[{"bbox": [133, 152, 1115, 179], "category": "List-item", "text": "- L'adoption de la loi n°2018-571 du 13 juin 2018 relative à la lutte contre le Trafic Illicite de Migrants ;"}, {"bbox": [133, 179, 1133, 206], "category": "List-item", "text": "- L'élaboration de la stratégie et du plan d'action national de lutte contre la traite des personnes 2022-2025;"}, {"bbox": [133, 206, 1133, 284], "category": "List-item", "text": "- L'élaboration du Mécanisme national de Référencement (MNR) et des Procédures opérationnelles standards de prise en charge des victimes de traite adoptés le mercredi 14 septembre 2022 par le Gouvernement ivoirien en Conseil des ministres."}, {"bbox": [97, 311, 1122, 363], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, la Côte d'Ivoire dispose de trois organes gouvernementaux entièrement ou partiellement chargés de la mise en œuvre de la lutte contre la traite des êtres humains:"}, {"bbox": [133, 391, 804, 417], "category": "List-item", "text": "1. Le Comité national de Lutte contre la Traite des Personnes (CNLTP)"}, {"bbox": [133, 417, 1040, 444], "category": "List-item", "text": "2. Le Comité interministériel de lutte contre la traite, l'exploitation et le travail des enfants (CIM)"}, {"bbox": [133, 444, 1016, 471], "category": "List-item", "text": "3. Le Comité national de Surveillance des Actions de Lutte contre le travail des Enfants (CNS)"}, {"bbox": [97, 496, 1133, 711], "category": "Text", "text": "L'enjeu de la lutte contre le trafic illicite de migrants (TIM) et la traite des êtres humains (TEH) dans le cadre de la lutte contre la criminalité transnationale organisée constitue un point d'attention majeur pour la communauté internationale tant sur le plan humanitaire (au niveau quantitatif et au regard du traitement réservé aux victimes) que sous l'angle des avoirs criminels générés par les réseaux, du blanchiment de l'argent du crime et du financement des activités criminelles et du terrorisme qu'ils permettent. Malgré l'engagement des autorités nationales dans la lutte contre les réseaux criminels organisés, la réponse opérationnelle des services spécialisés ivoiriens reste encore en deçà des enjeux de la lutte contre les passeurs et les trafiquants, de l'assistance aux personnes vulnérables et de la protection des victimes de la traite."}, {"bbox": [85, 751, 399, 782], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [97, 797, 377, 824], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes :"}, {"bbox": [97, 849, 1133, 1060], "category": "Text", "text": "Compte tenu de sa position géostratégique et du partage de ses frontières avec des pays tels que le Ghana, le Burkina Faso, ou la Guinée, et la proximité avec le Togo, le Bénin, le Nigeria, la Côte d'Ivoire est confrontée aux flux migratoires mixtes. Considérée comme un pays d'origine, de transit et de destination, la Côte d'Ivoire est exposée à la migration irrégulière, à la traite des êtres humains et au trafic illicite de migrants. Aussi, la complexité de ces phénomènes contribue aux difficultés de poursuivre convenablement les trafiquants, mais surtout de procéder aisément à l'identification des victimes ainsi qu'à leur prise en charge holistique. Par ailleurs, la question des réfugiés, de l'apatridie et plus globalement de l'état civil, très présente en Côte d'Ivoire, peut accroitre la vulnérabilité à la traite des êtres humains."}, {"bbox": [97, 1085, 1133, 1166], "category": "Text", "text": "À ce jour, le pays ne dispose toujours pas d'une politique migratoire qui permettrait de coordonner de manière holistique la gestion de la migration, bien que des avancées aient récemment eu lieu, grâce à la coopération avec l'OIM."}, {"bbox": [97, 1193, 1133, 1566], "category": "Text", "text": "Dans le domaine de la lutte contre la traite des êtres humains au niveau national, des efforts ont été menés au niveau du renforcement des unités opérationnelles chargées de lutter contre ce phénomène, ainsi que par l'Unité de lutte contre la criminalité qui a bénéficié récemment du recrutement de 200 personnes et l'ouverture de ses deux premiers bureaux annexes à Bouaké et Korhogo. Les effectifs dédiés à la traite des êtres humains (TEH) seront d'une trentaine d'ici à 2024, offrant à l'Unité de lutte contre la criminalité transfrontalière organisée (UCT) une force de frappe sans précédent dans la lutte contre les filières de traite des êtres humains sur le territoire ivoirien. Cependant, malgré les textes adoptés en matière de TIM/TEH en 2016 et 2018, leur appropriation par les acteurs qui en assurent l'application demeure encore perfectible. De plus, la chaîne pénale nécessite d'être renforcée afin que les enquêtes débouchent sur des procédures et des condamnations. Dans le même temps, la prise en charge des victimes repose encore sur des accords ad-hoc avec des centres d'accueil d'ONGs et devrait faire l'objet d'une véritable appropriation par les autorités nationales en charge. Ceci pose également un problème, du fait que la Côte d'Ivoire dispose de trois organismes gouvernementaux ayant dans leurs mandats la lutte contre la traite et il convient donc de clarifier les rôles et les responsabilités de chacun afin de s'assurer de la mise en œuvre efficace et effective du dispositif national."}, {"bbox": [1029, 1681, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 23"}]