[{"bbox": [96, 152, 1134, 578], "category": "Text", "text": "L'affectation des RHS vers les niveaux périphériques ne donne pas de bons résultats, avec un taux élevé de personnels affectés quittant leur poste pour revenir vers les centres urbains. La modalité selon laquelle ces personnes sont recrutées et affectées (depuis le centre vers la périphérie) et, plus généralement, la question des modalités de gestion des ressources humaines en santé (GRHS) reste un défi ouvert. À contrario, les structures sanitaires de Conakry ont des effectifs parfois pléthoriques. Néanmoins, même ces structures manquent de personnel qualifié. Ainsi, pour compenser ce manque, les formations sanitaires incorporent de nombreux « stagiaires », voire « bénévoles », qui ne sont pas agents ou contractuels de l'État. Ils ne font même pas partie, officiellement, des effectifs des services. Selon une récente étude du PASA 2 (2023) sur les « Facteurs de fidélisation du personnel de santé en zones éloignées, le staff bénévole/stagiaire surpasse en moyenne 3 x le nombre de fonctionnaires affectés ». Les prestations fournies ne sont pas véritablement ou entièrement comptabilisées dans les activités des services, ce qui réduit de fait la possibilité pour ceux-ci de démontrer leurs véritables besoins. Les prestations sont, elles, tarifées au cas par cas, et assurent ainsi, au moins pour une partie, la rémunération de ces personnels. En outre, le MSHP a enregistré le départ, fin 2021, d'entre 400 et 500 cadres, mis à la retraite. Le MSHP, qui estime ses besoins en personnels supplémentaires à 11 à 12.000, souhaiterait au moins déjà incorporer les « stagiaires » et créer ou pourvoir un certain nombre d'autres postes, soit un total de l'ordre de 6.000 personnes."}, {"bbox": [96, 582, 1134, 717], "category": "Text", "text": "En matière de formation, il est constaté une insuffisance et un manque de qualité. Il se rend aussi nécessaire de développer l'éventail des qualifications, celui-ci étant très restreint et amenant un grand nombre de personnels de santé à tenir de fait des postes pour lesquels ils ne sont en réalité pas qualifiés. La priorité est donc à des formations qualifiantes, diplômantes et pour un éventail de qualifications plus large. Comme dans le domaine de l'offre de soins, il se développe très rapidement une offre de formation privée non régulée, non certifiée ou accréditée."}, {"bbox": [96, 721, 1134, 1015], "category": "Text", "text": "La **Couverture santé universelle** constitue désormais un élément essentiel la politique de santé en Guinée. La Guinée dispose depuis 2017, d'une politique nationale de la protection sociale, qui s'inscrivait déjà dans le contexte du premier Plan National de Développement Économique et Social (PNDES), et une première conférence nationale sur le sujet a été organisée en mars 2021. La politique nationale s'organise autour de six axes (dont la sécurité sociale et l'accès aux services de santé et d'éducation). Elle bénéficie de l'appui de principe des partenaires. Cependant, la façon d'y parvenir et les moyens à mobiliser pour ce faire restent à identifier de façon précise. Une vision doit encore être élaborée et pilotée par l'état et qui offre l'occasion d'introduire la notion d'équité en matière de santé, en veillant à ce que chacun jouisse d'une bonne santé et de bien-être. De fait, au niveau institutionnel, les différents régimes d'assurance maladie sont placés sous la tutelle de différents ministères (travail, santé, promotion féminine, finance, etc.). Une mission de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour mettre en place une feuille de route pour la CSU a été effectuée en juillet 2023, les résultats de cette mission sont encore attendus."}, {"bbox": [96, 1019, 1134, 1180], "category": "Text", "text": "On ne compte qu'environ 5% de la population bénéficiant d'une couverture d'assurance maladie, au travers de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour le secteur privé, quelques assureurs du secteur commercial, et mutuelles de santé à base communautaire. Sur les quelque 200 mutuelles à base communautaire créées, seules 38 sont toujours en activité, et essentiellement grâce à l'appui d'ONG internationales. Dans la région de Mamou, 18 mutuelles en cours, depuis une dizaine d'années, couvrant 80.000 personnes qui ont accès jusqu'à l'hôpital régional avec un appui d'Enabel."}, {"bbox": [96, 1182, 1134, 1346], "category": "Text", "text": "L'État a récemment réalisé la fusion de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l'État (CNPSAE) et de l'Institut National d'Assurance Maladie Obligatoire (INAMO) qui ne bénéficie aussi qu'aux agents de l'État. La nouvelle entité se nomme la caisse nationale de prévoyance sociale des agents de l'État (CNPS). La CNPSAE n'avait pas de branche maladie, et l'INAMO n'assurait que l'évacuation sanitaire des hauts cadres de l'État avec une gestion problématique. La CNPS a un objectif, désormais, de remise en ordre et d'assainissement, mais aussi de développement d'une branche maladie complète."}, {"bbox": [96, 1350, 1134, 1537], "category": "Text", "text": "Le **manque d'autonomisation des femmes** constitue un problème majeur pour la santé. Le système social, la situation des relations entre les sexes en Guinée est patriarcale ou les hommes ont le pouvoir et l'autorité sur les femmes. Ce système se manifeste de plusieurs manières, notamment par la domination masculine dans la sphère publique ; par la violence à l'égard des femmes et par les inégalités dans le domaine de l'éducation et de la santé. (taux d'alphabétisation de 32% pour les femmes contre 44% pour les hommes). Le taux de mortalité maternelle est de 580 décès pour 100 000 naissances vivantes, ce qui est l'un des plus élevés au monde. La complexité des discriminations intersectionnelles (pour les femmes en situation d'handicap par exemple, ou les personnes atteintes"}, {"bbox": [1019, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 11 sur 27"}]