[{"bbox": [96, 179, 1134, 416], "category": "Text", "text": "L'accès des filles et des jeunes femmes à la formation professionnelle à Madagascar est limité par les stéréotypes sociaux, le coût de la formation, les risques de violences et des pratiques culturelles comme le mariage précoce des filles. Ainsi, les jeunes filles qui accèdent à l'ETF P, déjà peu nombreuses, ne font pas partie de la frange la plus défavorisée de la population, à savoir celle qui vit dans les zones enclavées du pays. De surcroit, les jeunes femmes diplômées n'ont pas les mêmes possibilités que les garçons sur le marché du travail. La majorité des filles suivent des formations professionnelles dans les services, alors que la plupart des garçons s'inscrivent en génie civil ou industriel. Avec pour principales raisons l'insuffisance des compétences de base des filles, les coûts directs et indirects de l'inscription, la méconnaissance de l'utilité de la formation, la méconnaissance des métiers possibles, etc."}, {"bbox": [96, 444, 1134, 683], "category": "Text", "text": "La gestion au quotidien des institutions de formation professionnelle est peu efficace. D'une part, les directeurs des centres, en grande majorité des hommes, nécessitent des formations et un appui technique en management, renforcé par un échange de bonnes pratiques entre pairs. D'autre part, les capacités des formateurs sont limitées, non seulement en termes de capacités pédagogiques, compétences techniques, aptitude et propension à proposer des apprentissages pratiques, orientation vers le marché du travail et expérience de l'entrepreneuriat, mais également en termes de mise en œuvre de l'égalité des genres. Le système dans son ensemble offre peu de places et les filles sont minoritaires dans les métiers techniques. Les centres de formation professionnelle publics ne disposent pas de politique claire pour prévenir et répondre aux violences basées sur le genre. Il est nécessaire d'ouvrir les centres de formation au secteur privé et à la Société civile."}, {"bbox": [96, 709, 1134, 946], "category": "Text", "text": "L'administration publique de la formation professionnelle n'a pas intégré la « budgétisation genre » dans le processus budgétaire, ce qui freine l'intégration de la dimension de genre dans la gestion des finances publiques. Parmi les défis les plus importants figure un sous-investissement public systémique et visible dans le secteur de l'EFTP, tant en ressources humaines (formation et accompagnement) qu'en infrastructures et en équipement. Une faible appropriation des différentes directives-cadres par les parties prenantes est généralement notée. La coordination des acteurs de l'ETF P est insuffisante et les stratégies cibles pour les prestataires et acteurs ne sont pas standardisées. Les outils de suivi des interventions en formation professionnelle et en genre sont mal utilisés voire incomplets. La participation des adolescents et des jeunes garçons et filles aux programmes qui les concernent est faible."}, {"bbox": [96, 974, 1134, 1240], "category": "Text", "text": "En outre, concernant les personnes vivant avec un handicap, bien que Madagascar ait ratifié la Convention relative aux droits des personnes en situation de handicap (PESH) et dispose d'un cadre juridique national, il demeure nécessaire d'en rappeler les tenants et aboutissants en matière de droits généraux et d'accès à l'emploi pour souligner l'étendue des engagements que les pouvoirs publics et toutes les parties prenantes au handicap se doivent de prendre. Le taux d'abandon scolaire des PESH après le primaire est très élevé, non seulement à cause de la précarité des revenus des ménages, mais aussi et surtout parce que la majorité des établissements scolaires refusent d'intégrer des PESH en leur sein – sauf s'ils ne présentent qu'un léger handicap moteur. En plus de la discrimination exercée par les établissements scolaires et la société en général vis-à-vis des PESH, et en particulier des femmes PESH, le manque d'information et de formation sur le handicap est également l'une des causes expliquant leur faible intégration scolaire et professionnelle⁸."}, {"bbox": [96, 1267, 1134, 1322], "category": "Text", "text": "Indication des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action :"}, {"bbox": [96, 1347, 1134, 1480], "category": "Text", "text": "Le cadre institutionnel pour le genre dans la formation professionnelle est articulé autour du Ministère de l'Enseignement Technique et de la formation professionnelle (METFP), qui coopère sur les questions de genre avec le Ministère de la Population, de la Protection Sociale et de la Promotion de la Femme (MPPSPF), le Ministère de la Justice, le Ministère de la Santé Publique, le Ministère de l'éducation Nationale (MEN), le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESUPRES) et le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat)."}, {"bbox": [96, 1505, 1134, 1560], "category": "Text", "text": "Le METFP comprend des unités centrales, des directions régionales (DRETFP) et des centres de formation sous tutelle. Il dispose de peu de ressources. Les centres n'ont pas de place pour accueillir des élèves supplémentaires"}, {"bbox": [85, 1594, 1144, 1647], "category": "Footnote", "text": "⁸ Étude sur l’intégration professionnelle des personnes en situation de handicap à Madagascar, Association des Femmes Handicapées de Madagascar (2018)"}, {"bbox": [1030, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 29"}]