[{"bbox": [97, 153, 632, 179], "category": "Section-header", "text": "## Brève analyse de la sécurité sanitaire des aliments (SSA)"}, {"bbox": [96, 206, 1134, 499], "category": "Text", "text": "Le partage des missions essentielles de la SSA entre sept ministères complique la mise en œuvre effective de la politique de SSA et rend difficile toute coordination intersectorielle. Un cadre juridique et réglementaire existe mais devrait être adapté au contexte actuel. A ce jour chaque ministère peut établir des réglementations, souvent sans coordination avec les autres ministères, et cela entraîne des doublons et des chevauchements dans les textes juridiques à mettre en œuvre et disperse les moyens nécessaires pour le renforcement des capacités des services d'inspection et de contrôle. Les filières agricoles, agroalimentaires et industrielles ne peuvent pas assumer leur responsabilité sur le marché domestique en termes de respect de la sécurité sanitaire des aliments. Si les responsables des organisations professionnelles sont conscients des enjeux, ils sont souvent démunis pour agir, faute de moyens et de compétences humaines. La situation est paradoxale entre des filières d'exportation qui respectent les normes strictes des marchés internationaux et le marché domestique, dominé par l'informel. La traçabilité des produits vendus sur le marché domestique est très insuffisante."}, {"bbox": [96, 523, 1134, 711], "category": "Text", "text": "Les consommateurs ivoiriens sont mal informés et exposés aux risques sanitaires. Ils ont conscience qu'ils sont les premières victimes de la faiblesse du système actuel. Les organisations de consommateurs disposent de peu d'informations objectives et crédibles puisque les ministères ne sont pas en mesure de produire des informations de qualité qui seraient utiles pour faire pression sur les entreprises. Il convient de noter que l'émergence d'une classe moyenne a favorisé l'arrivée d'opérateurs internationaux de la distribution. Si les filières locales ne sont pas capables de répondre à leurs exigences sanitaires, auxquelles ils ne dérogeront pas, ces opérateurs seront contraints de privilégier les importations pour leur approvisionnement."}, {"bbox": [96, 736, 1134, 950], "category": "Text", "text": "Compte tenu des éléments d'analyse présentés ci-dessus, la création d'une Agence dédiée à l'évaluation et la gestion des risques sanitaires devient un enjeu stratégique²⁴. En effet, face à la complexité du système actuel, la création de l'agence reste une option crédible, qu'il convient d'encourager et d'accompagner, pour relever les défis de la sécurité sanitaire des aliments de la Côte d'Ivoire. Si toutes les parties prenantes sont d'accord pour mettre en place l'agence dans les plus brefs délais, de fortes divergences persistent au sein de l'administration publique quant à l'ancrage institutionnel et les missions principales. L'action vise à encourager le gouvernement à créer une agence nationale doté d'un système d'évaluation et de gestion des risques sanitaires qui serait accompagné par la suite à travers une subvention de jumelage."}, {"bbox": [96, 975, 1134, 1030], "category": "Section-header", "text": "## Indication des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action :"}, {"bbox": [96, 1054, 1134, 1136], "category": "Text", "text": "La population ivoirienne en général, l'administration publique, le secteur privé (entreprises, coopératives, organisations de producteurs et structures d'appui et d'accompagnement) et la société civile en particulier sont les bénéficiaires ultimes du programme."}, {"bbox": [96, 1161, 1134, 1374], "category": "Text", "text": "Les autorités de Côte d'Ivoire (détenteurs d'obligations) : (i) la Primature, qui assure la coordination des dossiers liés au développement durable et (ii) les ministères techniques et agences concernées, notamment :\n(1) le ministère des eaux et forêts, y compris les services décentralisés du ministère et la Société de Développement des Forêts (SODEFOR)²⁵, (2) le ministère de l'Environnement et l'Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR)²⁶, ainsi que les ministères (3) de l'Agriculture, (4) des Ressources animales et halieutiques, (5) du Commerce et de l'industrie, (6) du Budget et du portefeuille de l'état, (7) du Plan et du développement et (8) de l'Administration du territoire et de la décentralisation. Le ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant sera également pris en compte comme l'un des principaux détenteurs d'obligations."}, {"bbox": [85, 1509, 1144, 1552], "category": "Footnote", "text": "²⁴ La création de l'Agence Ivoirienne de Sécurité Sanitaire des Aliments (AISSA) a été proposée par l'Organisation Mondiale de la Santé en 2010 au ministère de la Santé dans le cadre du Plan d'Actions National de Sécurité Sanitaire des Aliments (PANSSA) couvrant la période quinquennale 2011-2015."}, {"bbox": [85, 1552, 1144, 1625], "category": "Footnote", "text": "²⁵ Dans le domaine rural, où la priorité est en principe donnée à l'agriculture, l'espace forestier est géré par le ministère des Eaux et Forêts. Les 234 forêts classées, appartenant au domaine forestier permanent privé de l'État sont gérées depuis 1992, par la SODEFOR, pour le compte de l'État. Quant aux forêts du domaine forestier public de l'État (parcs nationaux et réserves naturelles), elles sont gérées par l'OIPR (Office ivoirien des Parcs et Réserves)."}, {"bbox": [85, 1625, 137, 1643], "category": "Footnote", "text": "²⁶ Idem"}, {"bbox": [1029, 1680, 1144, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 sur 30"}]