[{"bbox": [96, 153, 1134, 208], "category": "Text", "text": "en compte au cas par cas, les synergies et opportunités à développer avec les autres programme en cours, notamment dans les secteurs routier (menaces et opportunités pour les AP), énergie, et formation professionnelle."}, {"bbox": [84, 229, 397, 261], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 287, 387, 316], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [96, 327, 1135, 673], "category": "Text", "text": "Les coûts de gestion annuels moyens des aires protégées du SAPM varient entre 4 USD et 10 USD/ha, selon les estimations et les typologies d'AP avec un coût à l'hectare légèrement inférieur pour les AMP, soit, considérant les 7,6 millions d'hectares d'aires protégées, un coût d'environ 76 millions USD/an pour l'ensemble du réseau (selon des estimations de la Banque Mondiale, FAPBM, MNP), alors que les ressources financières issues de l'écotourisme et des autres types de valorisation sont infimes – et fluctuantes, comme constaté au cours de l'épidémie COVID –, sauf pour une dizaine de parcs phares. De façon encore trop méconnue, les investigations récentes (livre blanc FAPBM) sur l'intérêt à « investir » dans la préservation des AP (min 76 Millions USD /an) indiquent que la valeur économique estimée du maintien de tous les services rendus par ces AP à l'échelle globale a été évaluée à 572 millions USD/an. Avec des contributions moyennes des partenaires de l'ordre de 50 à 60 millions USD annuels (incluant des appuis spécifiques à la biodiversité), le gap de financement de base pour l'ensemble des AP se monte à plus de 16 millions USD/an. C'est ainsi que l'orientation stratégique de la Stratégie et Plan National pour la Biodiversité de Madagascar pour l'atteinte de la cible 11 du cadre d'Aichi (la cible relative aux aires protégées) est focalisée sur la mise en place de mécanismes de gestion et de financement durable."}, {"bbox": [96, 698, 1135, 1442], "category": "Text", "text": "Sur le plan institutionnel, il est constaté une faiblesse des institutions publiques et parapubliques existantes, malgré l'émergence d'initiatives intéressantes telles que les fonds de la FAPBM bien intégrés dans des réseaux internationaux (source : https://www.afd.fr/fr/ressources/evaluation-des-contributions-de-lafd-et-du-ffem-des-fonds-fiduciaires-de-conservation-de-la-biodiversite-2005-2019). La stratégie nationale (Plan Emergence Madagascar) avait beaucoup misé sur le tourisme en tant que levier de réduction de la pauvreté et de conservation de la biodiversité, mais ce secteur a montré sa vulnérabilité et ses limites au cours de la pandémie de COVID. La fragilisation des institutions en charge de la conservation s'est concrétisée par, d'une part l'absence de recettes touristiques, qui contribuaient jusqu'à plus de 10% du fonctionnement du réseau d'aires protégées de Madagascar National Parks. D'autre part, cette institution a subi un anéantissement des contributions nationales convenues dans le fonctionnement de ces fonds, à l'instar de la contribution au fonctionnement de Madagascar National Parks de 2019 à 2022, alors que des réformes drastiques d'optimisation de coûts de fonctionnement ont déjà été mises en place. Concernant les ressources humaines, pour référence, Madagascar disposait en 2021 de 350 agents forestiers dans le pays, soit un agent pour couvrir 25 000 hectares. Les conditions de travail sont caractérisées par un fort niveau d'enclavement, des équipements minimaux et une insécurité croissante compte tenu de fortes pressions (mines artisanales, défrichements, trafics de ressources naturelles, etc.). Par ailleurs, la lutte contre des trafics de ressources naturelles organisés par des réseaux internationaux organisés nécessite des appuis conséquents en matière de gouvernance. En outre, les déficits sur des compétences spécifiques peuvent être à l'origine de situations graves, tels que le rejet de poursuite de délinquants environnementaux portés auprès des tribunaux pour vice de forme des procès-verbaux dressés, ou des difficultés à traiter des enjeux nouveaux. La durabilité des investissements dans la conservation et la gestion des aires protégées est ainsi conditionnée par plusieurs facteurs, dont (i) la viabilité des institutions nationales en charge de l'appui et de la gestion de ces aires et la mise à l'échelle de leurs capacités de gestion compte tenu des engagements nationaux et internationaux en faveur de l'extension des AP ; (ii) la disponibilité et la compétence des ressources humaines affectées à la gestion de ces AP, dont à traiter des sujets nouveaux tels que la maîtrise des mécanismes de financement innovants ou les approches de gestion d'aires marines ; (iii) le développement des capacités organisationnelles et financières des institutions présentes selon des standards internationaux reconnus pour bénéficier de fonds de diverses origines (secteur privé, fonds d'adaptation, fonds climat, etc.) ; (iv) des capacités immédiates à endiguer la destruction rapide du capital naturel du pays, à travers des instruments d'intervention d'urgence."}, {"bbox": [96, 1466, 1135, 1628], "category": "Text", "text": "D'un point de vue socio-économique, la dégradation des sols, le tarissement des sources et la disparition de la biodiversité et du couvert forestier impacteraient directement les communautés riveraines, et seraient à l'origine de vagues de migrations vers d'autres aires protégées et de conflits territoriaux. L'action contribuerait à limiter ces impacts et de réduire les inégalités internes au pays, qui est actuellement en défaveur du Sud-est et du Grand Sud. En effet, la conservation des aires protégées permettrait de meilleures conditions de productivité (eau d'irrigation, sols non dégradés, microclimats favorables, meilleur équilibre permettant une reproduction des espèces"}, {"bbox": [608, 1683, 622, 1703], "category": "Page-footer", "text": "8"}]