[{"bbox": [96, 152, 1164, 233], "category": "Text", "text": "projet (probablement facilité FPI) et des critères spécifiques qui permettront d'identifier celui/ceux ceux avec le plus\nfort potentiel sur la paix. Toutes les actions envisagées dans ce domaine nécessitent de prendre en compte les relations\nentre les sexes et l'autonomisation des femmes dans le rétablissement de la paix."}, {"bbox": [96, 258, 1164, 367], "category": "Text", "text": "Sous l'OS3, en vue de renforcer la réponse de l'UE aux conflits et aux crises en Centrafrique et dans la région, l'action vise à soutenir la capacité d'analyse de l'UE en matière de dynamiques de crises et conflits (y compris sur les dimensions du genre, climat et numérique) et son analyse d'économie politique en RCA, contribuant au dialogue et reporting politique et en vue de futures actions de l'UE dans le pays."}, {"bbox": [96, 391, 1041, 418], "category": "Text", "text": "La mise en œuvre de l'action va contribuer au plan d'action genre (CLIP) de la Délégation 2021-2025²."}, {"bbox": [87, 432, 451, 459], "category": "Section-header", "text": "1.3 Zone bénéficiant de l'action"}, {"bbox": [96, 479, 1087, 507], "category": "Text", "text": "Cette action est réalisée en République centrafricaine qui est incluse dans la liste des bénéficiaires de l'APD."}, {"bbox": [87, 551, 373, 583], "category": "Section-header", "text": "2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [87, 618, 244, 645], "category": "Section-header", "text": "2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 663, 1164, 771], "category": "Text", "text": "Pour expliquer les conflits et la paix en RCA depuis 2012, il faut d'abord comprendre que la guerre et la paix n'y sont pas des états fixes et mutuellement exclusifs mais plutôt les extrêmes d'un continuum dans lequel se forme un équilibre mouvant des forces nationales, régionales et internationales. Cet équilibre est en continuel mouvement et demande une capacité de compréhension et d'adaptation au contexte."}, {"bbox": [96, 795, 1164, 1035], "category": "Text", "text": "Les **conflits** en RCA sont les conséquences de facteurs historiques anciens et récents (esclavagisme et colonialisme, instabilité régionale), géographiques (enclavement et déconnexion du centre et des périphéries), économiques (faibles production et rentabilité des ressources exploitables, économie de guerre), politiques (choix de stratégies de gouvernance clientéliste et concessionnaires et de diplomatie d'extraversion), et sociaux (tensions ethniques, communautaires). Dans un tel contexte, les **déclencheurs** de conflits, notamment de conflits violents, peuvent donc facilement provenir de simples confrontations sur les multiples enjeux politiques, économiques et sociales existant : manipulation politique ou identitaire (avec des référents nationalistes, ethniques ou religieux par exemple), problèmes récurrents liés au pastoralisme et la gestion de ressources naturelles, incidents violents causés par des groupes armés, accusations de sorcellerie, ou encore risques liés au retour de personnes déplacées et réfugiées."}, {"bbox": [96, 1060, 1164, 1324], "category": "Text", "text": "Quant aux principaux facteurs de paix, il faut constater que les efforts internes et internationaux de paix restent peu efficaces et fragiles, parce que les facteurs structurels et catalyseurs de conflits ont jusqu'ici eu plus de poids que les facteurs de paix, moins puissants et moins ancrés dans la durée. Ainsi, les facteurs et dynamiques de paix internes à la RCA ont des fondations faibles et des effets limités. D'une part, depuis les années 1990, les accords de paix à répétition ont été sans effet majeur pour la paix, parce que leurs faiblesses structurelles ne répondraient pas aux enjeux et au contexte. Non seulement les principales parties prenantes – acteurs armés, politiques ou sociaux, à l'échelle nationale, régionale et internationale – ont des intérêts politiques, économiques et matériels qui ne sont pas alignés, mais surtout les conditions objectives nécessaires à la mise en œuvre d'accords de paix n'existent pas : comparé à l'État, les groupes armés rebelles se perçoivent comme dominants militairement et profitables économiquement, et n'ont donc aucune raison de faire des concessions."}, {"bbox": [96, 1351, 1164, 1566], "category": "Text", "text": "L'APPR et la feuille de route de Luanda continuent d'offrir un cadre pertinent pour œuvrer à une paix durable et la stabilisation de la RCA, tant pour le Gouvernement que les pays de la sous-région et, plus largement, les partenaires internationaux. Néanmoins, force est de constater que des efforts diplomatiques et de médiation demeurent nécessaires pour leur mise en œuvre. D'autre part, les institutions pacificatrices centrafricaines peuvent avoir des succès réels mais à la portée ambiguë ou limitée. Ces institutions sont issues en partie de l'histoire longue de la RCA (par exemple les chefs traditionnels ayant un rôle de règlement des différends, et des institutions religieuses), et en partie de l'histoire post-2012 (par exemple des ONG, des radios, des associations). Elles ont certes des atouts et parviennent effectivement parfois à pacifier les relations sociales, rendre la justice ou régler des conflits. Mais ce foisonnement"}, {"bbox": [87, 1620, 587, 1646], "category": "Footnote", "text": "2 CLIP Central African Republic | Capacity4dev (europa.eu)"}, {"bbox": [1030, 1682, 1143, 1707], "category": "Page-footer", "text": "Page 4 sur 27"}]