[{"bbox": [85, 154, 375, 187], "category": "Section-header", "text": "2 JUSTIFICATION"}, {"bbox": [85, 220, 247, 247], "category": "Section-header", "text": "2.1 Contexte"}, {"bbox": [96, 272, 1135, 459], "category": "Text", "text": "Pour la grande majorité des acteurs de la communauté internationale, la région du Sud-Est de la RD Congo couverte par l'ancienne province du Katanga (que la constitution de 2006 a subdivisée en quatre nouvelles provinces du Haut-Katanga, de la Lualaba, du Tanganyika et du Haut-Lomami) demeure encore souvent réduite à son statut de « scandale écologique ». Cela tient évidemment à l'extraordinaire richesse minière des sous-sols de la région et à l'importance stratégique que ces ressources minières représentent à l'échelle globale. Cette importance stratégique se renforce encore davantage aujourd'hui avec l'augmentation de la demande industrielle croissante pour les minerais non-ferreux dans le cadre des efforts de décarbonation de l'économie mondiale."}, {"bbox": [96, 469, 1135, 552], "category": "Text", "text": "Pour autant, la région du Sud-Est de la RD Congo est évidemment aussi tout autre chose qu'une simple réserve de minerais stratégiques. D'une superficie de près de 500.000 km² (de l'ordre de celle de la France métropolitaine ou de l'Espagne), elle abrite une population estimée à 17 millions d'habitants (OCHA 2022)."}, {"bbox": [96, 562, 381, 591], "category": "Section-header", "text": "Potentiel agricole de la région"}, {"bbox": [96, 601, 1135, 789], "category": "Text", "text": "Moins connu que son potentiel minier, le potentiel agricole de la région n'en est pourtant pas moins important. Les conditions climatiques et la large amplitude thermique annuelle se prêtent à des cultures diverses (vivrières, pérennes et maraîchères) ainsi qu'à la pêche et à l'élevage ; elles offrent également des espaces à l'agriculture de rente. En plus d'une importante réserve d'eaux de surface, d'importants cours d'eau, à la fois moyens de communication, réservoirs de poissons et sources d'eau de consommation, irriguent toute la région : les lacs (Moero et Tshangalele) et les rivières (Kafubu, Luapula, Lufira, Luvwa, etc.) ont un potentiel halieutique élevé et offrent des possibilités piscicoles considérables alors que le bétail peut également y trouver à s'abreuver."}, {"bbox": [96, 798, 1135, 934], "category": "Text", "text": "Outre la pêche, les marais qui couvrent de vastes étendues (Kilwa, Kashobwe, etc.) peuvent être mis en valeur par la riziculture de bas-fond ce qui contribuerait à minimiser d'autant les importations de riz. Une végétation herbacée forme dans les plateaux de Kundelungu (Kasenga), et dans une partie de Biano (Mitwaba) et une partie des Marungu (Pweto), des pâturages naturels pour élevages extensifs et des pâturages artificiels pour élevages intensifs de gros bétail."}, {"bbox": [96, 944, 1135, 1053], "category": "Text", "text": "La biodiversité et la grande faune emblématique des plateaux herbeux et des forêts sèches à Miombo qui caractérisent le Sud-Est de la RDC font par ailleurs l'objet de mesures de protection et de conservation spécifiques dans plusieurs parcs nationaux (Kundelungu et Upemba) et domaines de chasse (Lubudi Sampwe), autour desquels l'Union européenne déploie depuis une quinzaine d'années sa stratégie de paysages durables (voir ci-dessous)."}, {"bbox": [96, 1063, 1135, 1224], "category": "Text", "text": "La pédologie de la région se caractérise par la prédominance de sols ferralitiques tropicaux, mais aussi par une alternance de forêts claires (Miombo), de savanes herbeuses et de steppes de hauts plateaux, tous terrains propices aux cultures. Aux pieds des collines (Kilongoma, Shula, Mutendele, Mwenge, Kapulo, Kamuma, Kaponona, Chamfubu, etc.), les sols sont en général d'une bonne teneur en matière organique. Enfin, on note en certains endroits la présence de sols alluvionnaires capables de supporter plus de deux récoltes en cas d'irrigation (vallée de Luapula, bassin de la Lufira, bords de Moero, etc.). Trois espaces se distinguent :"}, {"bbox": [96, 1234, 1135, 1317], "category": "List-item", "text": "1) le bassin Luapula-Moero : comptant plus de 100 000 ha de terres arables, ce bassin se prête à la plupart des cultures vivrières, notamment le riz, le maïs, l'arachide, le soja, le bananier, le palmier, etc. Il fut par le passé le lit d'une importante activité économique;"}, {"bbox": [96, 1326, 1135, 1435], "category": "List-item", "text": "2) le bassin de la Lufira : ce bassin couvre environ 1 000 000 ha. On y retrouve des sols encore très jeunes (alluvions) formés sur du matériau alluvionnaire. Ces terres conviennent mieux aux diverses cultures vivrières (maïs, riz, arachide, haricot, etc.), fruitières (bananiers, palmiers, orangers, etc.) et maraîchères (pomme de terre, légumes, etc.);"}, {"bbox": [96, 1445, 1135, 1553], "category": "List-item", "text": "3) le Marungu : le nord-est de la province se situe partiellement dans une zone de haute altitude (environ 1600 m). Grâce à son climat, le plateau de Marungu est apte à des cultures variées propres aux régions tempérées, notamment le blé, la pomme de terre, le haricot, les cultures légumières, etc. (source : Monographie du Haut Katanga, MRAC, 2018)."}, {"bbox": [96, 1563, 1135, 1646], "category": "Text", "text": "Ces conditions généralement favorables et la grande biodiversité (végétale et animale), comme la pluralité des conditions édaphoclimatiques existantes, témoignent donc de réelles potentialités agropastorales dans l'ensemble de la région du Sud-Est de la RD Congo. Cette région constitue un des trois « pôle de croissance » identifié par"}, {"bbox": [1037, 1681, 1145, 1707], "category": "Page-footer", "text": "Page 5 of 30"}]