[{"bbox": [98, 154, 385, 179], "category": "Section-header", "text": "## Dimension environnementale"}, {"bbox": [96, 199, 1133, 484], "category": "Text", "text": "Les forêts de Côte d'Ivoire couvrent actuellement 9,3 % du territoire, contre 24 % en 1990. Au cours des 50 dernières années, le pays a perdu 70 % de couvert forestier dans les forêts classées¹¹ et en moyenne 30 % de couvert forestier dans les aires protégées. Le taux de déforestation de la Côte d'Ivoire a varié entre 2 et 3 % par an au cours des quinze dernières années et est parmi les taux les plus élevés du continent africain. À ce rythme, la Côte d'Ivoire pourrait être entièrement déboisée d'ici 2034. La conversion des forêts en terres agricoles, et en particulier pour la culture du cacao, a été identifiée comme le principal moteur de la déforestation dans le pays. La majorité de l'exploitation forestière se fait de façon informelle : la production nationale de bois est estimée à 1,9 million de m³ (correspondant à 3.9 M³ en bois brut). Une étude du Centre pour la recherche forestière internationale (Center for International Forestry Research ou CIFOR) en 2020 a estimé que 73 % de cette production est informelle / illégale."}, {"bbox": [96, 501, 1133, 700], "category": "Text", "text": "Bien qu'il n'y ait pas de consensus entre les parties prenantes sur cette question, différentes sources estiment qu'entre 15 % et 25 % de la superficie cacaoyère cultivée se situe en zone forestière. Les données issues du recensement et de la géolocalisation des planteurs de cacao achevé en 2021 par le Conseil du Café Cacao (CCC) indiquent que 15 % des exploitants recensées se situent en forêts classées. D'autres études basées sur l'analyse d'images satellitaires estiment que les surfaces occupées par la production de cacao représentent 23 % du domaine forestier de l'État. L'inventaire forestier conclu en 2021 évalue à 36,2 % les surfaces de cacao dans les forêts classées, et à 4,8 % dans les aires protégées."}, {"bbox": [96, 718, 1133, 831], "category": "Text", "text": "Enfin, l'insécurité foncière et juridique, autour de la propriété de l'arbre en Côte d'Ivoire représente un risque majeur vis-à-vis des pratiques d'agroforesterie et de reboisement. Une fois ces insécurités levées, le potentiel de développement de ces pratiques s'avère considérable et peut alors certainement rencontrer l'intérêt du secteur privé qui entend accompagner les efforts de l'État en la matière."}, {"bbox": [98, 850, 389, 875], "category": "Section-header", "text": "## Dimension gouvernance verte"}, {"bbox": [96, 895, 1133, 951], "category": "Text", "text": "Les instruments de la gouvernance et de la finance verte voient leur développement s'accélérer sous la pression d'une lutte contre le changement climatique qui englobe désormais tous les secteurs de l'économie."}, {"bbox": [96, 969, 1133, 1193], "category": "Text", "text": "La gouvernance verte en Côte d'Ivoire est encore à renforcer. Elle se heurte aux faiblesses inhérentes du système de gestion des finances publiques qui peine à sortir d'une approche « moyen » pour pleinement embrasser une approche « résultat » à travers les budgets-programmes notamment. Pourtant, les potentialités d'une meilleure allocation des ressources sur ce sujet sont réelles et il importe de pouvoir travailler dessus. De la même manière, un plus grand effort sur la mobilisation des ressources domestiques est essentiel pour pouvoir dégager les ressources nécessaires à la transition économique et écologique. L'adoption des instruments de la gouvernance verte se révèle enfin primordiale pour pouvoir faciliter l'arrivée des instruments de la finance verte en Côte d'Ivoire."}, {"bbox": [96, 1214, 1133, 1439], "category": "Text", "text": "S'agissant du marché des crédits carbone volontaires, il rencontre, pour l'instant, de multiples obstacles en raison, principalement, de la nécessité de construire une architecture réglementaire, d'identifier les projets susceptibles de remplir les conditions requises et de trouver les développeurs capables de mobiliser les financements nécessaires pour mener à bien ces projets, qui sont dans bien des cas de grande envergure et s'inscrivent sur une très longue durée. Différentes mesures doivent être mises en place pour assurer l'efficacité de la stratégie bas carbone du pays, dont l'élaboration d'un texte de loi pour doter le pays d'un cadre réglementaire institutionnel. Cela devrait permettre à l'État de se doter d'une entité de suivi de l'ensemble des questions spécifiquement liées à la tarification du carbone et au suivi des émissions de CO2."}, {"bbox": [96, 1459, 1133, 1544], "category": "Text", "text": "Sur les obligations vertes, la Côte d'Ivoire est identifiée, au niveau continental, comme un candidat potentiel au développement de cet outil de financement. Cela se révèle particulièrement important dans le cadre (i) du financement des engagements climatiques et environnementaux du pays et (ii) de sa stratégie de diversification de"}, {"bbox": [85, 1603, 1143, 1645], "category": "Footnote", "text": "¹¹ Les forêts classées sont des espaces du domaine rural qui ont été classées en réserve forestières pour en réserver l'exploitation et où est interdite toute autre activité agricole. Ce classement est très largement contourné et les forêts classées sont devenues des plantations agricoles « comme les autres »."}, {"bbox": [1019, 1680, 1142, 1704], "category": "Page-footer", "text": "Page 10 sur 41"}]