[{"bbox": [97, 153, 1164, 207], "category": "Text", "text": "2021 (0,613), avec des inégalités dans les domaines de la santé procréative, de l'autonomisation et de l'activité économique."}, {"bbox": [97, 232, 1164, 392], "category": "Text", "text": "La dégradation de la situation sécuritaire au Mali et au Burkina Faso accentue la menace d'expansion des groupes djihadistes vers la Côte d'Ivoire. Depuis la série d'attaques terroristes qui a touché l'extrême nord du pays entre juin 2020 et mars 2021, les autorités ont mis en place des opérations de sécurisation et de renforcement du maillage territorial à travers la création de la Zone Opérationnelle Nord (dont certaines sont soutenues par l'Union européenne (UE) via des projets tels que DEFEND et SECUNORD) pour contenir l'insécurité et favoriser le retour de l'État dans le nord du pays."}, {"bbox": [97, 418, 1164, 551], "category": "Text", "text": "Mais la lutte contre la menace terroriste passe aussi par l'assèchement des sources de financement de leurs activités. Plus de 10 ans après une longue crise politico-militaire, bien que l'économie de la Côte d'Ivoire soit dynamique, le pays souffre encore de fragilités structurelles (faible taux de bancarisation, importance du secteur informel, corruption etc.) créant un environnement favorable à la criminalité organisée et aux réseaux criminels, sur lesquels les groupes armés terroristes peuvent s'appuyer pour se financer."}, {"bbox": [97, 576, 1164, 760], "category": "Text", "text": "La Côte d'Ivoire est en effet confrontée à plusieurs menaces criminelles ou activités illicites, comme les trafics en tout genre (stupéfiants, la traite des êtres humains, le trafic de migrants, ressources naturelles etc.), la contrebande, le banditisme ordinaire ou encore la cybercriminalité. La proximité de la bande sahélienne, une zone insuffisamment contrôlée où sévit crime organisé et groupes terroristes et la porosité des frontières sont des facteurs de vulnérabilité. Le pays fait par exemple partie des zones de transit clé dans la région du trafic de cocaïne en provenance de l'Amérique du Sud et à destination de l'Europe. En attestent la multiplication de saisies records ces dernières années et le démantèlement de réseaux internationaux."}, {"bbox": [97, 789, 1164, 1028], "category": "Text", "text": "De plus, on estime que la moitié de la production aurifère de la Côte d'Ivoire est exportée illégalement. De fait, entre 2006 et 2016, l'orpaillage clandestin aurait fait perdre à l'État ivoirien, 479,22 milliards de FCFA, soit plus de 730 millions d'euros. L'or est extrait de façon artisanale dans 24 des 31 régions de la Côte d'Ivoire. Le gouvernement évalue à au moins 500 000 le nombre de mineurs d'or artisanal et a identifié (en 2017) 258 sites d'orpaillage. L'exploitation artisanale et clandestine de l'or constitue aujourd'hui la principale activité socioéconomique de nombreuses localités et concerne pratiquement toutes les franges de la population (enfants, jeunes, personnes âgées, autochtones, allochtones et allogènes, etc.). Cette exploitation aurifère artisanale a des conséquences néfastes sur l'environnement du fait de l'utilisation de produits nocifs (mercure, cyanure) qui polluent durablement les sols et les rivières et contribuent aussi à la déforestation et à la dégradation des sols."}, {"bbox": [97, 1054, 1164, 1210], "category": "Text", "text": "Si le lien entre le trafic de métaux et de minéraux précieux et les réseaux terroristes en Côte d'Ivoire n'a, jusqu'à ce jour, pas pu être concrètement démontré par les recherches⁵, les autorités ont à maintes reprises exprimé leurs craintes que des produits de base de grande valeur comme l'or et les diamants servent de monnaie d'échange dans le cadre de stratégies de blanchiment d'argent et qu'ils partagent certaines caractéristiques avec d'autres biens qui sont souvent passés en contrebande, comme la drogue et les cigarettes, connus pour financer des organisations terroristes en Afrique de l'Ouest."}, {"bbox": [97, 1239, 1164, 1396], "category": "Text", "text": "Les réserves d'or de la Côte d'Ivoire sont estimées à 600 tonnes et la Côte d'Ivoire est actuellement le 7e producteur d'or en Afrique. La production annuelle en Côte d'Ivoire est passée de 12.4 tonnes en 2011 à 41.8 tonnes en 2021 faisant de la Côte d'Ivoire un pays attractif pour la main d'œuvre et les intermédiaires revendeurs d'or. Le chiffre d'affaires global du secteur a dépassé les 582 milliards de FCFA (plus de 887,25 millions d'euros) en 2018, en hausse de plus de 8 % par rapport à 2017. Dans le même temps, les recettes fiscales sont passées de 65,841 à 94,562 milliards de FCFA en 2020."}, {"bbox": [97, 1427, 1164, 1480], "category": "Text", "text": "Selon le Fonds monétaire international (FMI), les fonds blanchis ou destinés au financement du terrorisme représenteraient, à l'échelle mondiale, entre 400 et 1 000 milliards d'euros, soit entre 2,5 et 5 % du PIB mondial."}, {"bbox": [97, 1507, 1164, 1590], "category": "Text", "text": "La Côte d'Ivoire s'est engagée dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) et s'est dotée en 2021 d'une stratégie nationale en ce sens. Le pays est membre du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) établit en 2000 par la"}, {"bbox": [85, 1618, 1021, 1645], "category": "Footnote", "text": "⁵ https://www.crisisgroup.org/fr/africa/west-africa/cote-divoire/b192-keeping-jihadists-out-northern-cote-divoire"}, {"bbox": [1030, 1680, 1143, 1704], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 sur 23"}]