[{"bbox": [97, 122, 665, 147], "category": "Section-header", "text": "## 2.- Des risques de conflits et de crise de la cohésion sociale."}, {"bbox": [97, 150, 1087, 487], "category": "Text", "text": "Les multiples conflits qui existent au Tchad due à des situations qui échappent aux mécanismes de gestion des conflits. Ces propres mécanismes peuvent parfois représenter des facteurs de crise, par manque de légitimité sociale, par l'absence de dynamique de « conciliation et médiation, ou de transformation », et par le soupçon qui pèse, surtout dans certaines zones du pays, sur les forces publiques d'avoir des liens avec certaines parties en conflit. Ce dernier point concerne notamment les conflits intercommunautaires plus ou moins traditionnels (ex. agriculteurs et éleveurs) ; les conflits liés à la gestion des ressources naturelles (fréquemment liées aux transformations des systèmes de production et aux crises environnementales) ; les conflits liés à la gouvernance locale et à la capacité des chefferies à représenter tous les acteurs présents (autant qu'à la perception de situations de discriminations dans l'application des lois) ; les conflits familiaux ; les violations des droits humains ; les cas de violences basées sur le genre, contre les femmes. En effet, comme le démontrent plusieurs expériences, les OSC peuvent, par rapport à ces conflits, jouer des rôles importants de médiation, de conciliation et de développement des solutions."}, {"bbox": [97, 516, 1087, 600], "category": "Text", "text": "**Problèmes d'instabilité des régions cibles** qui sont confrontées à des défis complexes et multidimensionnels qui sont le résultat de dynamiques internes et externes affectant son contexte politique, sécuritaire, socio-économique et environnemental."}, {"bbox": [97, 602, 1087, 739], "category": "Text", "text": "La région BET est située à la frontière d'états fragiles et touchés par des crises comme le Niger, la Libye et le Soudan. Ces dynamiques présentent un risque de débordement dans le nord du Tchad, qui pourraient affecter la sécurité humaine des communautés locales déjà affectées par un accès limité aux services de base et moyens de subsistance à cause d'un faible niveau d'investissement structurel et une gouvernance militarisée et peu soucieuse des conditions sociales."}, {"bbox": [97, 743, 1087, 993], "category": "Text", "text": "Le Sud et l'Ouest du Tchad sont confrontés à des conflits communautaires récurrents, exacerbés depuis 2021. Particulièrement les zones de couverture de la présente Action, situées dans le corridor Djaména-Sarh-Moundou-frontière Cameroun, en proie à des incidents liés à des conflits entre communautés (intercommunautaires), notamment entre agriculteurs et éleveurs, mais également au sein même de certaines communautés (intracommunautaires) liés aux successions des chefferies traditionnelles, à l'accès au foncier, à l'accès et au partage des ressources naturelles, etc. L'afflux des réfugiés et une criminalité transfrontalière amplifient l'insécurité. Entre 2021 et 2023, il a été observé une tendance à la hausse du nombre de conflits qui se sont soldés par des affrontements particulièrement violents causant des pertes en vies humaines et matérielles."}, {"bbox": [97, 1025, 1087, 1449], "category": "Text", "text": "## 3.- Situation de la jeunesse :\nLes jeunes sont souvent reconnus comme des acteurs et des victimes dans l'émergence et la résolution des conflits (comme mis en évidence dans la cartographie des conflits dans quelques régions du Tchad réalisée par le centre de recherche CRASH en 2023³). En effet, d'une part le manque d'alternatives crédibles, d'emplois et d'opportunités de formations techniques et professionnelles et de moyens de subsistance pousse un nombre croissant de jeunes à recourir à des moyens illégaux, notamment l'exploitation illicite des ressources naturelles, le trafic et la criminalité, ce qui nuit gravement à la cohésion sociale et crée des divisions au sein des communautés. Le \"facteur d'incitation\" que constitue le manque d'opportunités économiques est souvent renforcé par des récits et des croyances mettant en avant des opportunités irréalistes d'enrichissement par le biais d'activités illégales et violentes. D'autre part, les jeunes sont aussi acteurs dans la mise en œuvre de réponses innovatrices et efficaces, telles que les actions de prévention et de sensibilisation, basées sur le théâtre, les radios, les réseaux sociaux. Le manque de reconnaissance et de ressources pour les initiatives des jeunes comporte donc deux risques. D'un côté, le risque de renoncer à la mise en œuvre des interventions visant à prévenir leur exclusion sociale. De l'autre côté, le risque d'affaiblissement des initiatives des jeunes au sujet des conflits, des crises sociales et des dynamiques d'innovation sociale."}, {"bbox": [97, 1450, 1087, 1506], "category": "Text", "text": "Dans ce contete, il faudrait accentuer que la situation des jeunes en situation de handicap est encore plus difficile. Pour les personnes handicapées, qui représenteraient 14% de la population selon l'Union nationale"}, {"bbox": [85, 1540, 1099, 1616], "category": "Footnote", "text": "³ « Analyse des causes et dynamiques des conflits sociaux dans les provinces de N’Djaména, Lac, Ouaddaï, Kanem, Moyen-Chari et Borkou », élaborée par ACRA et le Centre de Recherche en Anthropologie et Sciences Humaines (CRASH) en 2023 https://fondazioneacra.it/images/allegati/cosa_allegati/paesi/ciad/RapportFinal_ACRA_CRASH.pdf"}, {"bbox": [985, 1682, 1099, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 8 sur 30"}]