[{"bbox": [96, 151, 1134, 208], "category": "Text", "text": "difficultés liées à la collecte de l'eau¹⁴. Notamment, à Madagascar, les personnes en situation de handicap ont un accès bien plus limité à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène que le reste de la population¹⁵."}, {"bbox": [96, 240, 1134, 375], "category": "Text", "text": "Toutefois, si les inéquités d'accès et de coût d'accès (notamment accès via branchements individuels vs via bornes fontaines) restent prégnantes, le coût modéré de l'eau conduit à privilégier les investissements dans la production d'eau potable pour tous, dans la perspective des objectifs de développement durable, indépendamment des moyens d'accès, avant d'engager des investissements facilitant les branchements individuels ou semi collectifs pour l'ensemble des ménages."}, {"bbox": [96, 408, 1134, 523], "category": "Text", "text": "Au regard de la nature sociale de la présente action, de sa cohérence avec la Politique Générale de l'Etat, le mixage de fonds en dons et en prêts reste une modalité d'intervention pertinente. En effet, le niveau d'endettement de Madagascar (44% du PIB en 2022) reste modéré et permet de poursuivre le programme de développement des infrastructures publiques, avec un contrôle renforcé sur l'opportunité et la priorité des investissements."}, {"bbox": [85, 554, 399, 586], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 600, 704, 628], "category": "Section-header", "text": "### Brève analyse des problèmes: Alimentation en Eau Potable (AEP)"}, {"bbox": [96, 656, 1134, 871], "category": "Text", "text": "La JIRAMA¹⁶ assure le service d'eau potable de la ville de Toamasina (Toamasina 1) et de la commune périphérique de Toamasina 2. Le service des bornes fontaines (alimentées par la JIRAMA et bénéficiant d'une tarification sociale spécifique) est principalement assuré par des opérateurs associatifs, communautaires et privés, autorisés par la commune, avec l'appui technique de la direction régionale du MEAH. Il est estimé qu'environ 45%¹⁷ de la population a accès au service d'eau potable. Ce service est dégradé, du fait d'une capacité de production d'eau potable insuffisante, d'une dégradation avancée des réseaux (plus de 40% des réseaux ont plus de 50 ans) et de moyens de maintenance insuffisants. Selon la JIRAMA, la production d'eau potable devrait être triplée pour satisfaire les besoins en 2030."}, {"bbox": [96, 904, 1134, 986], "category": "Text", "text": "La JIRAMA et le Ministère de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène (MEAH) ne disposent pas des outils de planification, de gestion et de développement du réseau à long terme. Ces outils de planification et de gestion restent nécessaires pour satisfaire de manière ordonnée les besoins en eau potable de l'agglomération urbaine."}, {"bbox": [96, 1018, 1134, 1179], "category": "Text", "text": "Dans ce contexte, l'extension des réseaux et du service suppose préalablement, de développer la capacité de production en eau potable, de réhabiliter les réseaux existants et d'améliorer la performance opérationnelle de la JIRAMA. Ces actions urgentes peuvent précéder la réalisation du schéma directeur d'alimentation en eau potable à l'échelle de l'agglomération. La présente action sera par conséquent phasée, privilégiant dans un premier temps la réalisation des actions urgentes, la réalisation d'un schéma directeur pour l'alimentation en eau potable, puis la réalisation des travaux prioritaires issus de ce schéma directeur."}, {"bbox": [96, 1212, 1134, 1320], "category": "Text", "text": "La JIRAMA est structurellement déficitaire, principalement du fait de la branche « électricité », très largement tributaire des prix et variations de prix des hydrocarbures. Ce déficit est compensé par des subventions de l'Etat pouvant atteindre 1 à 2% du PIB. L'unicité de comptes actuelle¹⁸ entre les branches « eau » et « électricité » rend les deux secteurs interdépendants."}, {"bbox": [85, 1355, 1145, 1477], "category": "Footnote", "text": "¹⁴ Des résultats préliminaires d'une étude d'impact (recherche universitaire financée par la BEI) sur le projet JIRAMA Water III établissent qu'à Antananarivo, plus de 70% des femmes sont en charge des aspects liés à l'eau, dont la collecte. Les temps et les horaires de collecte (particulièrement lorsque les pressions sont très basses du fait du manque d'eau ou de la dégradation du réseau) ont un impact sur le sommeil et la fatigue physique. L'évaluation du projet pourrait vérifier si ces données sont corroborées dans le cas de Toamasina."}, {"bbox": [85, 1477, 1061, 1502], "category": "Footnote", "text": "¹⁵ Réduire les inégalités en garantissant un accès universel à l'eau, à l'assainissement et à l'hygiène, Water Aid, 2019"}, {"bbox": [85, 1501, 1145, 1549], "category": "Footnote", "text": "¹⁶ JIRAMA : Jiro sy Rano Malagasy, société détenue par l'Etat en charge des services d'eau et d'électricité, principalement en milieu urbain."}, {"bbox": [85, 1549, 1145, 1598], "category": "Footnote", "text": "¹⁷ Selon l'étude préparatoire pour le projet d'extension et d'amélioration du système d'approvisionnement en eau à Toamasina, JICA (Japan International Cooperation Agency), 2024."}, {"bbox": [85, 1597, 1145, 1647], "category": "Footnote", "text": "¹⁸ Dans le cadre du Projet d'Appui à l'Alimentation en Eau Potable (PAAEP) financé par la Banque Mondiale, un appui à la séparation comptable des activités « eau » et « énergie » est prévu."}, {"bbox": [1029, 1682, 1145, 1707], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 26"}]