[{"bbox": [97, 153, 1134, 340], "category": "Text", "text": "procédures ont été recensées et clarifiées lors de 3 missions de la Facilité d'Assistance Technique Energie Durable¹¹, elles ne sont pas encore intégrées ni appliquées factuellement par les institutions du secteur et il est constaté unanimement un manque de fluidité dans leur déroulement ainsi qu'un manque de clarification dans les rôles et attributions des institutions en charge de l'instruction et suivi des projets. De manière générale, il n'y a pas ou peu de concertation et de coordination entre les différents acteurs dans le choix et le suivi des projets EnR. Pourtant, l'absence d'un accès adéquat à l'énergie a des conséquences désastreuses pour les populations, et notamment les plus vulnérables majoritairement constituées de femmes et filles."}, {"bbox": [97, 350, 1134, 484], "category": "Text", "text": "Par ailleurs, les quelques expériences de mise en place de procédures de mise en concurrence (appels d'offres ou appels à projet) n'ont pas fait preuve d'une plus grande célité, chaque institution restant sur une application limitative et peu concertée de ses responsabilités régaliennes, alors qu'une implication mieux concertée et en synergie de l'ensemble des institutions nationales dans l'instruction des projets, permettrait une meilleure réactivité des services publics camerounais et une accélération des processus de développement et de mise en œuvre."}, {"bbox": [97, 496, 1134, 868], "category": "Text", "text": "Depuis la prise en compte du changement climatique et de l'impact des énergies fossiles sur le climat, les banques de développement ont décidé la mise à disposition de moyens financiers pour le développement, entre autres, de projets de production d'électricité d'origine renouvelables. Appliqué au contexte camerounais, l'accès à ces moyens financiers reste difficile. Ainsi, le « ticket d'entrée », c'est-à-dire, la dimension minimale du financement d'un projet pour que celui-ci soit considéré par une banque de développement (10 à 15 millions d'euros) est supérieure aux besoins financiers pour la construction d'une centrale Mini-Hydro (3 millions d'euros par MW environ). D'autre part, les possibilités de financement par les banques locales ne permettent pas un développement effectif des capacités de production d'électricité d'origine renouvelable en raison principalement de durées de crédit limitées et de taux de crédits élevés. L'offre locale en matière de financement de projets dans le domaine de l'énergie est très limitée et les banques commerciales camerounaises ne sont pas formées pour évaluer, gérer les risques et suivre de tels projets. Ces contraintes sont incompatibles avec des projets dont les perspectives de contrat d'achat nécessitent une structuration sur de plus longs termes (15 à 20 ans). Il est donc nécessaire d'améliorer la mise à disposition de moyens financiers adaptés au contexte spécifique du financement des projets de construction de centrales électriques d'origine renouvelable à destination des développeurs."}, {"bbox": [97, 880, 672, 908], "category": "Text", "text": "Les principales parties prenantes pour l'action envisagée sont :"}, {"bbox": [97, 919, 1134, 1186], "category": "Text", "text": "1. Les institutions camerounaises impliquées dans l'instruction et la validation des projets EnR connectés au réseau électrique. Il s'agit de permettre à ces acteurs en charge d'attribuer les autorisations, les licences et les concessions, de valider les tarifs d'achat de l'électricité produite, d'émettre une non-objection, etc., d'œuvrer dans un cadre de concertation approprié (par exemple sous forme d'un comité national des énergies renouvelables, aujourd'hui en gestation) pour l'instruction rapide de projets EnR. Il s'agit ainsi de permettre à la Direction de Energies Renouvelables et de la Maitrise de l'Energie (DERME) du Ministère de l'Eau et de l'Electricité (MINEE), d'organiser les échanges avec l'ARSEL, ENEO, l'Agence d'Electrification Rurale (AER), le Ministère de l'Environnement, et toute autre institution nécessaire, pour l'accompagnement et l'accélération des projets en cours, ainsi que pour la préparation et la réalisation de mises en marchés (appels à projet ou appels d'offres) en vue d'instruire les candidatures de développeurs potentiels de projets EnR raccordés au réseau."}, {"bbox": [97, 1197, 1134, 1411], "category": "Text", "text": "2. Les institutions financières internationales (IFI), les EDFI (Europeann Developement Financial Institutions) et les banques locales sont des interlocuteurs à intégrer dans la mise en œuvre de l'action afin de définir et établir les conditions nécessaires pour rendre disponibles des moyens financiers adaptés aux besoins des projets EnR (montant minimum disponible, durée des emprunts, taux d'intérêt, etc.). En complément de cette action, les fonds mis à disposition par INTPA dans le Fonds Européen pour le Développement Durable Plus (EFSD+) pourront être employés par les partenaires de l'Union européenne pour mobiliser les éventuelles garanties financières nécessaires. Le FDSE (Fond de Développement du Secteur de l'Electricité) récemment mis en place par le Cameroun sera aussi un outil à considérer dans le mécanisme à mettre en place pour le financement des projets."}, {"bbox": [97, 1421, 1134, 1503], "category": "Text", "text": "L'Action devrait être mise en œuvre dans la mesure du possible à travers une opération de mixage prêt-don, afin qu'une EDFI leader européenne puisse assurer la cohérence entre l'appui technique envisagé et l'adéquation des moyens financiers permis par ses capacités financières."}, {"bbox": [86, 1606, 631, 1629], "category": "Footnote", "text": "¹¹ Missions réalisées dans le cadre du contrat ENV/2013/335-152"}, {"bbox": [1030, 1631, 1143, 1655], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 19"}]