[{"bbox": [96, 152, 1136, 314], "category": "Text", "text": "Au Cameroun les MPME représentent la quasi-totalité des entreprises (99.8%) pour 73% d'emplois avec une répartition inégalitaire sur le territoire. Les deux capitales économique (Douala 33,5%) et politique (Yaoundé 23,9%) concentrent la majorité des entreprises du secteur formel. Viennent ensuite les Régions du Sud-ouest (7,0%), de l'Ouest (6,8%) et du Nord-ouest (6,3%). Les cinq (05) Régions restantes à savoir l'Extrême-Nord, le Nord, l'Adamaoua, l'Est et le Sud concentrent chacune moins de 4% des entreprises et établissements (malgré le poids démographique de l'Extrême Nord et du Nord qui ensemble représentent un tiers de la population)."}, {"bbox": [96, 350, 1136, 672], "category": "Text", "text": "Parmi les facteurs qui freinent le développement du secteur privé, on retrouve en bonne place la difficulté d'accès aux financements, confirmé par de nombreux diagnostics dont le récent diagnostic pays pour le secteur privé réalisé par la Société financière Internationale (SFI, 2022). Elle s'explique par l'inadéquation des ressources et des instruments dont dispose le système bancaire classique et de l'architecture financière locale. De plus, selon la Banque Mondiale, seulement 15% des financements au secteur privé vont au secteur agricole, principalement aux culture de rente historiques à savoir le bois, le cacao et la banane, avec 2% des PME agricoles ayant accès à une source de crédit formalisé, en raison d'un niveau de risque réel ou perçu souvent estimé trop important. Les intermédiaires financiers ne disposant pas d'expertise nécessaire pour une évaluation de risque objective, les demandeurs de prêts se voient souvent exigés des collatéraux, sujets souvent rédhibitoires à cause de l'incertitude foncière accentuée par la lenteur du système judiciaire en cas de contentieux. Un marché des capitaux existe certes mais n'est pas adapté au financement d'une économie constituée principalement de PME dont la structure et l'organisation en limitent les possibilités d'accès."}, {"bbox": [96, 708, 859, 737], "category": "Section-header", "text": "## Développement des chaînes de valeur et enjeux environnementaux et climatiques"}, {"bbox": [96, 741, 1136, 1087], "category": "Text", "text": "Les stratégies de développement du Cameroun intègrent le concept de développement durable. L'approche basée sur le développement des chaînes de valeur doit prendre en compte de manière systématique le lien avec les ressources naturelles ainsi que la problématique de la déforestation et l'exposition aux effets du changement climatique. Le développement non-durable des chaînes de valeur agricoles est un facteur important à la fois du changement climatique et de la perte de biodiversité. Il repose encore sur l'utilisation des quantités toujours croissantes d'engrais synthétiques, de pesticides, de combustibles fossiles, d'eau douce et d'autres ressources limitées. Ces aspects sont une source de pollution et de dommages aux écosystèmes et à la santé humaine. Par ailleurs, le développement de l'agriculture nécessite le recours aux ressources foncières souvent sources de conflit. L'action promouvra un développement des chaînes de valeur climato-intelligent et régénérateur par la préservation des propriétés des sols et la rétention des composants chimiques vitaux des sols. Ainsi l'action favorisera des sols plus sains pour aider à restaurer ou à maintenir le cycle naturel du carbone, augmentant la capacité du sol à séquestrer le carbone et à lutter et s'adapter au changement climatique, et réduira les émissions de gaz à effet de serre provenant de la production alimentaire."}, {"bbox": [96, 1092, 1136, 1199], "category": "Text", "text": "En même temps, l'action pourrait réduire le niveau de risque établi par le système d'évaluation comparative prévu dans le Règlement sur la Déforestation de l'UE (RDUE), qui classerait les pays ou les régions en fonction du risque de déforestation (faible, standard ou élevé), et déterminerait la fréquence des contrôles des États membres de l'UE (de diligence raisonnée simplifiée à une diligence raisonnée en trois étapes)."}, {"bbox": [96, 1204, 661, 1233], "category": "Section-header", "text": "## Environnement des affaires et compétitivités des entreprises"}, {"bbox": [96, 1236, 1136, 1477], "category": "Text", "text": "Sur le plan institutionnel prévaut une relation de méfiance entre l'administration et le secteur privé. Une fiscalité asphyxiante pour les entreprises formelles sur lesquelles repose l'essentiel de l'ambition de mobilisation des recettes domestiques pour le financement du développement et ce en raison d'une forte prédominance du secteur informel faiblement ou pas fiscalisé, ainsi que les tracasseries administrative que subissent les unités économiques et un environnement macroéconomique globalement défavorable à la compétitivité des entreprises limitent la capacité du secteur privé à impulser un développement tiré par le secteur privé. Par ailleurs, les concertations avec le secteur privé ont mis en évidence l'absence d'une facilité pour appuyer la structuration des projets d'investissement potentiellement à fort impact mais dont le soutien de partenaires est nécessaire pour la réalisation des études préalables sans lesquelles les projets ne verraient pas le jour."}, {"bbox": [96, 1514, 280, 1541], "category": "Section-header", "text": "## Inégalités de genre"}, {"bbox": [96, 1547, 1136, 1628], "category": "Text", "text": "Ces facteurs impactent encore plus les femmes et les jeunes. En outre, l'économie ne tire pas suffisamment profit du potentiel de ces catégories d'acteurs économiques qui ont des besoins spécifiques et qui donc nécessitent un accompagnement dédié et des opportunités adaptées. En effet, les indicateurs suivants (Gender landscape 2023,"}, {"bbox": [1029, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 sur 33"}]