[{"bbox": [96, 153, 1135, 324], "category": "Text", "text": "exclus du champ traditionnel de la protection sociale. Malgré la mise en place de nouveaux mécanismes et instruments de protection sociale, des défis majeurs subsistent pour élargir le champ de la protection sociale, et plus spécifiquement l'assurance sociale (CMU et RSTI), au secteur informel qui concentre plus de 80 % des emplois, y compris dans les zones rurales du pays. Le renforcement du système de l'assurance sociale, à travers une extension effective de la CMU et du RSTI aux travailleurs du secteur informel et des couches défavorisées, y compris en zones rurales, reste déterminant pour jeter les bases d'un développement inclusif et durable."}, {"bbox": [96, 340, 1135, 598], "category": "Text", "text": "Un diagnostic mené récemment dans la région de la Nawa, où des programmes de promotion de la CMU ont été déployés par plusieurs partenaires techniques et financiers, illustre bien l’ampleur des difficultés. Ses conclusions peuvent être raisonnablement étendues à l’ensemble de la zone cacaoyère et aussi, peut-être avec certains ajustements, aux autres zones de cultures de rente complémentaires (café, anacarde, huile de palme, hévéa). Parmi les exploitants inscrits, seule une minorité (20,5 %) a reçu sa carte d’assuré et une proportion encore plus faible (8.4 %) a démarré le paiement de ses cotisations. Les petits exploitants immatriculés au travers du projet pilote d’Accel Africa sont les plus nombreux à disposer de leur carte (28 %) alors que les autres catégories d’exploitants sont confrontées à des réelles difficultés pour accéder à ces cartes d’assurés essentiels pour pouvoir bénéficier des services de prise en charge de la CMU."}, {"bbox": [96, 614, 1135, 812], "category": "Text", "text": "L'entrée en vigueur des règles européennes va accélérer la mise en place d'un **système de traçabilité** – qu'il s'agisse de la déforestation ou du travail des enfants – qui couvre l'ensemble des exportations vers l'Europe. Les entreprises engagées dans l'achat du cacao ont entrepris depuis quelques années de mettre en place des procédures de traçage des productions, mais celles-ci sont fort loin d'être suffisantes. Selon l'initiative Trase, l'origine de plus de 55 % du cacao de Côte d'Ivoire est impossible à identifier, soit parce qu'il est acheté indirectement par des négociants auprès d'intermédiaires locaux, soit parce qu'il est exporté par des négociants qui ne divulguent aucune information sur leurs fournisseurs."}, {"bbox": [96, 830, 1135, 948], "category": "Text", "text": "**Les coopératives de producteurs** vont être des acteurs incontournables pour la mise en œuvre des mécanismes de traçabilité de la production. Toutefois, il existe une disparité très importante dans la structuration et la qualité de gestion des coopératives. Les moyens des structures d'appui technique pour l'accompagnement aux bonnes pratiques agricoles et à la professionnalisation des coopératives sont insuffisants."}, {"bbox": [96, 960, 1135, 1135], "category": "Text", "text": "À ce jour, l'adhésion à une coopérative fournit à l'exploitant un certain nombre d'appuis productifs et non productifs. L'appui le plus fréquemment cité dans une étude récente menée dans la zone cacao est la fourniture d'intrant tels qu'engrais et pesticides (44,3 % des appuis reçus), puis viennent le paiement des primes et ristournes à la production (26,2 %), les séances de formation et/ou de renforcement des capacités (17,2 %) et de manière plus marginale des appuis financiers sous forme de crédit de financement de campagne (8,6 %). Les appuis communautaires sont sporadiques (3,7 %)."}, {"bbox": [96, 1151, 1135, 1292], "category": "Text", "text": "**Le travail des enfants** en Côte d'Ivoire, et notamment dans le secteur agricole, est un problème de longue date qui touche environ deux millions d'enfants. Ce phénomène est ancré dans la pauvreté, les normes sociales, l'accès inadéquat aux services sociaux de base et au travail décent ; et est exacerbé par l'effet des dynamiques migratoires anciennes et actuelles. Le nombre d'enfants qui travaillent dans les plantations de cacao est estimé à environ 800 000."}, {"bbox": [96, 1307, 1135, 1622], "category": "Text", "text": "De plus, un certain nombre de ces enfants n'ont pas « d'identité légale », leur naissance n'ayant jamais été déclarée aux autorités, il est estimé que dans les régions productrices de cacao de l'ouest et du centre-ouest de la Côte d'Ivoire, ce sont entre 40 % et 50 % des naissances qui ne sont pas enregistrées. Sans documentation, les enfants sont plus vulnérables au travail des enfants, au trafic d'être humain et aux autres formes d'exploitation. L'extrait de naissance est obligatoire pour fréquenter l'école secondaire et, par conséquent, les enfants non enregistrés sont fortement susceptibles d'abandonner l'école et de travailler dans les plantations. Finalement, quand l'enfant devient adulte, la sécurisation de l'identité juridique et de la nationalité va être importante pour faciliter l'accès à certaines mesures de protection sociale, et aussi pour réduire la vulnérabilité socioéconomique de sa future famille (par exemple en matière de sécurisation foncière, accès au crédit, etc.). Une étude réalisée en 2019 indiquait que la prévalence globale du travail des enfants dans les zones de production de cacao en Côte d'Ivoire et au Ghana n'avait pas sensiblement diminué au cours des dix dernières années."}, {"bbox": [1029, 1679, 1142, 1704], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 sur 41"}]