[{"bbox": [97, 136, 1133, 195], "category": "Text", "text": "leur cursus quand ils ne sont pas simplement exclus avant terme. Le système éducatif requiert une véritable approche systémique (éducation-formation-insertion-emploi) pour répondre à ces défis."}, {"bbox": [85, 221, 391, 249], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [97, 275, 396, 303], "category": "Text", "text": "Brève analyse des problèmes:"}, {"bbox": [97, 316, 1134, 751], "category": "Text", "text": "**S'agissant de la protection sociale, l'actuelle politique Nationale de Protection Sociale (PNPS) est arrivée à terme en 2022, et une stratégie nationale de protection sociale (2023-2027) en cours d'élaboration, viendra remplacer la PNPS. Cette stratégie s'inscrira dans la politique Travail, Emploi et Protection Sociale (TEPS) qui prévoit notamment de garantir la protection sociale pour tous, de réduire les inégalités sociales et de genre et de promouvoir la femme comme acteur dynamique du développement. Malgré la suspension des transferts monétaires (cash) par les autorités, on constate toujours une dynamique forte appuyée par les principaux partenaires techniques et financiers, que sont les Nations Unies et les ONG, les agences des Etats Membres, la Banque Mondiale, afin que les mécanismes de protection sociale nationaux puissent être davantage « adaptatifs » et capables de répondre aux multiples aléas auxquels est confrontée la population burkinabé (crise alimentaire, impacts du changement climatique, déplacements forcés du fait de l'insécurité...). Dans cette dynamique, fort est de reconnaitre que la mise en œuvre du Registre social unique (RSU) demeure pertinent car il constitue une base de données des ménages et personnes pauvres, et d'autres secteurs comme l'éducation, la santé, l'inclusion économique, etc. peuvent l'utiliser pour les besoins de ciblage, y compris si les personnes ont été déplacées.**"}, {"bbox": [97, 762, 1134, 1111], "category": "Text", "text": "**Sur le plan sanitaire, la problématique de l'accès aux soins de qualité démeure, en dépit de la diminution du nombre de formations sanitaires fermées comparativement à l'année 2022. A la date du 31 décembre 2023, 402 centres de santé (19%) étaient toujours fermés et 374 (17.7%) fonctionnaient à minima. La faible capacité de résilience du système de santé a entraîné une réduction de l'accès et de l'offre de soins de santé de qualité à la population. Les principaux défis sanitaires à relever dans le contexte actuel sont :**\n(i) le renforcement des performances et de la résilience du système de santé pour réagir promptement et efficacement aux besoins de la population (y compris en ce qui concerne les droits et services de santé sexuelle et reproductive) (ii) l'amélioration de l'état nutritionnel des femmes et des enfants, (iii) la restauration de la permanence des services et la continuité des soins dans les formations sanitaires, (iv) le renforcement de la gouvernance dans le secteur de la santé (veille communautaire, collaboration des acteurs), (v) la réduction des inégalités et des disparités de genre dans les besoins, (vi) l'accès aux soins de santé y compris la santé mentale et la réduction des maladies climato-dépendantes.**"}, {"bbox": [97, 1122, 1134, 1555], "category": "Text", "text": "**En termes d'éducation, en mars 2024, environ 20.15 % des établissements d'enseignements du pays sont fermés (5319), affectant plus de 818 149 élèves et 24 281 enseignants. En 2024, les efforts de sécurisation ont permis la réouverture de certains établissements faisant passer leur nombre à 1304 en mars 2024. On dénombre encore en mars 2024, 440 945 élèves déplacés internes sur l'ensemble du territoire. Les problèmes de l'éducation sont multiples et concernent principalement la faiblesse de l'accès à une éducation inclusive et de qualité pour tous, se traduisant par le manque, l'insuffisance, et/ou la mauvaise qualité des infrastructures éducatives, leur inadéquation notamment pour l'enseignement technique, la grande déperdition scolaire, la qualité de l'enseignement et de son adéquation, la qualité de la formation des personnels de l'éducation, le faible maintien des enfants à l'école, et particulièrement des filles et des plus groupes en situation de vulnérabilité (faute de mécanismes de soutiens ciblés comme les cantines scolaires ou l'octroi de bourses). Les efforts conjugués du gouvernement et des partenaires pour assurer la continuité éducative se sont matérialisés dans le Nexus et ont permis pour l'année 2023 par exemple la réinscription de 67341 élèves déplacés internes dont 36049 filles. (Source : Rapport de performance du Plan stratégique de Développement de l'Éducation de Base et de l'Enseignement secondaire (PSDEBS) 2021-2025).**"}, {"bbox": [1030, 1682, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 7 sur 29"}]