[{"bbox": [97, 183, 1133, 235], "category": "Text", "text": "manière équilibrée. Dans le contexte du retour et de la réintégration, la promotion du retour volontaire assisté et de la réintégration durable est mis en avant¹²."}, {"bbox": [97, 247, 1133, 381], "category": "Text", "text": "La réintégration durable figure aussi parmi les objectifs principaux des deux Team Europe's Initiatives (TEI) mises en place le long de la route de l'Atlantique/Méditerranée occidentale et de la Méditerranée centrale. Une des composantes de la TEI route migratoire Méditerranée occidentale/Atlantique, vise à soutenir le retour volontaire assisté sûr et la réintégration durable en renforçant les modèles multipartites qui fournissent une aide au retour volontaire et à la réintégration complète et axée sur le développement."}, {"bbox": [97, 393, 1133, 470], "category": "Text", "text": "Cette action répond aussi à l'appel à l'action pour développer une alliance mondiale pour lutter contre le trafic illicite des migrants, suite à la conférence internationale convoqué par la présidente de la Commission européenne en novembre de 2023."}, {"bbox": [97, 485, 889, 513], "category": "Section-header", "text": "## Appropriation de la politique migratoire par les autorités régionales et nationales"}, {"bbox": [97, 524, 1133, 1055], "category": "Text", "text": "Dans le contexte de l'augmentation des retours des personnes migrantes dans la région de l'Afrique de l'Ouest, les institutions des pays d'origine doivent s'assurer que ces personnes sont incluses dans leurs stratégies et leurs programmes, afin qu'elles puissent bénéficier d'un soutien psychosocial et économique qui facilite leur réintégration dans la société. À ce jour, les autorités nationales en Afrique de l'Ouest, notamment en Guinée, n'ont pas la capacité de répondre aux besoins de réintégration des personnes migrantes de retour, et encore moins de leur fournir des opportunités socio-économiques pour faciliter leur réintégration. Suite au coup d'état du 5 septembre 2021, les autorités de la Transition se sont dotées d'une feuille de route pour organiser le retour à l'ordre constitutionnel. Le Programme de Référence Intérimaire de la Transition (PRI) constitue la déclinaison opérationnelle de celle-ci et couvre une période de 36 mois. Le document se décline en 5 axes, dont le 3ème s'intéresse au cadre légal et la gouvernance, notamment au niveau local, tandis que le 4ème vise un renforcement de l'action sociale, l'emploi et l'employabilité. En termes de politique migratoire de la Guinée, la structure responsable de son élaboration et du suivi des stratégies est la Direction Générale des Guinéens établis à l'Etranger (DGGE), sous l'autorité du Ministère des Affaires Étrangères, de la Coopération Internationale, de l'Intégration Africaine et des Guinéens de l'Étranger de la République de Guinée. Une analyse des capacités de la DGGE, dans ses structures impliquées dans la gouvernance migratoire, a été achevée en septembre 2023 ; ses conclusions alimenteront l'approche à prendre dans le volet de renforcement de capacités que ce document d'action propose. Aujourd'hui, la politique migratoire de la Guinée s'articule autour de cinq (5) axes principaux : la gestion des frontières et la gouvernance de la libre circulation ; le développement d'une réponse à la traite des êtres humains ; la gestion de la migration forcée et celle des mineurs non accompagnés ; la promotion de la migration régulière de la main-d'œuvre ; enfin la promotion de la migration et du développement en Guinée."}, {"bbox": [97, 1067, 745, 1094], "category": "Section-header", "text": "## Pérennisation des acquis dans la gestion de la migration en Guinée"}, {"bbox": [97, 1106, 1133, 1504], "category": "Text", "text": "La Guinée présente la caractéristique d'être à la fois un pays de départ et de transit de la migration, y compris irrégulière. Étant l'un des premiers pays de l'Afrique subsaharienne dont sont originaires les demandeurs d'asile dans l'espace de l'UE¹³, le besoin en matière de retour et de réintégration est connu. Il s'est traduit notamment par un nombre élevé d'individus ayant bénéficié d'une aide au retour volontaire (ARV), dans le cadre notamment de l'initiative conjointe de l'UE et de l'OIM. En effet, pour améliorer la protection, le retour volontaire et la réintégration des migrants le long de la route de la Méditerranée centrale en Afrique, l'UE, par l'intermédiaire du Fonds fiduciaire d'urgence pour l'Afrique (EUTF), avait lancé en 2016, avec l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), l'Initiative conjointe pour la protection et la réintégration des migrants en Afrique. Nombreuses sont les personnes migrantes de retour dans leur pays d'origine qui ont bénéficié d'une prise en charge holistique à la réintégration. Mais le projet de l'OIM s'achève bientôt et il faut pérenniser ses acquis. De même, il faut veiller à poursuivre des activités similaires au projet d'appui à la Lutte contre la Traite des Personnes (ALTP). C'est le programme régional de protection, de retour et de réintégration des migrants (MPRR), initié en 2022, avec une contribution totale de l'UE de 180 millions d'euros, qui prend le relais jusqu'à la fin 2025 de l'Initiative Conjointe UE-OIM pour ce qui concerne les retours volontaires et les appuis individuels pour la réintégration. Les besoins ultérieurs en termes de réintégration devront être repensés dans un cadre national en priorité."}, {"bbox": [86, 1582, 720, 1607], "category": "Footnote", "text": "¹² 6e sommet Union européenne-Union africaine: Une vision commune pour 2030 (europa.eu)"}, {"bbox": [86, 1607, 1143, 1647], "category": "Footnote", "text": "¹³Depuis le début de l'initiative conjointe, l'OIM a aidé au retour volontaire d'environ 23 099 personnes en Guinée (deuxième pays après le Mali), soit environ 10 fois plus que l'objectif initial du programme."}, {"bbox": [1030, 1682, 1143, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 sur 35"}]