[{"bbox": [96, 153, 1134, 267], "category": "Text", "text": "Cette action constitue l'action G2 requise dans ce cycle de la programmation bilatérale NDICI avec Djibouti. L'action répond à l'objectif stratégique de l'UE d'accompagner le Pays dans la mise en œuvre des recommandations de l'Examen Periodique Universel (nov.2023). L'action a aussi une ambition de projet pilote à disséminer dans une deuxième phase au niveau régional (effet multiplicateur)."}, {"bbox": [96, 279, 1134, 386], "category": "Text", "text": "L'action sera préparée et accompagnée par une synergie d'initiatives complémentaires financées par d'autres fonds, notamment la campagne des 16 jours d'activisme contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) (TCF NDICI AFRICA/2021) et la continuation des actions en faveur de l'autonomisation économique des femmes (ref. Partnership Fiche)."}, {"bbox": [85, 400, 399, 433], "category": "Section-header", "text": "## 2.2 Analyse des problèmes"}, {"bbox": [96, 447, 1134, 553], "category": "Text", "text": "En relation au domaine prioritaire n.2 / Institutions fortes (MIP) et en particulier à l'Objectif spécifique 2.2 : Renforcer les institutions et les systèmes démocratiques et de redevabilité; l'action veut contribuer spécifiquement à deux résultats : 1/ La voix et l'impact de la société civile et autres organisations démocratiques est renforcée, et 2/ Les capacités des institutions démocratiques et de redevabilité sont renforcées."}, {"bbox": [96, 552, 1134, 633], "category": "Text", "text": "Les objectifs transversaux étant : Égalité de genre ; Droits de l'Homme ; Participation, inclusivité et réduction des inégalités.es problématiques suivantes ont été selectionnées car elles constituent des obstacles majeurs à l'élimination des VBG/MGF à Djibouti :"}, {"bbox": [96, 659, 351, 685], "category": "Section-header", "text": "### 1) Niveau Social et culturel"}, {"bbox": [96, 711, 1134, 952], "category": "Text", "text": "- Manque de dialogue intergénérationnel : Les MGF restent un affaire d'ainé.e.s, notamment des femmes âgées de la famille (grand-mère, belle-mère, tante, etc.), dont les décisions bénéficient largement du principe de loyauté familiale (on ne remet pas en question les décisions des ainés, même si elles sont très préjudiciables). Elles n'ont pas toujours l'approbation des autres membres de la famille, notamment les hommes. Mais personne ne remet en question leurs décisions, et encore moins les dénoncent aux autorités. Du côté des jeunes filles et garçons, les positions sont plus contrastées et non unanimes. Finalement, les femmes qui ont été victimes/survivantes des MGF sont pour la majorité conscientes des conséquences que ces pratiques ont eu sur leur vie personnelle, conjugale et familiale. Elles sont porteuses d'un témoignage qui pourrait conscientiser les futures mères et pères pour mettre fin à cette pratique."}, {"bbox": [96, 977, 1134, 1164], "category": "Text", "text": "- Manque d'implication des hommes et des jeunes hommes : « les MGF c'est une affaire des femmes ». Même parmi ceux qui pensent que cette pratique est néfaste, très peu sont ceux qui pensent qu'ils ont leur mot à dire dans la prise de décision. Cependant, les femmes interrogées disent que la décision de leur mari serait décisive dans l'exécution de cette pratique sur leur fille. Cela montre que la question n'est pas tant le pouvoir de décision des hommes mais bien le stigma social pour les hommes de devoir se prononcer sur quelque chose qui est considérée comme étant purement féminine. Donc, l'enjeu ici est de déconstruire ce stigma et de replacer la prise de décision en matière de MGF pour les filles sur les deux parents."}, {"bbox": [96, 1189, 1134, 1294], "category": "Text", "text": "- Il n'y a pas assez de réorientation des exciseuses. La plupart des personnes rencontrées lors de la phase d'identification de cette action mentionnent l'enjeu économique en lien avec la pratique de l'excision. Une des conditions pour réussir à mettre fin aux MGF est de pouvoir garantir aux exciseuses un revenu décent dans un autre secteur d'activité."}, {"bbox": [96, 1320, 1134, 1535], "category": "Text", "text": "- Au-delà du manque de sanction pénale manifeste (1 seule condamnation par rapport aux MGF depuis 2009), il y a surtout un manque de sanction sociale. Il y a une très forte loyauté au sein des familles: on ne dénonce pas sa mère ou sa belle-mère, on ne les exclut pas non plus. Dans la pratique, il n'y a aucune conséquence sociale pour les auteurs des MGF (y inclues les personnes qui décident au sein de la famille – prise de décision directe ou indirecte). Toutefois la question de la loyauté familiale, si elle est réorientée vers d'autres types de prise de décision, peut devenir une arme très solide de lutte contre les MGF. C'est-à-dire, quand tout le groupe social et familial se fédère autour de la lutte contre la pratique, et non pas autour de sa réalisation. Mais pour cela, il faut absolument renforcer le dialogue intergénérationnel et l'implication des hommes de tous les âges."}, {"bbox": [96, 1561, 317, 1587], "category": "Section-header", "text": "### 2) Niveau institutionnel"}, {"bbox": [1029, 1681, 1144, 1706], "category": "Page-footer", "text": "Page 6 sur 28"}]