[{"bbox": [93, 148, 1145, 334], "category": "Text", "text": "L'action « Projet d'appui au processus électoral en République centrafricaine » (PAPEC), dont la convention de financement a été signée en février 2020 pour une période de mise en œuvre opérationnelle de 36 mois, a constitué un appui majeur au processus électoral qui a abouti à l'élection du Président de la République et le renouvellement de l'Assemblée nationale, en dépit de fortes perturbations sécuritaires. Cet appui a été conduit par le fond commun du PNUD, qui a bénéficié d'un financement de l'UE à hauteur de 14 700 000 EUR, et par une assistance technique de l'UE. La logique d'intervention du PAPEC est d'appuyer les acteurs nationaux dans la préparation et la conduite des élections nationales et locales répondant aux normes régionales et universelles."}, {"bbox": [93, 334, 1145, 546], "category": "Text", "text": "La prolongation du cycle électoral bien au-delà du calendrier initial a fortement affecté les ressources disponibles pour poursuivre l'accompagnement du PAPEC en préparation des élections municipales et régionales, en raison de l'ampleur des difficultés sécuritaires et opérationnelles. Ce n'est en effet qu'après quatre scrutins successifs qu'a pu être achevée, en juillet 2021, la mise en place de la nouvelle Assemblée nationale. La mobilisation des nouvelles contributions financières de l'État et des partenaires constitue donc un défi majeur en préparation des élections locales. Les préparatifs ont accusé un retard important et les premiers scrutins, initialement prévus pour septembre 2022, ont été maintes fois reportés, faute de financement. Un nouveau chronogramme électoral envisage désormais leur tenue en octobre 2024."}, {"bbox": [93, 544, 1145, 971], "category": "Text", "text": "À court terme, la mobilisation rapide des ressources matérielles et techniques nécessaires au démarrage des étapes préparatoires les plus urgentes constitue un défi majeur. Les opérations de cartographie électorale ont déjà été menées avec l'appui du gouvernement centrafricain, de la MINUSCA, les fonds propres du PNUD et d'autres bailleurs comme l'Italie ou le Cameroun. Au travers du « Projet d'Appui à la Mise en Œuvre et à la Coordination du FED » (PAMOCFED), l'Union européenne avait pour sa part poursuivi un appui ciblé en préparation de la première révision annuelle du fichier électoral, garantie d'inclusivité et de pérennisation. Deux leçons ont découlé de ce premier appui : l'importance d'assurer une expertise européenne dédiée à l'accompagnement de l'ANE et la difficile appropriation par la partie nationale du processus de mise à jour du fichier électoral. De plus, la prise en compte des requérants à l'inscription lors des élections locales pourrait, toutefois, être impactée par les défaillances de l'état civil en RCA, notamment pour les déplacés internes et les réfugiés qui sont désormais revenus au pays. Néanmoins, si la loi électorale impose que l'on présente à l'inscription l'une des pièces prévues à l'Article 15 (carte nationale d'identité, passeport, livret militaire ou de pension civile ou militaire), ce même article permet l'inscription par un jugement supplétif ou sur témoignage. Ces solutions pourraient être envisagées pour l'inscription des déplacés internes et des réfugiés de retour, de même que pour les citoyens ne disposant pas de papiers d'identité un handicap, au milieu rural où les personnes déplacées. La complémentarité avec le projet européen sur la modernisation de l'état civil devra être recherchée."}, {"bbox": [85, 1011, 395, 1042], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [109, 1063, 1132, 1198], "category": "Text", "text": "Découlant des recommandations formulées par la Mission d'expertise électorale de l'Union européenne (MEE UE), par la mission d'observation citoyenne du réseau « Arc-en-ciel » appuyée par EISA sur financement de l'UE, par l'atelier national d'évaluation des élections présidentielles et législatives de 2020-2021 conduit par l'ANE, ainsi que des suggestions détaillées de l'assistance technique, les réformes et domaines d'appui prioritaires incluent :"}, {"bbox": [147, 1235, 1132, 1316], "category": "List-item", "text": "(1) La mise en place d'un système robuste de révision annuelle des listes électorales, et de constitution de listes électorales inclusives et fiables pour les élections locales et nationales de 2024 et 2025, et élaborés en tenant compte l'approche genre ;"}, {"bbox": [147, 1315, 1132, 1395], "category": "List-item", "text": "(2) Les garanties d'un processus électoral inclusif, portant une attention particulière aux femmes, aux jeunes, aux populations autochtones, aux électeurs déplacés et aux réfugiés de retour sur le territoire, ainsi qu'à la participation de l'opposition politique ;"}, {"bbox": [147, 1394, 1132, 1448], "category": "List-item", "text": "(3) Le défi de la sensibilisation des électeurs et des candidats aux enjeux de la décentralisation, des premières élections municipales et régionales, tout comme aux spécificités des modes de scrutins ;"}, {"bbox": [147, 1447, 1132, 1501], "category": "List-item", "text": "(4) La poursuite du renforcement des capacités de l'ANE et de ses démembrements, notamment en matière de communication institutionnelle, durable et équitable ;"}, {"bbox": [147, 1501, 1132, 1554], "category": "List-item", "text": "(5) La contribution au financement des phases clés du processus électoral, en vue de participer, sur un pied d'égalité ;"}, {"bbox": [147, 1554, 1132, 1608], "category": "List-item", "text": "(6) La construction ou le renforcement de la confiance des parties prenantes - y compris politiques- dans le processus électoral pour tendre vers un cycle électoral apaisé et inclusif, d'un point de vue du genre."}, {"bbox": [113, 1632, 689, 1661], "category": "Section-header", "text": "**Priorité 1. Garantir la représentation politique des femmes**"}, {"bbox": [1027, 1680, 1132, 1705], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 of 28"}]