[{"bbox": [93, 152, 1163, 681], "category": "Text", "text": "civiles, la réduction de la proportion et du nombre de personnes en détention préventive, et les premières inculpations de chefs de guerre par les Cours d'appel de Bangui et de Bouar reflètent la pertinence et l'efficacité des interventions de l'UE et sa capacité à synchroniser ses instruments et se coordonner avec les autres PTF. Les effets de la relance des activités d'inspection, de la mise en place du bureau d'exécution des peines et de la structuration de la coordination sectorielle sur la performance de la justice ne sont pas encore perceptibles, les mesures correctrices restant sans suite et la collaboration entre le Ministère de la Justice et des Droits de l'Homme, le barreau, la société civile et la Cour pénale spéciale (CPS) encore limitée. Des goulots d'étranglement persistent dans la chaîne pénale, qui entretiennent la perception de lenteur de la justice et des conditions inhumaines de détention. [...] Par ailleurs, sur la dimension plus politique de la réforme de la justice, l'approche de l'UE a buté, pendant la période de transition politique puis dans les négociations autour de la Politique sectorielle de la justice, sur des résistances inébranlables, quand bien même les formations ont conforté l'adhésion des magistrats au concept de redevabilité. Dès lors, les changements à attendre de l'intensification des activités de l'Inspection générale des services judiciaires et de la rationalisation de la gestion des carrières des magistrats risquent d'être marginaux à court et moyen termes, alors que la redevabilité est au cœur de la restauration de la confiance dans les institutions judiciaires, et donc de l'engagement des populations dans la lutte contre l'impunité. En revanche, l'approche localisée et inclusive du cadre de concertation entre les autorités administratives, communautaires, judiciaires, les forces de la sécurité intérieure et les organisations de défense des droits humains s'est avérée une pratique efficace et mobilisatrice du fait d'effets positifs directs pour chaque partie prenante. Elle a généré des effets directs sur l'accessibilité de la justice, sur la promotion des droits des femmes, sur la responsabilisation des acteurs extra-judiciaires impliqués dans des solutions alternatives de règlement de conflits, et sur la redevabilité. »"}, {"bbox": [93, 697, 1163, 834], "category": "Text", "text": "Dans un État qui a été quasi détruit par la guerre, le soutien au secteur de la justice doit se comprendre dans le temps long, en évitant les interruptions de soutien afin de ne pas perdre les acquis. L'évaluation souligne que l'appui de l'UE a permis de déclencher des dynamiques positives même si elles butent sur des blocages. C'est pourquoi, il est nécessaire d'inscrire le nouveau projet dans une approche itérative et adaptative, axée essentiellement sur le fonctionnement du système judiciaire, de sorte à résoudre les points de blocage chemin faisant."}, {"bbox": [1019, 1655, 1144, 1679], "category": "Page-footer", "text": "Page 14 sur 28"}]