[{"bbox": [96, 153, 1134, 313], "category": "Text", "text": "développement et d'identification par le secteur privé. L'action privilégiera les installations de moins de 5 MW de puissance. Dans une seconde composante, il s'agira d'œuvrer pour la mise à disposition des moyens financiers adaptés pour le financement de ces projets auprès de développeurs privés indépendants avec des prêts mis à disposition par une ou plusieurs institutions financières partenaires de l'Union européenne. Dans la mesure du possible, les investissements en énergie durable seront priorisés dans les paysages clés pour la conservation et le développement (PCCD) définis par l'initiative NaturAfrica."}, {"bbox": [85, 353, 374, 385], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [115, 407, 275, 433], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 452, 1134, 745], "category": "Text", "text": "La consommation d'énergie au Cameroun reste modeste en comparaison de celle des pays industrialisés (0,37 tonnes d'équivalent pétrole - tep - par habitant au Cameroun contre 3 tep par habitant dans les pays de l'UE en 2020²). Cette faible consommation d'énergie s'explique, entre autres, par la faible proportion des activités économiques productives intensives en énergie dans l'économie camerounaise. Si le Cameroun dispose de ressources suffisantes pour développer son économie et répondre aux besoins matériels croissants de la population, il est important que les choix établis en matière de développement des infrastructures n'augmentent pas la dépendance aux énergies fossiles de l'économie camerounaise, notamment pour la production industrielle et le développement des services. Il s'agit de permettre au secteur énergétique d'augmenter suffisamment les moyens énergétiques décarbonés pour accompagner une demande croissante. Or, le pays dispose de sources d'énergies renouvelables (EnR) suffisantes pour accompagner un développement économique vert, en augmentant sa production d'électricité."}, {"bbox": [96, 754, 1134, 890], "category": "Text", "text": "La capacité de production électrique du Cameroun (1,7 GW³ installés) se caractérise par une forte présence de l'hydroélectricité qui représentait 46% des capacités installées en 2020⁴. L'hydroélectricité est une forme peu carbonée de production électrique. Cette pénétration de la grande hydroélectricité est appelée à évoluer positivement avec l'entrée en production de plusieurs grands barrages (Memve'ele 211 MW⁵, partiellement raccordée en 2021 et Nachtigal, 420 MW, prévu pour 2024)."}, {"bbox": [96, 900, 1134, 1218], "category": "Text", "text": "D'autre part, la Contribution Déterminée au Niveau national révisée (CDN) du Cameroun⁶ établit, parmi les actions d'atténuation, l'objectif de quadrupler la capacité de production d'électricité à l'Horizon 2035 pour passer à 6 GW, principalement grâce à l'hydroélectricité, et d'accroitre l'utilisation des énergies renouvelables dans la production d'électricité, en adoptant un plan de développement des énergies renouvelables portant à 25% la part des EnR dans le mix électrique et en assurant la mise en place d'un cadre incitatif pour le développement des EnR. L'Autorité de Régulation du Secteur de l'Electricité (ARSEL) établit ainsi la décomposition suivante attendue de la part de chaque EnR : Mini-hydro (puissance installée inférieure à 5 MW) 11%, Biomasse : 7%, Solaire : 6%, Eolien : 1%.⁷ Il faut noter que la réglementation camerounaise définit comme d'origine renouvelable les capacités de production hydroélectrique unitaires inférieures à 5 MW et adopte alors le terme de « Mini-hydro ». Dans ces conditions, les puissances électriques à installer en énergies propres peuvent être estimées à plus de 3 000 MW d'ici 2030 et si l'on s'en tient aux objectifs annoncés, 600 MW de sites Mini-hydro (soit plus de 120 centrales) et 400 MWc de centrales solaires."}, {"bbox": [96, 1231, 1134, 1419], "category": "Text", "text": "Le système électrique du Cameroun se caractérise par l'existence de 3 grands réseaux de tailles différentes en cours d'interconnexions mutuelles. Le Réseau Interconnecté Est (RIE) supporte une puissance installée modeste (25 MW environ). Il est connecté depuis fin 2022 au Réseau Interconnecté Sud (RIS), principal réseau du pays alimentant les villes de Douala et Yaoundé, d'une capacité d'environ 1200 MW, sur lequel se raccordent les grands barrages hydroélectriques (Edéa, Song Loulou, Mem'vele, Nachtigal fin 2023). Enfin l'interconnexion du Réseau Interconnecté Nord (RIN), avec une puissance installée de 150 MW environ, est prévue avec le RIS pour 2025 – 2026. À noter qu'une vingtaine de villes secondaires du pays sont toujours desservies par des réseaux isolés dont"}, {"bbox": [85, 1461, 477, 1487], "category": "Footnote", "text": "² Energy Statistics Data Browser, www.iea.org"}, {"bbox": [85, 1486, 222, 1510], "category": "Footnote", "text": "³ GW : gigawatt"}, {"bbox": [85, 1510, 440, 1534], "category": "Footnote", "text": "⁴ Source : Rapport d'activité ARSEL 2020"}, {"bbox": [85, 1534, 234, 1558], "category": "Footnote", "text": "⁵ MW : megawatt"}, {"bbox": [85, 1558, 1143, 1607], "category": "Footnote", "text": "⁶ Plan d'action climatique visant à réduire les émissions et à s'adapter aux effets des changements climatiques, établi par les parties signataires de l'accord de Paris, adhérentes à la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique"}, {"bbox": [85, 1607, 944, 1631], "category": "Footnote", "text": "⁷ Rapport annuel de l'ARSEL, 2020, page 15, http://arsel-cm.org/photo/arsel_rapport_annuel_2020.pdf"}, {"bbox": [1030, 1631, 1143, 1655], "category": "Page-footer", "text": "Page 4 sur 19"}]