[{"bbox": [97, 183, 1133, 290], "category": "Text", "text": "facilitateur de la traite. La corruption peut intervenir à n'importe quel stade du processus de trafic. Parce qu'elle affaiblit les systèmes et les mesures existantes de protection et contrôle aux frontières, elle peut véritablement nuire aux efforts visant à réduire le trafic de migrants. Les profits considérables générés par les opérations de trafic de migrants et de traite des êtres humains rendent aussi la corruption possible à grande échelle."}, {"bbox": [97, 341, 804, 368], "category": "Section-header", "text": "Renforcement des capacités de contrôles et de surveillance des frontières"}, {"bbox": [97, 379, 1133, 645], "category": "Text", "text": "Les effectifs et les moyens déployés en zone frontalière pour contraindre les réseaux criminels et les empêcher de prospérer demeurent insuffisants. La faiblesse des capacités d'investigation et l'animation insuffisante du renseignement territorial ne permettent pas à ce jour d'obtenir des résultats probants dans la lutte contre les réseaux criminels. De ce fait, la surveillance et le contrôle des frontières constituent une préoccupation centrale des autorités guinéennes, tant pour des questions migratoires, que pour des questions de criminalité organisée, voire de terrorisme. En l'état, la surveillance des frontières est fragilisée par un manque d'organisation, de moyens et de coordination. La police nationale est placée sous l'autorité du ministère de la Sécurité et de la Protection Civile (MSPC), tandis que la gendarmerie nationale relève du ministère de la Défense. Il est prépondérant que la Direction Centrale de la Police aux frontières (DCPAF) puisse jouer son rôle central de coordination et d'animation de la lutte contre l'immigration irrégulière incluant les différents acteurs de la police et de la gendarmerie nationales."}, {"bbox": [97, 653, 1133, 1241], "category": "Text", "text": "À ce jour, 320 points de passages frontaliers (PPF) terrestres sont recensés mais seuls 16 sont réellement équipés. L'OIM a entrepris depuis 2017 des travaux de réhabilitation et d'équipements de 9 PPF. De nombreuses zones frontalières sont mal contrôlées (indistinctement par la Police ou par la Gendarmerie), d'où la nécessité de renforcer le maillage territorial en fonction des zones de compétence respectives et de mieux coordonner les services. Un meilleur contrôle des frontières permettrait de lutter plus efficacement contre le dynamisme des trafics et des réseaux qui les organisent, affectant tout à la fois la stabilité du pays et celle de la région du Golfe de Guinée. Cette lutte contre l'immigration irrégulière ne pourra être efficace que si l'action des services d'enquêtes est performante, d'où la nécessité d'un appui conséquent à ces services. Ceci s'inscrit dans la continuité du projet Partenariat Opérationnel Conjoint France - Guinée pour la prévention et la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains (Réf. : POC SMUGG, Grant 879227), un des neuf work packages du projet SMUGG, et dans la lignée du NETCOP (NETworking of Common Operational Partneships), projet régional financé par la Commission, et qui vise à établir un réseau opérationnel entre les Partenariats Opérationnels Conjointes (POC) et les Équipes Conjointes d'Investigation (ECI) en Afrique de l'Ouest et au Sahel. Des équipes de terrain, dirigées par la France et/ou l'Espagne, encadrent et travaillent avec les Unités Nationales d'Investigation (UNI) spécialisées dans la lutte contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains. Ainsi la présente action viserait entre autres à étendre et à renforcer l'appui aux forces de sécurité intérieure pour qu'elles puissent exercer plus efficacement leur mission de contrôle des zones frontalières et des points de passage frontaliers. Ceci faciliterait la lutte contre le trafic illicite de personnes migrantes, mais aussi la lutte contre les réseaux criminels de traite des êtres humains et la lutte contre la criminalité organisée sous toutes ses formes. L'action soutiendra la collaboration régionale, grâce aux autres POC, qui prévoient des actions conjointes. L'échange d'information opérationnelle continuera d'être appuyé par le NETCOP. L'action visera à assurer la complémentarité avec les agences de l'UE (Frontex, Europol, Eurojust), le cas échéant."}, {"bbox": [97, 1252, 1133, 1306], "category": "Text", "text": "Outre les aspects sécuritaires, la gestion de la migration fait appel à de nouvelles politiques de retours et de réintégration."}, {"bbox": [97, 1318, 1133, 1373], "category": "Section-header", "text": "Amélioration de la réintégration socio-économique des migrants de retour avec une priorité particulière envers les jeunes et les femmes et les personnes vivant avec un handicap"}, {"bbox": [97, 1384, 1133, 1569], "category": "Text", "text": "Depuis 2005, la question d'assurer la réintégration durable des personnes migrantes de retour est au cœur des préoccupations internationales. Les organisations internationales, telles que l'OIM, ont accompagné des centaines de personnes migrantes guinéennes de retour en Guinée⁷. Depuis 2016, les problématiques liées aux retours et à la réintégration en Guinée ont pris de l'ampleur au niveau international et européen, par exemple avec la \"Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants\" en 2016, le \"Pacte mondial sur les réfugiés\" (PMR) et le \"Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières\" (PMO) en 2018, et au niveau de l'UE, en particulier avec le \"Plan d'action de La Valette\" en 2015. D'un point de vue opérationnel, l'UE a visé le renforcement de la"}, {"bbox": [86, 1622, 1054, 1646], "category": "Footnote", "text": "⁷ IOM \"Retour volontaire de migrants bloqués », communiqué global, 2006, https://www.iom.int/fr/news/retour-volontaire-de-migrants-bloques"}, {"bbox": [1030, 1682, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 35"}]