[{"bbox": [96, 154, 1133, 498], "category": "Text", "text": "un manque à gagner important en termes de santé, d'environnement et d'économie et une opportunité pour avancer sur le développement durable et la lutte contre le changement climatique. Néanmoins, au niveau budgétaire, la contraction de certaines allocations d'investissements constitue une réelle difficulté qui se retranscrit dans le manque de résultats tangibles. À titre d'exemple, les fonds alloués au secteur de l'habitat et à l'assainissement du cadre de vie en 2017 représentaient l'équivalent d'environ 10 million d'euros (0.7% du budget total). Ces moyens financiers restent dès lors insuffisants pour financer les organismes en charge des services d'urbanisme et d'assainissement et permettre la mise en place d'un système efficace. Face à cette situation, et dans un contexte de faible maîtrise de la planification et la gestion urbaine et d'insuffisance des investissements du Budget national de Développement (BND) consacrés au développement urbain, la ville de Conakry et son aire métropolitaine sont caractérisées par une juxtaposition d'évolutions d'habitat formel et informel. Par exemple, des habitats de haut standing côtoient des bidonvilles, ou les routes bitumées croisent des chemins en terres. Les nouveaux quartiers, qui constituent le paysage prédominant dans de nombreuses agglomérations urbaines de Guinée, sont généralement composés d'habitations précaires et insalubres et souffrent d'une insuffisance de services publics de proximité."}, {"bbox": [96, 498, 1133, 603], "category": "Text", "text": "Concernant l'eau potable, les adductions et les infrastructures primaires de distribution de Conakry ont été développées à l'occasion des 1er, 2ème et 3ème Projets Eau (années 1960, 1990 et 2000). Le développement des systèmes d'Alimentation en eau potable (AEP) dans les centres de l'intérieur est plus récent : 3 centres ont été équipés durant les années 1970, 6 centres durant les années 1980 et 15 centres durant celles de 1990."}, {"bbox": [96, 603, 1133, 868], "category": "Text", "text": "Aujourd'hui, 83% de l'eau distribuée à Conakry provient de l'usine de traitement de Yessoulou, qui est alimentée en eau brute par la retenue des Grandes Chutes située à environ 80 km de la ville. Le reste de l'eau distribuée à Conakry provient d'autres ressources superficielles (lac Sonfonia, captages de Kakoulima) et de 7 sites de forages situés dans l'agglomération urbaine que mettent sur pression la santé des écosystèmes importants comme les mangroves considérés parmi les plus dynamiques et importants au monde pour ses fonctions écologiques. Les 24 centres de l'intérieur sont alimentés par des eaux de surface à hauteur de 66% et par des eaux souterraines pour 34%. Le taux d'accès à l'eau par forages ou puits protégés est évalué à 24%, ce qui porte à 78% le taux d'accès à une eau conforme au critère d'atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD). Au plan national, le robinet est la principale source d'approvisionnement en eau des ménages de Conakry (plus de 85%) et dans les villes secondaires (environ 42 %)."}, {"bbox": [96, 868, 1133, 1239], "category": "Text", "text": "Malgré les énormes ressources en eau et les progrès entrepris pour le maintien du service public de distribution de l'eau potable aussi bien en milieu urbain que rural, les populations continuent d'éprouver des difficultés d'accès à une source d'eau potable ; le service d'alimentation en eau de Conakry n'est pas continu du fait du déficit de production d'une part et d'autre part de la vétusté des installations. La difficulté d'alimentation de certains réservoirs réside dans la conception hydraulique des conduites d'adduction. Jusque dans les années 1990, les réglages de débits permettaient néanmoins d'assurer un service continu. La situation s'est ensuite dégradée en raison de la forte croissance démographique dans les communes périurbaines de Conakry et de nombreux piquages sur l'adduction. Aujourd'hui, le seul accès à l'eau potable pour une grande partie de la population provient donc des forages « sauvages » qui utilisent des pompes alimentées par des combustibles fossiles ou bien des camions citerne, qui utilisent également des moteurs thermiques avec un impact négatif sur le climat. Cette situation a conduit la SEG à mettre en place un programme de délestage depuis 2004, suivant lequel certaines zones ne sont alimentées que 3 jours par semaine, là où d'autres zones sont alimentées à débit réduit, voire non alimentées. De manière générale, la distribution d'eau est discontinue sur la majeure partie de Conakry. Elle varie de quelques heures (maximum 10h) à tous les 2 jours pour les zones les plus hautes."}, {"bbox": [96, 1239, 1133, 1637], "category": "Text", "text": "Concernant les déchets solides, dans le passé, leur collecte sur Conakry a été en grande partie structurée à travers trois projets de développement urbain (PDU) financés par la Banque mondiale entre 1985 et 2013. Le Service Public de Transfert des Déchets (SPTD), entité publique créée en 1997, s'est spécialisée dans la collecte des déchets et le transfert des points de collecte à la décharge. En amont, la pré-collecte était assurée par 35 PME sélectionnées de manière concurrentielle, chacune étant responsable d'une ou plusieurs zones de collecte. Les taux de recouvrement des frais pour les PME atteignaient 70 % pour les ménages et 90 % pour les entreprises. En 2008, le système s'est en grande partie effondré. Atteignant à peine un taux de collecte de 20 % la gestion des déchets solides à Conakry est devenue très déficiente et 55 % du volume des déchets solides étaient déversés ou brûlés dans l'illégalité. Il convient de noter que la gestion non adéquate de ces déchets solides peut multiplie sont impact sur les émissions de gaz à effet de serre par deux ou trois fois. Les causes suivantes peuvent être invoquées pour expliquer cet échec : des mécanismes institutionnels complexes ne permettant pas une bonne gouvernance du secteur, une complexité au niveau horizontal (entre les ministères) et au niveau vertical (entre l'État, la ville de Conakry et les cinq communes de Conakry), le manque de financement durable des coûts de fonctionnement de la filière et le manque de durabilité du fond de garanties pour le financement des PME, ce qui a provoqué une dégradation générale des performances du secteur. Entre 2009 et 2015, plusieurs tentatives de privatisation du"}, {"bbox": [1029, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 34"}]