[{"bbox": [96, 152, 1136, 936], "category": "Text", "text": "La Mauritanie doit améliorer le climat des affaires et le cadre juridique et fiscal pour attirer les investissements dans le domaine des énergies renouvelables et de l'hydrogène vert, pour lesquels le pays dispose d'un potentiel fort, et permettre le développement d'une économie bas-carbone (mines, acier vert par exemple). Les investisseurs recherchent un environnement des affaires favorable et des infrastructures solides pour mener à bien leurs projets. Pour que la Mauritanie puisse pleinement tenir sa promesse en matière d'hydrogène propre et devenir un leader dans le secteur, elle nécessitera des investissements massifs tant de la part des promoteurs privés porteurs des projets d'exploitation de l'hydrogène que dans de nouvelles infrastructures d'interconnexion (ports, routes, lignes électriques, unités de dessalement, réseau ferroviaire). Ces infrastructures sont en effet nécessaires à la construction des sites de production et d'exportation d'hydrogène, leur insuffisance actuelle et les coûts élevés d'investissement étant largement considérés comme les principaux obstacles à l'expansion de l'économie de l'hydrogène en Mauritanie. Le pays devra donc élaborer de nouveaux cadres institutionnels/de gouvernance sectorielle et des cadres juridiques et réglementaires favorisant des décisions d'investissements. **La Mauritanie devra aussi prioriser la formation technique et professionnelle** dans ce secteur (incluant les femmes et les personnes vulnérables), nécessitant environ 300 000 travailleurs qualifiés d'ici 2050. En extrapolant les résultats de la première étude disponible qui a identifié 17 thématiques prioritaires et accessibles aux entreprises mauritaniennes, on peut quantifier à plus de 75 000 les recrutements locaux directs nécessaires pour la construction des infrastructures d'ici 2036, et à 5 000 pour opérer les installations des projets en 2030. Cela suppose que la Mauritanie soit en mesure de mettre en place en temps et en qualité les filières de formation professionnelle et techniques nécessaires. La main-d'œuvre est actuellement peu qualifiée et la protection sociale quasi inexistante, ce qui limite la productivité et par ricochet les investissements et le développement du secteur privé, notamment dans le secteur de l'hydrogène vert. **La Mauritanie devra également renforcer le secteur privé national** dont l'offre locale devra pouvoir répondre aux besoins du secteur en termes de qualité et de quantité, et ainsi développer par des partenariats public-privés, les compétences nécessaires, améliorer le dispositif d'enseignement, formation technique et professionnelle, appuyer la recherche & développement, ainsi que développer des accords d'achat et échanges de connaissances."}, {"bbox": [96, 945, 1136, 1320], "category": "Text", "text": "Enfin, la Mauritanie doit prioriser le développement du secteur de la santé. En mettant l'accent sur une meilleure protection sociale, l'État mauritanien peut à la fois renforcer la stabilité sociale et contribuer à préparer le pays à la demande croissante de travailleurs qualifiés et protégés par un système d'assurance maladie fonctionnel. **En matière de protection sociale des travailleurs (et des apprentis)**, un mécanisme prometteur matérialisé en 2022, la Caisse Nationale de Solidarité en Santé (CNASS), devrait contribuer à la concrétisation de l'objectif du Gouvernement d'atteindre une couverture sanitaire universelle d'ici 2030 alors que 70% de la population ne dispose toujours pas de couverture santé. L'Union européenne a soutenu la mise en place de ce mécanisme qui prévoit l'accès à une santé de qualité pour la population à un prix accessible dès ses débuts. Alors qu'il a atteint 100 000 adhérents en moins de 7 mois et en ne couvrant que deux des treize régions du pays, le mécanisme doit être étendu à d'autres régions, notamment celles où les besoins en travailleurs sont les plus nombreux (e.g. Nouadhibou) et celles où les besoins en protection sont les plus forts, afin d'arriver à une masse critique estimée à 1 million d'adhérents."}, {"bbox": [96, 1334, 1136, 1394], "category": "Text", "text": "**Indication des principales parties prenantes et des questions institutionnelles et/ou organisationnelles correspondantes (mandats, rôles potentiels et capacités) à couvrir par l'action:**"}, {"bbox": [96, 1404, 619, 1435], "category": "Text", "text": "Les principales parties prenantes de l'action seront :"}, {"bbox": [135, 1445, 1136, 1594], "category": "List-item", "text": "* Le ministère du Pétrole, de l'Énergie et des Mines qui assure le pilotage du secteur et la mise en œuvre de la politique sectorielle de l'énergie y inclus la feuille de route pour le développement de l'hydrogène bas-carbone. En son sein, la Direction générale du Pétrole et de l'Hydrogène bas-carbone est chargée d'élaborer les politiques et les textes régissant les orientations et la réglementation."}, {"bbox": [1029, 1681, 1145, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 sur 40"}]