[{"bbox": [96, 151, 1136, 390], "category": "Text", "text": "La part du budget du MSHP dans le budget global de l'État a subi des hauts et des bas ces dernières années passant de 5% en 2017 à 10,02% en 2020 et à 4.6 % en 2023. Mais, le taux d'exécution du budget du MSHP reste très faible, 46% sur la période 2018-2020. Les autres sources de financement de la santé en provenance de l'État sont négligeables. Les systèmes de prépaiement (caisses, mutuelles) ne représentent que 2% environ des dépenses de santé en Guinée. Sur la base des dernières analyses, la gestion financière dans le secteur de la santé montre des disfonctionnements dans les processus avec des défis importants pour ce qui concerne l'engagement et encore plus l'exécution (5.7 % en 2022 hors salaires). On constate une forte augmentation du budget du titre II (personnel) mais on constate l'impossibilité actuelle d'aboutir à un consensus sur les modalités de recrutement pour passer d'un recrutement « sur titre » à un recrutement sur concours."}, {"bbox": [96, 397, 1136, 638], "category": "Text", "text": "Si la chaîne des dépenses est en place, dans la réalité elle n'est pas vraiment fonctionnelle. En particulier, les effectifs manquent et les compétences sont insuffisantes. Des procédures d'engagement ont été mises en place (à travers un « plan d'engagement »), qui permettent d'indiquer ce que chaque ministère a la capacité d'engager pour le trimestre. Mais ce qui est mobilisé est souvent insuffisant par rapport à ce qui a été engagé. Des défis de coordination des financements extérieurs perdurent quant à la complémentarité, à l'harmonisation et alignement des procédures. Les moyens pour assurer les missions d'inspection ont été renforcé la dernière année avec le renouvellement complet de l'IGS et un apport important a été donné par l'UE. À ces difficultés de la chaîne des dépenses il faut ajouter le fait que les structures publiques de soins parfois ne disposent pas de capacités de gestion financière adéquates et les capacités de gestion effective sont faibles."}, {"bbox": [96, 641, 1136, 882], "category": "Text", "text": "**Offre de services** : Le nombre de postes de santé a doublé depuis 2011 en raison d'une stratégie visant à accroître l'accès au système de santé en dehors de Conakry ; la densité de poste de santé pour 10 000 habitants est de 0,73 en 2011 à 1,42 en 2017. Par contre, les services de santé sont globalement en mauvais état en Guinée. Les investissements sont insuffisants et l'aide apportée, notamment en termes d'infrastructure, est difficile à mettre en œuvre. L'investissement est en grande partie assuré par les programmes d'appui au secteur sanitaire financé par les bailleurs de fonds. Au niveau des soins primaires, le personnel et les intrants manquent cruellement, surtout dans les zones rurales. Au niveau hospitalier, les plateaux techniques semblent un peu mieux dotés et les personnels davantage disponibles. Cependant, les patients sont amenés à payer à chaque étape de leur parcours. Par ailleurs, les établissements hospitaliers réalisent des prestations qui correspondent au niveau primaire des soins."}, {"bbox": [96, 887, 1136, 1393], "category": "Text", "text": "Les résultats des deux dernières enquêtes SARA (2015 et 2017) montrent une amélioration de certains indicateurs de disponibilité des services de santé de base. C'est le cas de la disponibilité des services de Soins Obstétricaux et Néonatals d'Urgence de Base (SONUB) qui est passée de 37% en 2015 à 50% en 2017. L'enquête complémentaire Sara de 2020 (Enquête SARA-DQR-QOC 2020) a constaté qu'au plan national, les formations sanitaires sont insuffisamment préparées à fournir les services de santé de base en raison d'un score de capacité opérationnelle générale des services estimé à 47%. Les formations sanitaires ont un score de disponibilité en médicaments essentiels de 19%, en capacité de diagnostic de 36% et en aménagements et éléments de confort de 42%. Les autres composantes, à savoir les éléments de précaution standard pour la prévention à l'infection (73%) et les équipements essentiels (64%) affichent d'assez bon scores de disponibilité. Cependant, ces niveaux doivent être encore améliorés d'autant plus que très peu de formations sanitaires disposent de tous les éléments traceurs. La capacité opérationnelle générale des services est très insuffisante au niveau des postes de santé, cabinets de soins infirmiers et dispensaires (39%). En plus, le score de capacité opérationnelle générale des services est évalué à 61% dans le privé contre 45% dans le public, et une différence importante est constaté entre le milieu urbain (60%) et celui rural (43%). Les premiers constats des supervisions intégrées indiquent que souvent les protocoles thérapeutiques ne sont pas respectés, faute de disponibilité et non-respect de documents et outils normatifs. Il n'existe pas encore une stratégie nationale de qualité de soins. Ainsi la Guinée enregistre des indices relativement faibles dans plusieurs secteurs et comparativement aux pays voisins moins avancés (tels le Niger ou le Burkina Faso), notamment sur la disponibilité des équipements essentiels, sur la capacité de diagnostic, sur la disponibilité des médicaments essentiels ainsi que sur la capacité opérationnelle des services généraux."}, {"bbox": [96, 1397, 1136, 1611], "category": "Text", "text": "Il est à noter que le niveau de disponibilité de certains services de base reste faible dans toutes les formations sanitaires, avec moins de 40% pour les 24 produits de santé traceurs et moins de 45% pour les services de vaccination. Certains indicateurs restent encore très faibles tels que la proportion des structures qui offrent le service de réanimation du nouveau-né (7%) tandis que d'autres ont régressé entre les deux enquêtes, comme les soins obstétricaux complets qui sont passés de 50 à 22%, bien que les échantillons évalués ne soient pas les mêmes. Les impacts du changement climatique sur la production alimentaire et la prolifération de certaines maladies dues aux changements environnementaux signalent des pressions supplémentaires sur l'offre de services du système de santé. Les conséquences comprennent la submersion des terres, la perte des récoltes, et la prolifération de maladies"}, {"bbox": [1029, 1682, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 9 sur 27"}]