[{"bbox": [96, 152, 1133, 233], "category": "Text", "text": "en juin 2023 donne un état exhaustif et récent de la situation macroéconomique, de la politique fiscale, de la gestion de la dette, etc. L'analyse portée par le FMI confirme l'éligibilité de la Côte d'Ivoire à l'instrument d'appui budgétaire en faisant ressortir les caractéristiques suivantes."}, {"bbox": [96, 258, 1133, 525], "category": "Text", "text": "Le développement économique de la Côte d'Ivoire durant les dix dernières années a été remarquable, avec une croissance bien supérieure à ses pairs, une réduction significative de la pauvreté et un accès accru aux prestations de base. Dirigé par les trois plans nationaux de développement (PND) consécutifs de 2012-2015, 2016-2020, et 2021-2025, la croissance réelle a été en moyenne proche de 8 % pour les 8 ans précédant la pandémie et était aussi bien au-dessus de ses pairs pour la période 2012-22. Elle était surtout tirée par la consommation privée et par l'investissement à la fois public et privé du côté de la demande, et par les secteurs des transports, des télécommunications et le commerce de détail du côté de l'offre. L'inflation est restée faible, en moyenne moins de 2 % durant la même période. Alors que le revenu par habitant a augmenté, la pauvreté a été réduite de 44 % à 39,5 % de 2015 à 2018-2019 avec une diminution des inégalités (le coefficient de Gini a diminué de 3 points de pourcentage) et une amélioration de l'accès à l'eau et électricité²⁰."}, {"bbox": [96, 550, 1133, 870], "category": "Text", "text": "Néanmoins de sérieuses contraintes persistent et nuisent à une transformation plus profonde de l'économie. Les indicateurs sociaux de variation dans l'éducation et la santé, en particulier l'espérance de vie, ont chuté par rapport à ses pairs. Simultanément, la mobilisation des recettes intérieures reste faible et inférieure à la moyenne pour les groupes des pays comparables, restreignant fortement l'espace budgétaire pour les dépenses sociales prioritaires et les investissements dans les infrastructures. Ces défis ont été aggravés par le triple choc de la pandémie de COVID-19, les retombées négatives de la guerre en Ukraine et le resserrement monétaire mondial rapide. Bien que la croissance ait fortement rebondi après le choc initial de la pandémie, les déséquilibres macroéconomiques se sont considérablement creusés, augmentant les besoins de financement. Alors que la Côte d'Ivoire a maintenu l'accès au marché mondial pendant la pandémie, le resserrement financier mondial dans un contexte d'aversion accrue pour le risque des investisseurs à la suite de la guerre en Ukraine et de la hausse des taux d'intérêt des économies avancées, a forcé l'abandon d'un recours aux émissions sur les marchés nationaux et régionaux ainsi qu'aux prêts commerciaux extérieurs, avec l'émission d'euro-obligations prévue pour 2022."}, {"bbox": [96, 894, 1133, 1054], "category": "Text", "text": "L'économie ivoirienne reste également vulnérable à des risques externes tels que les fluctuations des cours des produits agricoles et extractifs, les conditions climatiques, les risques sécuritaires mondiaux et régionaux ainsi qu'un resserrement des marchés financiers régionaux et internationaux. Les déséquilibres macroéconomiques se sont considérablement creusés, augmentant ainsi les risques pesant sur la viabilité des finances publiques et de la dette et épuisant également les réserves de change régionales avec le risque d'avoir avec une marge de manœuvre très limitée pour absorber les chocs futurs"}, {"bbox": [96, 1080, 1133, 1240], "category": "List-item", "text": "- **Le déficit budgétaire** : Malgré l'amélioration continue du recouvrement global des recettes fiscales grâce à la réforme de l'administration fiscale, le déficit budgétaire de 2022 est estimé à 6,8 % de PIB, 2 points de pourcentage du PIB inférieur au budget initial et en hausse par rapport à 4,9 % du PIB en 2021. Cela reflète principalement (i) la hausse des dépenses de sécurité et à la fois (ii) la baisse des recettes fiscales liée aux abandons de taxes afin de freiner la pression sur les prix des produits pétroliers ainsi que les subventions aux divers secteurs touchés par la guerre de la Russie en Ukraine."}, {"bbox": [96, 1265, 1133, 1502], "category": "List-item", "text": "- **La viabilité de la dette** : Le stock de la dette publique a atteint près de 57 % du PIB en 2022 contre environ 51 % du PIB en 2021. Le service de la dette a également fortement augmenté avec à la fois des paiements d'intérêts plus élevés et des maturités plus courtes du fait du recours à l'emprunt et le resserrement du marché international et régional ainsi que la dépréciation du taux de change vis-à-vis du dollar américain. En conséquence, les risques de soutenabilité de la dette se sont aggravés. Le ratio service de la dette-recettes se rapprochera du seuil de risque élevé en 2024 et en 2025, soulignant l'importance de l'accélération continue des efforts de mobilisation des recettes intérieures. **La note de risque souverain de la Côte d'Ivoire reste l'une des plus élevées de la région sub-saharienne. Les autorités ont confirmé qu'elles n'avaient pas d'arriérés extérieurs.**"}, {"bbox": [96, 1531, 1133, 1585], "category": "List-item", "text": "- **Le déficit du compte courant de la balance des paiements et les réserves de change régionales** : La détérioration des termes de l'échange dans un contexte de demande intérieure robuste a poussé le compte"}, {"bbox": [86, 1619, 654, 1644], "category": "Footnote", "text": "²⁰ World Bank 2023, “Évaluation de la pauvreté en Côte d’Ivoire-Rapport principal”."}, {"bbox": [1019, 1680, 1142, 1704], "category": "Page-footer", "text": "Page 17 sur 41"}]