'environnement, jusques et y compris dans les aires protégées, sont de natures diverses. Elles trouvent leur origine, selon les lieux, dans le manque de terres et l'érosion croissante des ressources naturelles, dans la faiblesse des organisations paysannes, la difficulté d'accès aux marchés, et l'absence d'accès à une énergie durable en zone rurale. Elles sont aussi dues au manque d'opportunités d'emploi, à la faible compréhension des enjeux environnementaux et des avantages qui peuvent être tirés de la proximité d'aires protégées, ainsi qu'à la méconnaissance des lois et règlements. Ces facteurs concourent à entretenir, voire à aggraver une pauvreté endémique en milieu rural, à générer diverses formes d'exploitations illégales dans les aires protégées et entraîner de nombreuses formes de dégradation même à l'extérieur de ces zones. En somme, la croissance démographique génère une pression sur les terres qui entraîne une perte de fertilité et une perte de revenus, facteurs exacerbant les conflits."}, {"bbox": [83, 1309, 1147, 1468], "category": "Text", "text": "Les solutions envisagées comprennent la formation et la mise au point (avec démonstration) de « paquets techniques » performants susceptibles d'augmenter la productivité et de dégager des excédents commercialisables induisant l'amélioration de la sécurité alimentaire et l'augmentation des revenus des ménages vivant autour des aires protégées. Les mesures d'accompagnement essentielles sont: (a) améliorer l'accès au marché (dessertes agricoles, réduction de la parafiscalité, etc.); et (b) améliorer l'accès au financement (acquisition d'intrants, fourniture d'énergie durable en zone rurale à un prix abordable)."}, {"bbox": [83, 1468, 1147, 1654], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, l'insuffisance d'infrastructures et de moyens couplée à l'efficacité limitée de la gestion des aires protégées ne permet pas encore d'enrayer complètement les dégradations et l'érosion de la biodiversité dans la plupart des sites. L'extrême dépendance des aires protégées aux financements extérieurs et la faiblesse institutionnelle de l'Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) freinent leur potentiel de développement et d'appui aux populations riveraines. Au travers d'un soutien aux Partenariats Publics-Privés (PPP) signés par l'ICCN avec des ONG et des fondations internationales, l'action veut renforcer l'autonomie des aires protégées par des formations de cadres, le renforcement des capacités managériales de son personnel et la valorisation des services écosystémiques."}, {"bbox": [1051, 1664, 1158, 1688], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 33"}]