[{"bbox": [101, 158, 1147, 266], "category": "Text", "text": "processus électoral : (i) La mise en place d'un système robuste de révision des listes électorales, (ii) Les garanties d'un processus électoral inclusif, portant une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux populations autochtones, aux électeurs déplacés internes et aux réfugiés de retour sur le territoire, (iii) La poursuite du renforcement des capacités de l'ANE et de ses démembrements (antennes régionales de l'ANE)."}, {"bbox": [101, 277, 632, 304], "category": "Text", "text": "Les objectifs spécifiques de cette action sont les suivants :"}, {"bbox": [125, 310, 1147, 364], "category": "List-item", "text": "OS1. Améliorer l'efficacité, crédibilité, fiabilité et l'inclusivité du fichier électoral y compris d'un point de vue du genre et d'une approche basée sur les droits humains."}, {"bbox": [125, 369, 903, 397], "category": "List-item", "text": "OS2. Renforcer la participation citoyenne et l'inclusivité du processus électoral local"}, {"bbox": [101, 407, 1147, 620], "category": "Text", "text": "Les principaux produits contribuant à la réalisation des objectifs spécifiques sont : (1.1) Le système de gestion des données électorales est renforcé, y compris d'une perspective de genre et inclusive ; (1.2) un système robuste de révision annuelle des listes électorales inclusives est mis en place ; (1.3) les listes électorales sont actualisées et plus inclusives ; (2.1) Les électeur.trices, candidat.es et acteurs électoraux sont sensibilisés aux enjeux des élections locales, des modalités de la révision des listes électorales et du mode de scrutin ; (2.2) Les femmes, les jeunes et les groupes sous-représentés ou dont la participation est entravée, y compris les populations autochtones, les déplacés internes et les retournés centrafricaines, sont sensibilisés à l'importance de leur participation aux élections ; (2.3) La communication institutionnelle active et transparente des instances électorales est améliorée."}, {"bbox": [85, 664, 373, 697], "category": "Section-header", "text": "# 2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 729, 244, 757], "category": "Section-header", "text": "## 2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 799, 263, 827], "category": "Section-header", "text": "### Contexte général"}, {"bbox": [94, 838, 1147, 1208], "category": "Text", "text": "Après la crise profonde politico-militaire de 2013, le processus électoral de 2015-2016 a marqué le retour à l'ordre constitutionnel en RCA. En effet, le large soutien de la communauté internationale et des partenaires stratégiques du pays a permis de poser les jalons de processus politique et électoral plus consensuel. Les progrès réalisés ont depuis été fragilisés par la persistance des crises et des violences armées qui continuent d'aggraver la situation humanitaire et freiner le redéploiement de l'État sur l'ensemble du territoire national. Les élections présidentielle et législatives de 2020-2021, qui ont conduit à la réélection du Président Faustin Archange Touadéra pour un second mandat, ont été affectées par un contexte de forte insécurité, notamment par l'offensive de groupes armés, réunis au sein de la « Coalition des Patriotes pour le Changement » (CPC) qui ont réussi à prendre le contrôle de territoires jusqu'aux abords de la capitale, Bangui. Avec l'appui des leurs alliés bilatéraux du groupe Wagner et des forces rwandaises, les forces armées centrafricaines (FACA) sont parvenues à repousser l'offensive de la CPC. En dépit de l'Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) de février 2019, le contexte politico- sécuritaire demeure fragile. Cette fragilité est aujourd'hui renforcée par les tensions politiques consécutives au référendum constitutionnel de juillet 2023 ayant abouti à la mise en place d'une nouvelle constitution."}, {"bbox": [94, 1222, 1147, 1645], "category": "Text", "text": "C'est dans ce contexte que sont attendues les premières élections locales dans l'histoire du pays, et qui constituent une opportunité majeure de réponse aux causes profondes des crises centrafricaines, en contribuant à une gouvernance démocratique inclusive jusque dans les territoires les plus marginalisés du pays. En effet, les premiers conseil municipaux élus en 1988 ont été dissous un an après, en 1989. Depuis, les communes sont administrées par des Délégations spéciales dont les membres sont nommés par décret. Prévu pour une durée maximum de 3 mois, ce régime est de fait devenu permanent. Outre le manque de légitimité de ces autorités communales, leur nomination par le pouvoir central est parfois source de conflits entre le président, faisant office de maire, et les membres parmi les notables locaux. Ces élections sont prescrites par la constitution et exigées par l'Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) de Khartoum, signé le 6 février 2019 à Bangui par le Gouvernement centrafricain et 14 groupes armés, à la suite de pourparlers menés à Khartoum du 24 janvier au 5 février 2019, déroulé en présence de 9 femmes sur 49 négociateurs, trois d'entre elles représentant le gouvernement et une représentant un groupe armé. A l'heure actuelle, les organisations des femmes leaders, notamment le réseau African Women Leaders Network (AWLN RCA) soutenu par la MINUSCA et ONU Femmes, continuent leur mobilisation pour assurer une participation et une prise en compte systématique des besoins spécifiques des femmes et des filles dans le processus de paix et de dialogue politique en cours au niveau national."}, {"bbox": [1027, 1680, 1133, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 4 of 28"}]